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NOMBRE DE joins DE PLL’IE. DE GRELE, DE NEIGE. ETC

La quantité d’eau qui tombe annuellement sur la terrasse de l’Observatoire peut s’estimer à 715“'™, 81. Pendant les sept premières années, on ne faisait pas la distinction de l’eau tombée sous forme de pluie et de l'eau tombée sous forme de glace ou de neige : ce n'est que pendant les dix-huit dernières années que cette distinction a été faite, et l'on a compté moyennement 666“ m ,40 de pluie, et 56" m ,41 de neige ou de grêle. Le rapport entre les quantités d'eau sous forme liquide et solide est donc de 12 à 1 environ.

Cctlc valeur a varié assez sensiblement : ainsi, en 1852, il est tombé 889"",10 d'eau : tandis qu'en 1857 il n’en a été recueilli que 4'i8 mm .52 , ce qui forme à peu près la moitié.

Pendant cette même aDnéc 1857, on a compté le moins de jours de pluie, de neige et de grêle; ce nombre a été 154, tandis qu’on en compte 194 terme moyen, et 223 au plus. Les extrêmes, pour les jours où il est tombé de l’eau, sont donc comme 154 à 223, ou comme 3 à 4. Ainsi , bien que la quantité d’eau tombée puisse varier assez sensiblement, le nombre de jours de chutes d'eau change très-peu. Parmi ces jours, nous avons rangé tous ceux qui ont donné les quantités d'eau, même les plus faibles: il suffisait de pouvoir constater leur existence & l'udomètre.

Il a été difficile de distinguer d'une manière précise le nombre de jours pendant lesquels il est tombé de la pluie, de la neige ou de la grêle, parce que ces chutes pouvaient avoir

INTRODUCTION

lieu pendant un même jour, et quelquefois pendant une même heure. En faisant la distinction, on trouve moyennement par an 182 jours de pluie, 10 de grêle et 24 de neige. Le nombre des jours où il tombe de la grêle est donc très-limité; en 1833, on n'en a compté que 3, et, en 1834, on en a marqué 18.

Les gelées sont assez fréquentes dans nos climats; d'après 23 années d’observations, leur nombre a été moyennement de 34 par an. On n’en a marqué que 21, en 1834: mais, il y en avait 81 en 1833; c’est l'année aussi qui a donné le plus de jours de neige (49).

Le nombre de jours de tonnerre est assez limité; on n'en compte guère plus de 13 par an. et le maximum a été de 23 (pendant Tannée 1846). Peut-être doit-on cet étal de choses au voisinage de la mer ; dans l'intérieur des terres , le rapport est parfois beaucoup plus considérable, comme nous aurons occasion de le voir en parlant de l'électricité de l’air.

Les jours de brouillard varient sensiblement en nombre : ainsi , pendant les quatre premières années, nous n’en comptions annuellement que 19 à 27 par an. Ce nombre peut avoir été trop faible; je n'habitais pas encore l'Observatoire que Ton achevait de construire, et des observations ont pu me manquer, surtout pour les brouillards qui se forment vers la naissance du jour; ce sont en général les plus nombreux. Apres cette époque, le minimum a été observé en 1848; cette année a donné 38 brouillards, tandis que 1842 en a présenté jusqu'à 118 : la moyenne des vingt-cinq années donne le nombre 38.

D'une autre part, on a compté annuellement 42 jours de ciel entièrement couvert: ce nombre en 1833 s’est élevé à 63, et parfois il descend à 22 seulement, comme en 1847. C’est pendant les mois d'hiver que Ton rencontre plus spécialement la tendance qu'offre le ciel à conserver le même aspect. Les jours entièrement sans nuages sont peu fréquents dans nos climats, et c’est encore pendant les jours d’hiver qu'on peut les rencontrer le plus souvent. On n'en compte guère que 1 1 |iar un , mais ce nombre peut s'élever à 30. comme en 1834; il peut aussi s'abaisser à b, comme on Ta vu en 1839 et en 1831.

En ayant égard à l'état des nuages (tableau n° 10), et d’après les observations faites pendant vingt-cinq ans et quatre fois par jour, on compte, sur 1000 observations, 260 fois un ciel couvert, 169 fois des cumulo-strati, 436 fois des strali, 109 des éclaircies, 104 fois un ciel serein, 93 fois descumuli, 42 fois des cirrho-strati, 37 fois cirrho-cumuli, 32 fois des eirrhi, et 16 fois seulement le nimbus.

Si nous considérons la période annuelle par rapport aux chutes d'eau, nous trouvons, pour les différents mois, une inégalité assez prononcée; on ne peut juger avec quelque certitude qu'en recourant aux résultats d'un grand nombre d'années. Il faut, encore ici , consulter les observations recueillies au moins pendant un quart de siècle. Nous voyons , en prenant les résultats observés de 1 833 à 1 857 ( tableau n° 1 1 ) , que septembre

SUR i.A PHYSIQUE DU GLOBE.

prescrite une anomalie remarquable dans la série des mois; la valeur ne forme sans doute pas un minimum , mais il est évident qu’elle est bien moins considérable que ne l'exigerait la continuité des nombres. Si Ion a égard à celle anomalie , on trouve, entre le maximum des pluies qui sont tombées au mois d'août, et le minimum à six mois de distance entre février et mars, le rapport de 78““, 34 à 48““, 17, ou de 5 à 2 à peu près.

Ainsi , à partir de mars , la quantité d’eau tombée va en croissant , jusqu’au mois d’août : puis cette quantité diminue pendant le reste de l’année. On remarquera rependant que le mois de septembre, qui semblerait devoir appartenir à l'époque maximum des pluies, forme exception . comme nous l’avons dit.

Les quantités de pluie tombées par mois sout extrêmement variables; ainsi, le mois de mai 1853 n’a donné que f““,02 d’eau, tandis que le mois d'août 1850 a donné SW»"™ ,39 ; le rapport serait ici comme 1 est à 200. Pour mieux permettre d'apprécier cette irrégularité, nous donnerons dans le tableau suivant les deux valeurs extrêmes pour chaque mois, en même temps que la valeur moyenne.

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