‹ Sur le problème de la Régulation consciente des fonctions somatiques à propos d'un casChapitre 10 sur 18 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

duits sont donc eux-mêmes la conséquence d’un déséquilibre d’origine toxique ou humorale.

Ceci peut être démontré par l'étude de la catatonie colibacillaire. Baruk a rapporté plusieurs observations dans lesquelles on peut saisir sur le vif les modifications progressives de la volonté au fur et à mesure de la progression d’une toxi-infection colibacillaire, et le rétablissement également progressif de la volonté au fur et à mesure de la guérison sous l’influence du traitement sérothérapique.

D'ailleurs, tout en ayant l'air de réaliser ses troubles, le malade, en réalité, les subit : si sa volonté est mise en jeu pour réaliser une opposition active, un négativisme, cette intervention des mécanismes volontaires n’est pas faite librement ; elle est imposée au malade qui se trouve forcé de l’exécuter coûte que coûte. C’est pourquoi il traduit souvent cette impression de perte de volonté, de perte de liberté, sous la forme de syndrome d'influence. La maladie transforme le malade en esclave, en automate, et l’oblige à agir par force et sans son vrai libre arbitre.

Si la pathogénie des troubles de la volonté durant l’accès catatonique se trouve ainsi assez élucidée il existe une autre variété de faits voisins mais relevant en apparence d’une explication différente. Ce sont également des modifications de l’action volontaire accompagnées de perturbations organiques et humorales, mais paraissant être, non plus le résultat d’une: intoxication subie, mais d’un entraînement spécial de certains sujets prédisposés.

Page 1