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rales dans la submersion, leur étendue dépendant, d’après lui, de la durée de la lutte et de la quantité d’eau absorbée.
Corin, au Congrès de Médecine légale, explique, après ses expériences avec Polis, les morts subites dans la submersion par un réflexe inhibiteur d’origine périphérique et apporte la preuve expérimentale de la pénétration des bactéries dans le sang des noyés.
En 1901, Reinsberg atlire l’attention sur la valeur diagnostique de la recherche microscopique des débris végélaux dans le parenchyme pulmonaire. Il constate, en effet, leur présence dans 96 % des cas.
En 1902, Stoenescu reprend les expériences de Carrara el montre l’intérêt de la cryoscopie comme moyen de diagnostic, à condition que l’autopsie soit faite avant le début de la putréfaction.
En 1903, Sarda confirme la théorie de la décoagulation de Brouardel et Loye. La même année, Revenstorf montre que si la pression du liquide de submersion dans les voies respiratoires est suffisante, ce liquide peut, chez les cadavres, diluer le sang du cœur gauche. Mais dans ce cas, il n’y a pas de dilution du sang du cœur droil. [Il exige donc, pour que le diagnostic de submersion vitale soit établi, que le sang du cœur droit soit dilué.
L'année suivante, le même auteur étudie la répartition du liquide dans les poumons des noyés en employant une solution aqueuse de sel de Bismuth ‘opaque aux Rayons X, et proposa sa « méthode de Planchion » basée sur la répartition du liquide et des
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matières étrangères qu’il avait trouvée uniforme dans tout le tissu pulmonaire, chez un sujet mort par submersion.
La même année, 1904, Margulies fait des recherches sur les phases de la mort par submersion. Wachholz et Horoskiewicz, dans plusieurs séries d'expériences, étudient aussi le mécanisme de cette mort et recherchent le moment de la pénétration de l’eau.
A la même époque, H.K. W. Schmidt puis Leers et Horoskiewicz en 1906 décrivent les ruptures des fibres élastiques dont les extrémités dénudées de leur revêtement épithélial, flottent dans la lumière alvéolaire.
Di Mattei montre alors, par la cryoscopie, que l’urine de la vessie est diluée.
En 1905, Serratrice fait paraître un examen histologique comparé du poumon dans la submersion, la pendaison et la strangulation.
Wachholz trouve, contrairement aux idées de Brouardel, que le sang est fluide immédiatement après la mort, et l’année d’après critique les expériences peu précises de Margulies pour déterminer le moment de la pénétration de l’eau au cours de la submersion. La réunion, en cette année 1906, de la Société Allemande de Médecine légale, ne peut établir un accord entre les auteurs, Wachholz soutenant contrairement à Margulies que l’eau pénètre entièrement avant la période terminale.
La même année, Corin montre qu’il n’y a aucune modification de la diurèse pendant la submersion.
En 1907, Revenstorff explique l’état des poumons par Jeur faculté résorbante due aux voies lymphatiques et il
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allire l’attention sur l'hémolyse des globules rouges commençant, chez le submergé, par le cœur gauche, au lieu de débuter dans la veine porte, comme normalement. CUel état pourrait, d’après lui, servir à confirmer le diagnostic de submersion vitale.
A ce moment, Dominicis décrit 3 types de poumons dans la submersion : l’hyperhydrie, où emphysème aqueux de Brouardel, l’hyperaérie ou ballonnement sec de Strassmann et un état intermédiaire : lhyperaérohydrie. |
En 1908, Martin dans une étude sur la submersion pense que la fluidité du sang est due à une diminution de la fibrine par suite d’un mauvais fonctionnement du foie.
A cette époque, Ascarelli étudie l’indice hématique pneumo-hépatique et constate une inversion de la formule leucocytaire du sang au moment de la mort dans la submersion.
Puis le Professeur Balthazard montre la supériorité de la cryoscopie sur l’hématomérie dans le diagnostic de la mort par submersion.
Danger, dans sa thèse, parle des possibilités de diagnostic vital par l'examen histologique des poumons et la cryoscopie. À
Stockis, en 1909, expose dans sa thèse, après une étude complète de l’état de la question à cette époque, une nouvelle méthode de diagnostic par la recherche du planchton cristallin du sang, essayant de caractériser des cristaux de silice par la lumière polarisée.
