LITE
Par ailleurs, ici encore, les étalons constituent une cars? d'erreur supplémentaire, la conservation indéfinie des solutions d’oxyhémoglobine ou d’hématine acide n'étant pas plus assurée que celle des solutions de picro-carmin (9) ; toutefois, notons qu’au dire de Rosrosxr et CRECELIUS la teinte de leur ruban serait inaltérable."
Enfin, du point de vue de l’expression des résultats, on retrouve dans les méthodes par dilution — sauf dans celles de HopPE-SEYLER, dans celle réalisée par PEYRE [101] par adaptation de la méthode de SALHI, et dans quelques autres — le défaut signalé pour celles des gammes colorées.
Dans ces conditions, on s’explique aisément que l’utilisation, dans le dosage de l’hémoglobine, des méthodes chromoscopiques par dilutions reste, elle aussi, très limitée.
B. — Méthodes colorimétriques.
On sait que les méthodes colorimétriques sont basées sur les lois de LAMBERT et de BEER, lois relatives au phénomène de l’absorption des radiations lumineuses par les milieux colorés transparents.
Dans ces méthodes, étant donné des solutions de corps coclorés dans un solvant incolore identique, on ne tient pas compte de l’absorption due au solvant, négligeable devant celle du corps dissous (10) ; les lois précédentes se traduisent alors par l’équation de BEER-LAMBERT:
I REC — = 6 Aisne
(9) Ainsi, les solutions d’oxyhémoglobine ne se conservent pas plus de huit jours (LAMBLING [70]).
(10) Comme l’ont vérifié, notamment, CANALS et CABANES (LT
éyt Rire,
équation qui relie l’intensité incidente, I, d’une radiation traversant la solution d’un corps coloré à celle transmise, I, à travers cette solution, en fonction de l’épaisseur 1 de la couche absorbante et de la concentration c du corps dissous (K étant le coefficient d'absorption caractéristique du corps coloré et de la longueur d’onde de Ia radiation utilisée, et
e la base des logarithmes népériens). Dans les comparaisons
colorimétriques, on applique simultanément cette relation à deux solutions, ce qui permet, lorsqu'il s’agit de deux solutions À et B d’une même substance colorée, d'établir l’égalité qui constitue le principe fondamental de la colorimétrie:
2 (ID) ie . ;
égalité dans laquelle c4, cB sont les concentrations respectives du corps coloré, et I 4 et IB l’épaisseur des couches absorbantes de À et de B quand, l’intensité de la lumière incidente sur les deux solutions étant identique, celle des lumières transmises par chacune d’elles l’est aussi. Grâce à l'égalité (IT), on mesure facilement la concentration de toute solution B d’un corps coloré donné, réalisant ainsi son dosage colorimétrique, en prenant comme solution À une solution de titre connu de cette même substance, et en déterminant I4 etIlBg par comparaison avec un colorimètre.
Naturellement, les relations (1) et (II) ne sont exactes que dans le cas d’une lumière incidente monochromatique; toutefois, dans certaines conditions, on peut encore les appliquer quand la lumière incidente est une lumière polychromatique; en particulier, l’égalité (II) reste pratiquement vérifiée en lumière blanche quand les lumières émergeant de À et de B ont la même composition spectrale, ce qui précisément a lieu lorsque À et B sont des solutions