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Pour Blankenbcrghe, d'après cent soixante-seize observations faites près de la jetée, du mois de mai au mois d'octobre 1835, on a, en posant >' -» i2"3t”; a ■"■I ‘30*; rotang 13° :
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DES MARÉES
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Des observations qui précèdent nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
I» L 'établissement du port, ou l'intervalle qui s’écoule entre le passage de la lune au méridien et l'instant de la pleine mer, le jour de la nouvelle lune ou de la pleine lune serait :
LIEUX
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1*1 Le Samtieal /4Umnae portait aulrrfui* Il b. 19 m.,il donna maintenant II h. 45m., et pour 0*lcnde, [I
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auparavant. Sur quelle! obiorvalion» m rknn- Il
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A Anvers, rétablissement du port serait donc bien décidément de 4 h. 25 m.: mais, à Nieuport et à Ostende, il pourrait être considéré, d'après les nouvelles observations, comme étant de 12 h. 19 in. et de 12 h. 42 m. Cet élément ne semblait pas avoir été déterminé jusque-là pour les deux autres stations. Sainte-Marie et Blankenhcrghc. Nous admettrons provisoirement les nombres 4 h. 7 m. et 12 b. 46 m.
L'établissement du port calculé., qui résulte de toutes les observations, étant le même à peu près que l'établissement observé, qui n'est déduit que des observations laites aux jours de nouvelle et de pleine lune, il y aurait une assez grande probabilité pour l'exactitude des nombres trouvés, si l'on était sûr de la marche des pendules qui ont servi aux observations.
2" L'heure fondamentale du port serait :
LIEUX. fleur» Maatklilr.
SdinUi-Mark' ànven . - .
Nieuport. .
Oftende . .
WanïenberglH*
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3° Le relard de la marcc, ou l'dÿe de la marce, qui n'est autre chose que l'âge de la lune, correspondant à l'heure fondamentale, serait:
LIEl'X. «m»
Sainte-Marie 1 50
Amen . # 0
Meupott. 1 0
0*Un<le . . * ï 0
Blanlrobcrgbe. . . . . I 50
Cet clément ne peut être déterminé d’une manière exacte et certaine qu'au moyen d une longue série d'observations. Si l'on pouvait s'en rapporter à celles que l'on a pu discuter, il en résulterait que le retard de la marée n'est pas le même pour les différents points de la côte. C’est, du reste, un fuit qui a été constaté ailleurs et qui parait aujourd'hui hors de doute.
-i° Le coefficient *. de l'inégalité, semi-mensuelle, qui, d'après la théorie, exprime le rapport des elfets produits par la marée solaire et la marée lunaire considérées séparément, et qui devrait être, par conséquent, invariable d’un endroit à l’autre, semblerait être :
LIEUX
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M-tre Ir ylo» gf.
Sâiule- Mari* . . .
tang 1fl“45'
Anvers
tang 17 45
Nieuperl ....
Ostende . .
Ung 5 45
Blankenbeffthe. .
lang 15 0
Il paraîtrait donc que J-. varie d'un lieu à l'autre, et même dans des limites assez grandes : c'est pour Ostende surtout que l’écart est considérable. M. Whcwell avait remarqué également, en Angleterre, cette variation du coefficient p : c’est là, comme le dit ce savant, une circonstance qu'aucune théorie connue des marées n'aurait pu même faire pressentir.
3° Lorsqu’on a des bibles de marées calculées pour un lieu donné , on en tire ordinairement l'heure de la pleine mer dans un autre lieu , en ajoutant aux nombres donnés par les tables la différence des établissements du port des deux endroits ou en soustrayant cette différence. L’on voit par ce qui précède que si l’on appliquait cette méthode à Ostende , ou pourrait être conduit à des résultats très-fautifs. On trouve aussi, dans V.fimuuire du Bureau des longitudes de France, une table pour calculer l'heure de la marée. Cette table est celle que Daniel Bernoulli donna dans son Mémoire sur les marées, qui partagea, avec ceux de Maclaurin, Euler et Cavalleri, le prix proposé, en 1738. parl'Académie des
DES MARÉES
HT
.sciences de Paris. Comme elle a été déduite de lu théorie, elle n’est pas non plus d'un usage sur. M. Lubbock a construit, d'après celte table, la courbe qui représente l’inégalité seini-nteusuelle pour le port de Londres, et il a mis en regard celle qui résulte de la discussion des observations faites en ce lieu. Les deux courbes diffèrent sensiblement : l'erreur moyenne s'élève souvent à plu» d’une demi-heure (').