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II. — Méthodes par dilutions

Dans ces méthodes, à l’inverse de ce qui précède, on n’utilise qu’une seule teinte étalon consistant en un tube scellé renfermant un liquide coloré approprié; on place alors dans un tube gradué spécial T', de même diamètre que le tube scellé, un volume convenable du sang étudié et on le dilue jusqu’à ce que sa teinte paraisse identique à celle de l’étalon; le chiffre lu sur la graduation du tube T au niveau de l’affleurement de la dilution exprime alors directement l’hémoglobinémie du sang étudié, les tubes T étant empiriquement gradués en conséquence.

(7) Ce qui oblige de recourir à une autre méthode. (8) La méthode de TALLQVIST, en particulier, y étant très souvent utilisée.

PEUT Le

Nous citerons seulement parmi ces méthodes:

1° Celle de HopPe-SEyLER [51], dont l’étalon est une solu- . tion titrée d’oxyhémoglobine cristallisée.

2° Celle de GoweERs, dont l’étalon est une solution glycérinée convenable de picro-carmin et d’ammoniaque.

3° Celle de SALzx1, dont l’étalon est une solution titrée d’'hématine acide — composé beaucoup plus stable que l’oxy-hémoglobine — l’oxyhémoglobine des sangs étudiés étant elle-même transformée ici en ce composé, ce qu’on réalise simplement en utilisant pour diluer ces sangs une solution faible d'acide chlorhydrique.

4° Celle enfin de Rosroskt et CRECELIUS| 114], dérivée de la précédente, mais dans laquelle le tube T est remplacé par un ruban de gélatine imprégné de chlorhydrate d’hématine.

Les méthodes chromoscopiques par dilutions sont, comme celles du groupe I, des méthodes pratiques et ne mettant en œuvre que des moyens simples, mais leur sensibilité est pareïillement limitée. Cela résulte principalement d’une part, de l’inconvénient organique de la « technique des dilutions >» — c’est-à-dire, de l’impossibilité, lors de la dilution du sang étudié, de revenir en arrière si la teinte de l’étalon a été dépassée —, et d’autre part, de la difficulté pratique que présente l’appréciation de légalité de deux teintes lorsque, comme ici, elles sont réparties dans deux tubes à essai et directement examinées. En définitive, on peut dire, avec CANALS et CABANES [19], que les erreurs relatives correspondant à l’application des méthodes chromoscopiques du groupe IT dépassent normalement 5 %, sans atteindre toutefois celles données par les méthodes basécs sur l'emploi de gammes colorées.

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