II
Gâté vert
(. maximum
Café [ minimum.
torréfié 1 maximum
Les cendres du café
ont la 1
composition s
uivanle (üiran
Potasse.
1 Soude . .
Chaux .
Magnésie .
Oxyde de fer. . .
Acide pliosphorique. 13.29
Silice.
Chlore . .
. . . o.Oi
Acide sulfurique. .
La })roi)ortiori de calcine varie avec les diverses sortes commerciales. Nous empruntons à MM. Paul et Cownley les nombres (|u’ils ont déterminés en appliquant leur méthode de dosage.
Espèces de Café
Humidité "A
Caféine »/o de fèves desséchées
Coorg .
Guatemala.
i.ag
Travancore.
Liberia.
Liberia.
Rio.
Santos.
Manillle.
Ceylaii.
Perak .
Costa Rica.
Pale .lamaïque.
Mysore.
Jamaïque.
Nous avons vn dans un des tableaux précédents que la richesse eu calcine des cafés varie sensiblement entre i et a pour loo. Il y a ce[)endant d(?s exceptions. M. Maljean a signalé , un cale de la Nouvelhi-Calédonie (îontenant o .3 de calcine '’/n et nousmême, nous avons j)U constater l’absence de cette snbstance dans un échantillon de (àizengo sauvage.
Ln ce qui concerne les localisations, la cal'éinc n’existe, d’après M. (xaueher, ni dans le péricarde du fruit, ni dans les racines, ni dans la tige des [)lantes cultivées en serre. lai jeune planlule non (mcorc pourvue de chlorophylle ne renferme pas davantage! de caféine. Les feuilles en contiennent dans leur mésophylle, Dans la graine, elle existe dans l’enveloppe et dans l’alleumen.
Passons maintenant aux méthodeîs d’(!xtraction et de dosage.
Puur extraire la caféine par le procédé llobiqnct (1821) ou traite à froid le café non torréfié par l’eau distillée ; les liqueurs brunfitres sont évaporées après avoir été traitées par la magnésie ealeinée, puis abandonnées à elles-inôincs. La caféine cristallise alors en cristaux palmés peu colorés, demi transparents. On la purifie, en la dissolvant dans l’alcool ou l’eau bouillante, dont elle se sépare en refroidissant, sous forme do filaments soyeux semblables à l’amiante.
D’a])rès Pelletier et Caeentoû (1826), il faut épuiser le eafé non torréfié par l’alcool, traiter l’extrait alcoolique par l’eau froide qui en sépare une matière grasse ; [uiis chauffer la solution de la matière extractive avec addition de magnésie caustique. Le précipité magnésien réuni sur un filtre, légèrement lavé, est traité par l’alcool qui lui enlève la caféine qu’on obtient par évaporation de ce dissolvant.
Vers la même époque (i82()) Garot indiquait un procédé d’extraedion de la caféine. Une infusion de café est traitée par l’acétate de plomb. On fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans le liquide filtré puis on rend ammoniacale la solution et on concentre pour déterminer la cristallisation de la caféine.
Kn suivant l’ordre chronologique on arrive à la méthode <le Pqyen (1849). Ce savant a publié sur la question un important mémoire dont nous allons résumer les points principaux.
D’après ce savant, pour extraire la caféine : (( le café doit être » réduit en poudre fine et grossière, au moyen d’une lime ou » sous le pilon ; on l’épuise ensuite par l’éther dans un appareil )) à déplacement et distillation continue.
» La solution éthérée donne par le rapprochement à sec )) une matière grasse que l’on épure au moyen de lavages à » l’eau bouillante.
» Les solutions aqueuses rapprochées laissent un résidu » fauve ou brun qui, traité par l’alcool anhydre, abandonne,
» après l’évaporation, un dépôt cristallin, qu’il sullit do laver )) par l’alcool froid, dissoudre dans l’alcool bouillant et faire » cristalliser, pour obtenir de ce traitement rtipété deux fois, )) la caféine en prismes délies blancs et brillants ».
Four obtenir l’acide chlorogénique ou cafétannique, Payen, après épuisemenl du fafé en poudre p<'ir l’éther, le traite par l’alcool à (>0°. La solution alcooli(|uc étant évaporée, il y ajoute deux à trois fois son volume d’alcool à 85*’. Il se forme alors deux couches dont la supéiùeure contient la c^jféine. On évapore celle-ci on consistance de sirop et on la môle avec son volume d’alcool à 90". 11 s’y dépose des cristaux de cblorogénate (cafétannate) de caféine et de potassium groupés en sphéroïdes.
Ces cristaux, pyroélectriques, se colorent en jaune vers i8.5” et se décomposent à ii3o" en fournissant do la caféine. Si l’on chaull'e davantage, on obtient (inalemcnt un charbon très léger, occupant vingt fois le V(»lume du corps initial. Ce sel double est à peine soluble dans l’alcool anliydre, môme à clumd, peu soluble dans l’alcool à 8.5", très soluble dans l’eau chaude.
On obtient le sel de plomb en précipitant la solution alcooli(jue du sel normal par l’acétate tribasi(jue de plomb.
La décomposition du sel de plomb par l’hydrogène sulfuré fournit l’acitle cidorogénique qui cristallise diffieilement en mamelons. C’est un acide rougissant fortement le tournesol, soluble dans l’eau, moins soluble dans l’alcool et possédant une saveur astringente. La chaleur le décompose.
Distillé avec un mélange de bioxyde de manganèse et d’acide sulfuri(jue il donne de la quinone (Stenliouse).
Avec la potasse fondante, il fournit de l’acide pi’otocaléclii([ue. Ce n’est qu’une réaction ultime, comme termes interniédiaii'es, on obtient l’acide calcique et la mannitane.