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Les capillaires sont dilatés, gorgés de globules rouges, intacts, surtout dans les parois épaissies des régions atélectasiées. On distingue, au milieu des globules rouges, les noyaux foncés des globules blancs et des grains jaunes verdâtres de pigmentation. On note quelques rares ruptures de
F1G. 1. — Poumons prélevés immédiatement après la mort d'un chien (Exp. 11)
ces vaisseaux, accompagnées d'hémorragies interstitielles, sans hémorragies intraalvéolaires.
On voit donc ici toujours les mêmes lésions histologiques : emphysème avec ruptures de cloisons, accompagnées de quelques plages d’atélectasie, congestion des vaisseaux, avec quelques rares hémorragies, pas d'ædème, et une répartition uniforme des grains d'encre de Chine dans tout l’ensemble du poumon (fig. 1).
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Expérience III
Après anesthésie au chloralose d'un chien de 14 kilogs, on lui fait une trachéotomie. On fixe la trachée sur une sonde que l'on relie, comme dans l'expérience précédente avec un réservoir gradué contenant 250 cc. d'encre de Chine mélangée à 2 litres 1/2 d’eau.
MARCHE DE LA SUBMERSION. — Dans les 40 premières secondes, l’animal résiste, sans respirer, il n'absorbe que 100 cc.
Puis, pendant 1 minute, il fait de grandes inspirations, absorbant 1700 cc. de liquide.
Pendant une minute 1/4, période d'agitation coupée de quelques inspirations, avec dilatation intense du thorax et absorption de 400 cc. Enfin, pendant 1 minute 1/2, période d’apnée interrompue par quelques spasmes avec inspirations brusques, il pénètre 100 ce. de liquideet la mort survient après quelques inspirations terminales.
L'animal est donc mort après 4 minutes 25, ayant absorbé 2300 cc. de liquide.
On note, immédiatement après la mort, la sortie avec force par la trachée, d'une grande quantité de spume finement aérée. On pose une pince sur la trachée, on laisse le corps 24 heures à la température ambiante de 15°, puis on le met à la glacière à + 2°. À
Six jours après, on fait l’autopsie de ce chien :
Les poumons apparaissent de petit volume, aplatis, crépitants sous les doigts, non globuleux, assez légers. Il s'écoule encore à la coupe un peu de liquide finement aéré, mais bien moins abondant qu'immédiatement après la mort.
On trouve encore dansla trachée de l’écume à fines bulles.
Dans les cavités pleurales, on constate la présence de 150 cc. de liquide légèremennt rougeâtre sans traces de grains d’encre de Chine.
Le foie est moins congestionné. Le cœur est vide de sang.
Les échantillons de poumon sont traités comme dans l’expérience n° 11.
On note à l'examen général des coupes, au faible grossissement, toujours les mêmes plages alternatives d’ emphysème et d'atélectasie, et la DRSsone d'amas nuirs ou gris
Fi6. 2. — Coupe périphérique de poumons prélevés six jours - après la mort d’un chien (Exp. IH).
jaunâtre, dus aux grains d'encre de Chine. Mais deux régions apparaissent nettement : l’une centrale, presque dépourvue de cette matière colorante, l’autre périphérique, sous-pleurale, où l’encre de Chine forme une couche très dense, de coloration noire, couche interrompue par quelques bulles claires.
Au fort grossissement, les différents éléments ont les mêmes caractères que dans les coupes de poumons prélevés
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immédiatement après la mort. Les plages d'emphysème avec leurs cloisons romipues par place alternent avec les zones d'atélectasie aux cloisons épaisses et sinueuses.
On note en plus de grandes cavités, arrondies ou polyeycliques situées dans la région centrale, occupant par place plusieurs alvéoles ou formant de petites bulles brillantes au milieu de la couche densed'’encre de Chine sous-pleurale.Ces cavités sont dues à la putréfaction.
