‹ Sur le dosage de l'HémoglobineChapitre 14 sur 56 · LOT · texte numérisé non relu

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d’un même corps coloré (11), et seulement dans cette alternative. Par suite, quand la lumière blanche est employée dans les mesures colorimétriques, c’est-à-dire dans la grande majorité des cas, on voit que pour appliquer correctement le principe fondamental sur lequel ces mesures sont basées il importe de n’utiliser comme étalons que des solutions dont le corps dissous et le solvant sont identiques à ceux des solutions à doser correspondantes.

Cette condition théorique remplie, les travaux de BaupouIN et BÉNARD [6], de VLÈS [139], et surtout de CANALS et CABANES [19] ont montré que diverses conditions pratiques devaient également l’être pour que l'emploi des méthodes colorimétriques soit correct.

On peut donner de ces dernières la liste suivante:

1° N’utiliser qu’une intensité de teinte bien choisie (teinte sensible) ;

2° Faire les mesures en lumière artificielle, dans une chambre noire, avec une radiation incidente d’intensité convenable et constante;

3° Reposer suffisamment l’œil entre chaque lecture et ne se servir dans tout dosage que du résultat moyen d’un grand nombre d’entre elles (12) ;

4° Procéder de façon telle que le rapport des concentrations des deux solutions comparées en la substance colorée ne dépasse pas 1,5 et que l'épaisseur moyenne des deux couches absorbantes soit d'environ 15 mm.

Quant toutes ces-conditions sont satisfaites, on peut

(11) Comme toujours, dans un même solvant incolore.

(12) Dans ces mesures, la substitution — parfois préconisée — de la cellule photoélectrique à l’œil ne paraît encore présenter aucun avantage du point de vue de la précision,

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alors prétendre, dans les dosages par colorimétrie, à des résultats dont l'erreur relative (erreur provenant surtout de la mesure optique) sera inférieure à 5 %, ou même, dans certaines limites, à 1,5 ou 2 pour cent (13); les dosages colorimétriques sont donc susceptibles d’une notable précision. Malheureusement, nous verrons que les erreurs dépassent toujours ces taux de 1,5 ou de 2 pour cent quand il s’agit de l’hémoglobine.

On sait que la détermination colorimétrique des hémoglobinémies peut être faite selon diverses méthodes et que dans la plupart d’entre elles l’hémoglobine est dosée à l’état d’oxyhémoglobine, ces dosages portant simplement sur une dilution convenable par l’eau distillée des sangs étudiés (14).

Parmi ces méthodes, les plus importantes sont:

1° Celle dont l’étalon est une solution titrée d’oxyhémoglobine cristallisée (l’hémoglobine à doser étant à l’état d’oxyhémoglobine) et dans laquelle on fait la comparaison colorimétrique avec l’appareil de DuBose, ou mieux, avec celui de DuBoso-PELLIN qui n’exige que 2 à 3 cm° de chaque liquide.

2° Celle de PALMER [98], semblable à la précédente, mais dans laquelle on transforme pour le dosage l’oxyhémoglobine en carboxy-hémoglobine, l’étalon étant lui-même une solution titrée de carboxyhémoglobine.

3° Les modifications selon Wu [145] de la méthode de CoHEn et SMITH [20] et de la méthode STaptE [121], modifications ne différant des méthcodes ci-dessus que parce qu’elles dosent respectivement l’hémoglobine à l’état d’hé-

(13) D’après les résultats de CaBarzs [18].

(14) Dilution au centième, le plus souvent,

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