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III. Réflexes du bout central

Ces réflexes sont les uns moteurs, les autres sécrétoires.

Si Ton excite le bout central du tronc du pneumogastrique, on voit survenir des nausées et des vomissements, surtout si Tanimal a mangé. En même temps se produit une abondante sécrétion de salive et de mucus œsophagien, qui contribue encore à la suffocation de l'animal. Inutile d'insister sur ces phénomènes, qui sont absolument identiques à ceux qu'on a observés chez les mammifères.

Ce qu'il importe de noter, c'est que les phénomènes de nausée et de régurgitation sont surtout marqués quand l'un des nerfs est déjà coupé. Il suffit alors de tirailler l'autre même légèrement, pour provoquer immédiatement les vomissements. Comme dans ces conditions l'estomac se trouve privé de la majorité de ses filets moteurs, cette dernière observation prouve un fait assez intéressant, c'est que chez les oiseaux comme chez les mammifères ce n'est pas l'estomac qui joue un rôle essentiel dans le vomissement.

Si l'on observe directement l'œsophage dans sa région supérieure pendant l'excitation du bout central du nerf, on voit qu'il n'est le siège d'aucun mouvement. Les fibres sensitives destinées à cette région ne sont donc pas contenues dans le tronc du pneumogastrique. Si l'on excite au contraire le bout central du pharyngoœsophagien (l'autre étant intact) on voit survenir des contractions péristaltiques dans l'œsophage. Mais pour obtenir ce résultat, il faut que l'excitation porte au-dessus du point où se détache le nerf laryngé. C'est donc ce trajet nerveux que suivent les fibres sensi-

rhée très nette, non seulement chez les oiseaux mais encore chez les mammifères : nous avons pu particulièrement le constater sur des lapins et des marmottes. Pourtant il est à noter que la diarrhée, dans le cas de section d'un seul nerf, n'est que temporaire.

tives; elles se détachent ensuite du tronc du laryngé et viennent se terminer dans le plexus pharyngien.

Nous avons recherché si ces fibres sensitives appartenaient au vague ou au glosso-phaiyngien : la recherche était facile, l'anastomose des deux nerfs étant chez les oiseaux très volumineuse et très accessible. Le résultat des excitations démontre que les fibres sensitives viennent du glosso-pharyngien. Il serait intéressant, mais beaucoup moins aisé, de rechercher si chez les mammifères il en est également ainsi. On sait que chez eux les fibres œsophagiennes se détachent plus ou moins haut, mais toujours audessous de l'anastomose avec le glosso-pharyngien : il est donc probable qu'on retrouverait les résultats que nous signalons ici.

Conclusions.

1** Le tronc du pneumogastrique fournit des filets moteurs à l'estomac.

2^ Les filets moteurs du jabot sont fournis par un nerf analogue au récurrent.

3° Ceux de l'œsophage et du pharynx sont fournis par le pharyngo-œsophagien (fibres provenant du vague) et par l'hypoglosse.

4° La section des vagues produit l'arrêt de la digestion gastrique, mais simplement en arrêtant r excrétion du suc gastrique et non sa sécrétion. Ces effets sont dus probablement à la paralysie de l'estomac. Cette entrave aux phénomènes chimiques de la digestion est d'ailleurs beaucoup moins importante que celle apportée aux fonctions mécaniques de l'estomac, qui chez un grand nombre d'oiseaux est surtout broyeur.

S° La digestion intestinale n'est entravée en rien par la double section des vagues : la sécrétion pancréatique n'est pas atteinte, la sécrétion biliaire est exagérée.

6" On constate une hypersécrétion muqueuse, avec desquamation épithéliale, tout le long du tube digestif après double section

des pneumogastriques, mais on ne constate aucun trouble trophique.

7® L'excitation du bout central du pneumogastrique provoque des nausées avec sécrétion de salive et de mucus œsophagien.

8° Les filets sensitifs de l'œsophage sont des filets d'emprunt dus au glossO'pharyngien.

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