Les vaisseaux sont vides de globules rouges ou occupés par un magma rosé de globules laqués avec quelques noyaux foncés de globules blancs et de grains de pigmentation jauve brun.
L'épithélium des bronches desquamant par place est tapissée d'une légère couche d'encre de Chine.
Dans la région centrale du poumon, les grains de cetle malière étrangère tapissent très légèrement les parois de certaines alvéoles, surtout dans les régions atélectasiées.
Dans la zone périphérique la lumière des alvéoles est entièrement occupée par l'encre de Chine, qui forme ainsi une couche très dense, très noire, immédiatement sous la plèvre. Les cloisons étroites et comprimées par cette matière colorante qui distend les alvéoles, forment des espaces étroi s, clairs, constituant un réseau brillant sur ce fond noir d'encre de Chine. Ces espaces sont occupés par une suite interrompue de cellules pulmonaires.
Cette couche sous-pleurale se forme régulièrement à partir des alvéoles plus centrales, les amas d'encre de Chine occupant progressivement la lumière des alvéoles avant de la combler entièrement dans les alvéoles les plus périphériques.
On constate donc dans cette expérience :
Toujours les mêmes lésions générales : emphysème, rupture de cloisons, atélectasie, congestion äes vaisseaux, avec très peu d'hémorragies, et la formation d'une couche souspleurale dense, foncée, par la condensation de l'encre de Chine et venant des alvéoles centrales (fig. 2).
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Expérience IV
Nous prenons un lapin de 9 jours que l'on plonge dans une cuve Contenant une suspension de 120 gr. d'encre de Chine dans { litre d'eau. On lui maintient avec la main, la tête sous l’eau sans le laisser revenir à la surface.
MARCHE DES OPÉRATIONS. — Pendant 45 secondes, l'animal est animé de mouvements très vifs ; puis pendant 45 secondes, il reste au repos ; pendant 2 minutes il s'agite encore fortement ; après une phase de repos d’une minute, l'agitation reprend pendant30 secondes. Enfin, une période de 2 minules de repos, coupée de quelques convulsions spasmodiques, précède la mort.
L'animal est donc mort après une résistance de 7 minutes. 3
On ouvre immédiatement le corps.
Les poumons sont gonflés, de coloration noire, une incision pratiquée superficiellement laisse écouler un liquide noir etaéré.
On ne note aucune trace de liquide dans les cavités pleurales. ;
Le foie est congestionné, le cœur bat encore légèrement, continuant ainsi, pendant 15 minutes, dans un verre rempli de sérum psysiologique.
L'estomac examiné contient de l'encre de Chine mélangée à du lait. | :
L'examen des coupes faites dans les prélèvements de poumons traités comme dans l’expérience n° II, montre toujours d’abondantes zones emphysèmateuses alternant avec quelques plages d'atélectasie. On remarque des amas grisâtres, disséminés uniformément dans toute la préparation.
Au fort grossissement, les parois amincies des alvéoles dilatées des régions emphysémateuses, sont tapissées de grains d'encre de Chine, les amas sont plus abondants dans
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les régions atélectasiées. Mais il n'existe pas de condensation sous la plèvre.
On note toujours les mêmes lésions histologiques : cloisons épaisses, sinueuses, avec des capillaires gorgés de globules rouges dans les régions atélectasiées, ou au contraire amincies, étirées et même rompues dans les régions emphysémateuses. Les capillaires sont dilatés, gorgés de globules rouges, sans aucune hémorragie.
Donc, dans cette expérience, on note à côté des lésions histologiques habituelles avec très peu d'hémorragies, une réparlition uniforme de l'encre de Chine.
Expérience V
Un lapin semblable, de 9 jours, est noyé dans la même encre de Chine.
PHASES DE LA SUBMERSION : 2 minutes d'agitation, 1 minute 1/2 de repos, 2 minutes de repos coupées d'inspirations profondes, 1 minute d'inspirations saccadées, avec agitation, et, après 3 minutes de repos on retire le corps de l'animal, mort après 9 minutes 1/2 de résistance. On place l'animal dans une glacière à + 20.
