‹ Sur le pneumogastrique des oiseauxChapitre 15 sur 28 · IVOR.VAL · texte numérisé non relu

IVOR.VAL

1/2 heure

après

pneumo-gastr.

gauche

coupé.

LENDE- MAIN

Résidu sec total par J/4 d'heure.

A gauche

grammes 0.035

grammes 0.045

grammes 0.070

A droite

Proportion totale d'eau p. 100 • .

A gauche

A droite

Nous aurons à revenir sur ce premier tableau, qui présente quelques particularités intéressantes.

(1) Nous ajouterons que chez Tanimal qui a fourni les résultats consignés dans le tableau I, une forte excitation du bout périphérique du pneumogastrique gauche, a amené des deux côtés Tarrèt complet de la sécrétion. Il semble que cet arrêt soit plus facile à obtenir quand Tautre pneumogastrique est intact, que lorsqu'il est coupé.

2*> Expérience sur une poule.

Tableau IL

OBSERVATIONS

ANIMAL

NORMAL

1/2 heure après deux pneumogastriques coupés.

1 heure après.

Proportion d'eau p. 100 , , , . .

grammes 84.2

grammes 88.3

grammes 91.5

3^ Expérience sur une poule {sécrétions des deux reins recueillies simultanément).

Tableau III.

OBSERVATIONS

Résida sec par 1/2 heure Eau p. 100

ANIMAL

NORMAL

grammes 0.100

1/2 heure après

pneumo-

gastr.

droit

coupé.

grammes

1/2 heure

après 2pneum.

gastr.

coupés.

grammes 0.070

LENDE- MAIN

grammes 0.082

Le surlendemain, Turine ne renfermait plus que 70 p. 100 d'eau.

4" Expérience sur une poule {sécrétions des deux reins recueillies simultanément).

Tableau IV.

OBSERVATIONS

ANIMAL

NORMAL

1/2 heure après deux pneumogastriques coupés.

LENDE- MAIN

Résidu sec par 1/2 heure ....

Eau p. 100

grammes 0.045

grammes

grammes 0.030

S** Expérience svr une oie {sécrétions des deux reins recueillies simultanément).

Tableau V.

OBSERVATIONS

ANIMAL

NORMAL

1/2 heure après

2 pneu m.

gastr.

coupas.

LENDE- MAIN

JOURS APRÈS

Résidu sec par 1/2 h.

Eau p. 100

grammes 0.330

grammes

grammes 0.220

grammes 0.255

grammes 0.177

grammes 0.452

Le résultat de Texamen de ces divers tableaux est qu'on voit généralement augmenter, peu de temps après la double section, la quantité de résidu sec de Turine excrétée dans un temps donné. Cette quantité cependant n'augmente pas en proportion de la quantité d'urine, puisqu'on voit simultanément la teneur en eau devenir plus grande (1). De plus, au bout d'un laps de temps qui varie avec les animaux, on voit au contraire baisser la quantité de résidu sec, mais moins vite que la quantité d'urine, puisque la teneur en eau diminue.

Avant de chercher à expliquer ces phénomènes, revenons un peu sur l'expérience résumée dans le tableau I. Dans cette expérience, on recueillait à part les produits de la sécrétion des deux reins. Or, tandis que du côté où le pneumogastrique était coupé, on voyait augmenter non seulement la quantité d'urine, mais encore la proportion d'eau, du côté où il était intact, la quantité d'urine était simplement augmentée, la proportion d'eau restant la

(1) Grâce à rabondance de Teau dans Turine, celle-ci change complètement d'aspect quelques heures après la double section, elle devient complètement liquide, au lieu d'être pâteuse comme d'habitude. Elle ne peut plus s'accumuler dans la poche du cloaque et coule sans cesse goutte â goutte par Torifice exteruo de celui-ci.

môme. Ce fait indique nettement que la section unilatérale a une influence prépondérante sur le côté où la section a eu lieu.

L'opinion généralement admise relativement au mécanisme de la sécrétion urinaire, c'est que l'eau est éliminée au niveau des capsules de Bowmann, et les produits spécifiques au niveau des tubuli contorti. On a trouvé en effet chez les oiseaux, et nous l'avons constaté nous-même, des cristaux d'acide urique dans l'épithélium de ces tubes.

Or, après la double section des pneumogastriques, on voit augmenter notablement Turine excrétée, et surtout l'eau de cette urine : comme l'abondance de cette dernière est en rapport avec la pression au niveau des glomérules, il faut admettre à ce niveau une augmentation de pression ; et comme l'examen direct de la pression sanguine générale fait voir que cette pression n'est pas exagérée, l'augmentation révélée par une transudation d'eau abondante, a une origine forcément locale, c'est-à-dire une vaso-dilatation des vaisseaux du rein, ou plus exactement des artérioles du glomérule. Le pneumogastrique possède donc chez les oiseaux comme chez les mammifères des filets vaso-constricteurs destinés au rein.

Mais l'influence du pneumogastrique, n'est pas uniquement vasomotrice. On voit en effet se produire après sa section des variations dans le résidu sec, ce qui semblerait indiquer des troubles dans l'activité de l'épithélium glandulaire, ce dernier d'ailleurs est fortement désorganisé ainsi que le montre l'examen des coupes (pi. m, fig. l b).

Une remarque importante, c'est que, ainsi que nous l'avons déjà dit en passant, on voit l'hypersécrétion urinaire consécutive à la double section des vagues, faire bientôt place à une hyposécrétion. Les faits qui permettent d'expliquer ce phénomène sont les suivants :

1° On sait que la vaso-dilatation consécutive à la section d'un vaso-constricteur, n'a généralement qu'une durée assez limitée ;

2° Si l'on prend la pression sanguine générale (carotidienne)

pendant les jours qui suivent la section, on la voit baisser peu à peu;

3* Après la double section, on voit se produire non seulement une exagération de la sécrétion urinaire, mais encore de la sécrétion biliaire, du mucus œsophagien et intestinal : bref Tanimal perd une grande quantité d'eau, qui n'est pas récupérée par la boisson, comme le prouvent les chiffres relatifs à la teneur en eau du sang que nous avons cités plus haut. En présence de tous ces faits, on conçoit facilement que non seulement l'hypersécrétion ne se maintienne pas, mais encore que la quantité d'urine tombe au-dessous du taux normal.

Page 1