En 1910, Ascarelli reprend à -son tour la question du
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planchton cristallin et conclut: « Les difficultés enlèvent à cetle méthode excellente en soi la valeur pratique» et Rasse, dans sa thèse de Lyon sur la submersion, montre l’action de la pénétration plus ou moins brutale de l’eau dans les poumons (choc alvéolaire d’'Etienne Martin) et, décrivant les lésions des poumons, présente comme signe d’une valeur à peu près absolue, les hémorragies à caractère vital et la diffusion des lésions.
En 1912, Paulet dans sa thèse montre l'importance du planchton cardiaque qui n’est pas touché par la putréfaction et pense que cette méthode marque un progrès dans le diagnostic de la submersion.
En 1920, MM. Balthazard et Piédelièvre montrent l'intérêt du diagnostic de submersion intra-utérine par l'examen microscopique des poumons de fœtus.
En 1921, Gettler met en évidence le passage de l'eau dans le sang par le dosage des chlorures, et base son diagnostic sur la différence entre le taux des chlorures dans le sang du cœur droit et gauche.
En 1923, Pellissier décrit avec précision parmi Îles lésions pulmonaires les ruptures des sepla-interalvéolaires. ;
En 1924, Yamaki et Kumao, puis Guislain dans sa thèse, étudient le dosage des chlorures dans les humeurs de l'organisme. Ce dernier constate que le taux des chlorures, qui est constant chez l’homme, esl diminué du 1/3 après la submersion. Mais, chez le cadavre immergé post morlem, le résultat est le même après 20 jours.
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En 1929, Marchand, dans sa thèse, pense que seuls l'examen histologique du poumon et la découverte de corps étrangers dans les alvéoles pulmonaires sont des signes de certitude dans le diagnostic de la submersion vitale. | . En 1932, Leclerc et Payen font une nouvelle étude des dosages des chlorures dans les humeurs des noyés suivant la méthode de Guiart et Grimbert, les résultats qu'ils obliennent confirment ceux de Guislain.
M. Martin, au Congrès de Médecine légale, la même année, décrit les lésions hépatiques, comparant le foie du noyé au foie cardiaque. Au même Congrès, Muller et Marchand trouvent que si cette ressemblance est vraie en gros, les lésions cellulaires du foie des noyés sont très spéciales et ils arrivent à la conclusion que ce foie est surtout un foie hydrémique.
En 1933, le professeur Leclercq, Muller et Marchand, dans un article sur les lésions pulmonaires dans la submersion, concluent que ce sont « des lésions générales des asphyxies mécaniques avec des hémorragies péribronchiques plus marquées et un œdème rare ».
Les mêmes auteurs, au Congrès de médecine légale de l'année, rapportent les lésions des reins dans la submersion. Ils constatent une congestion intense, avec quelques hémorragies interstilielles et quelques lésions cellulaires. +
Nous avons ainsi terminé l'historique de cette question.
Nous voyons que la Médecine s’est toujours intéressée à ce genre de mort et que, depuis l’antiquité, on a
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accumulé des observations sur les phénomènes qui l’accompagnent, sur sa durée, sur les signes permettant de faire le diagnostic de submersion vilale.
Dans le grand nombre de travaux qui ont paru sur ce sujet, on peut distinguer une première période véritablement fictive s'étendant de l’antiquité au xv° siècle, pendant laquelle on ne recherche pas les causes de la mort, mais on crée des récits fabuleux, des légendes.
Puis, dans une deuxième période sont apparus les premiers travaux scientifiques sur la submersion, qui n'ont qu'un minimum de valeur au point de vue de la vérité et de l'exactitude, comme l’avait remarqué Louis, en disant: « Le jugement qu'ils (les auteurs) portent est souvent contraire au témoignage de leurs yeux el rarement d'accord avec celui de la Nature ».
Mais ces études ont marqué, malgré tout, un progrès considérable conduisant aux sérieux travaux du xix° siècle formant la troisième période qui dure encore actuellement et qui est caractérisée, comme ou l’a vu, par la multiplicité des auteurs qui se sont occupés de ce sujet, chacun d’eux étudiant des points différents, les études d’ensemble étant peu nombreuses.
La vue d'ensemble de ces recherches bibliographiques montre la marche lente et graduelle du progrès vers la découverte de la vérité. Encore actuellement, les divergences d'opinions sont grandes, en tout ce qui touche le mécanisme de la mort, la pénétration de l’eau postmortem dans les bronches, l'estomac, l'oreille moyenne, et la possibilité de faire le diagnostic de submersion vitale avec les seuls signes de l’autopsie.
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On voit donc que, malgré le grand nombre de ceux qui ont étudié cette importante question médico-légale, bien des détails ont encore échappé à l’observateur, le dernier mot sur ce sujet n’a pas encore été dit.