Après 6 jours, on fait l’autopsie.
Les poumons sont noirs, de petit volume, légers, crépitants sous le doigt. Les cavités pleurales contiennent un peu de liquide (20 ce.).
Le cœur est vide de sang. L'estomac contient de l'encre de Chine.
Des prélèvements de poumons traités comme dans les expériences précédentes montrent, dans les coupes, toujours les mêmes lésions histologiques; mais on note une certaine condensation de l'encre de Chine sous la plèvre.
Le fort grossissement met en évidence les alvéoles dilatées, avec les ruptures de cloisons, les capillaires distendus,
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dilatés, occupés par des globules rouges, déformés, souvent irréguliers, formant par coalescence un amas rosé, homogène, parcouru par un réseau plus foncé et parsemé de noyaux de globules blancs et de grains de pigments jaune verdâtre.
Les grains d’encre de Chine tapissent les parois des alvéoles de la zone centrale, les grains paraissant, par places, pénétrer dans le tissu parenchymateux entre les cellules. Dans la lumière de certaines alvéoles, on note des cellules desquamées, entourées de matière colorante.
Dans la région sous-pleurale, les amas d'encre de Chine sont plus denses, occupant la lumière des alvéoles et formant progressivement une couche dense. Cette couche est interrompue par place par des bulles arrondies dues à la putréfaction qui forme d'ailleurs, dans la zone centrale, de grandes cavités aériennes, polycycliques.
Ici, nous constatons donc toujours les mêmes lésions histologiques, avec une répartition inégale de l'encre de Chine qui s’est condensée sous la plèvre,
Expérience VI
Un autre lapin de 9 jours est ensuite noyé dans une cuve contenant du collodion fluide coloré au bleu de Méthylène.
PHASE DE SUBMERSION : 20 secondes d'agitation avec mouvements violents, À minute 1/2 de repos, 30” de grandes ipspirations, puis 1 minute de repos coupée de quelques secousses musculaires, avec des inspirations saccadées et après 2 minutes de repos, on retire l'animal, qui est mort après 5 minutes 1/2 de résistance.
On ouvre immédiatement le thorax pour faciliter l'évaporation de l'éther et on laisse l'animal 6 jours à la glacière.
Les poumons prélevés à ce moment sont de petit volume, avec de larges placards rouges sombres d’infarctus situés
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surtout dans les 2/3 supérieurs. On ne note aucune trace de liquide dans la plèvre Le cœur contient encore quelques caillots de sang. G
L'examen des coupes faites dans les échantillons prélevés et traités comme dans les expériences précédentes, montre encore des plages d'emphysème et d'atélectasie, mais parsemées de nombreuses zones jaune-rougeâtre d'hémorragie, et des vaisseaux gorgés de globules rouges.
Le fort grossissement met en évidence dans la lumière d’un certain nombres d'alvéoles, une masse homogène, rose très pâle, englobant certaines cellules desquamées, et adhérente par places aux parois alvéolaires.
Dans les bronches, cette même masse forme une couche mince sur les parois, s’accumulant dans les plis et les angles.
On note une grosse congestion des vaisseaux sanguins, les capillaires sont distendus, et leurs parois présentent de nombreuses ruptures laissant échapper des globules rouges irréguliers et déformés. Par place, ces globules se sont
‘répandus en des plages d'hémorragie, faisant disparaître la structure du tissu pulmonaire.
On ne distingue plus les alvéoles, on ne remarque que des cellules pulmonaires disséminées irrégulièrement au milieu des globules. Tous ces éléments sont d’ailleurs généralement noyés dans la masse rosée homogène signalée plus haut.
On note donc ici la présence d'hémorragies très abondantes, accompagnées de quelques zones d'emphysème et ‘d’atélectasie.
Expérience VII
Après avoir tué un autre lapin de 9 jours, par section du cou: avec des ciseaux, on le dépose dans la cuve contenant