ÉTUDE DES CADAVRES CONGELÉS DE NOYÉS
M. Dervieux, Chef des Travaux pratiques de Médecine légale, avait constaté depuis longtemps, chez les noyés ayant séjourné un cerlain temps dans l’eau, ou en étant retirés depuis longtemps, lorsque le cadavre a été placé dans une case frigorifique et complètement gelé, que les poumons présentent un aspect spécial lié à la disposition de la glace broncho-alvéolaire. Nous avons, sous sa direction, fait un certain nombre d’observations que nous allons rapporter : | |
Cadavre n° 1. — Nous avons pratiqué l’autopsie du cadavre d'un homme trouvé dans la Seine. L'état de son épiderme montre qu’il y a fait un séjour de 3 semaines.
Ce cadavre avait été mis Pen à la glacière à 5° pendant quatre jours.
Nous nous trouvons ainsi devant un cadavre congelé, très dur. Nous pratiquons l'ouverture du corps ; l’ablation du plastron sterno-costal présente une certaine difficulté, par suite de la dureté et de la rigidité des tissus. Les organes sont gelés.
Les poumons sont affaissés, de petit volume ; à la palpation, ils donnent l'impression d'être formés d'une masse dure, non homogène, granuleuse, composée de petits grains roulant les uns sur PE autres, comme les petits glaçons d'un névé.. :