ilaDS l'air
de sang
m.àilodaiisCÛ-
DIFFERENCE
Les diflFérences observées sont analo2:ues à celles que nous avons obtenues dans le vide; Tacide carbonique exerce donc, comme le vide, une action retardatrice sur la destruction du sucre du sang^.
Mais, il était indispensable de savoir si Tacide carbonique agit en détruisant en partie le ferment, ou bien en diminuant momentanément son action ; pour nous en rendre compte, nous avons fait le vide dans un ballon, et nous avons laissé entrer de Tacide carbonique; après avoir bien agité pendant dix minutes, le vide a été fait de nouveau, et Ton a laissé entrer de Tair. Le sang, soumis à cette série de manipulations, a perdu autant de sucre que celui qui avait été laissé pendant le même temps et à la même température à Tair, et moins que du sang mis dans un ballon plein d'acide carbonique. Ceci prouve que l'action du ferment est seulement diminuée pendant quelque temps, pour reparaître ensuite.
Quand on produit l'asphyxie d'un chien, comme la fait M. Dastre, en le faisant respirer dans un espace cunfiné, et qu'on le saii^ne pendant la période asphy- \ique, on trouve uneau<;mentation du sucre du sani; ; mais, en outre, on observe cc^alement que ce sucre se détruit moins rapidement sous Tintluence do la chaleur, que le sang; recueilli avant l'asphyxie, comme 1 indiquent les deux expériences suivantes :
Sang normnl
Sang .isphyxiquc. .
Sang normal
Snng -i^plnxit^iic . .
jprtj 1 n i 38'
Q. "/«»• àf sang
de sang
Q. abs.
Le sanor asphyxique peut rester pendant loni^temps sans perdre une quantité notable de sucre; ainsi, dans ces deux dernières expériences, nous avons laissé ce sani^ pendant vin^^t-quatre heures à une température qui a varié de «v à 10'», et nous n'avons eu que les pertes suivantes :
DIRECT
après 2411. de 0 à 10°
DIFFÉRENCE
Sang asphyxique . .
Q.o/oo
(le sang
Vo
(le sang
Q. abs.
On voit que la glycémie asphyxique de M. Dastre txQnt pour une petite part à la diminution de la destruction du glucose.
En opérant de la même façon avec de Y oxyde de carbone^ nous sommes arrivés aux mêmes résultats qu'avec Tacide carbonique, pour la diminution de la destruction du sucre dans une atmosphère d'oxyde de carbone, ou bien pour un sang dans lequel on fait passer de Foxyde de carbone. Ainsi, par exemple, voici le résultat d'une expérience :
Direct.
.\prcs I 11. à 11" dans l'air 0,70
I II. à 11" dans co.
M. Lépine, dans un mémoire auquel M. Porteret et nous avons collaboré, a montré que Fantipyrine, chez l'animal sain, diminue la consommation du glucose dans les capiUaircs (i). On en a la preuve
(i 1 Archives de médecine exyérimentale et d'anat. pat liai. ,
— ST — parlcdosa£]^c du sucre dans le sang veineux et le sang artériel, avant ou après Tinjection sous-cutanée ou veineuse, ou bien l'absorption gastro-intestinale de Tantipyrine.
Mais ce n'est pas seulement dans l'organisme que Tantipyrine retarde la tlestruction du sucre. Messieurs Krouardel et Loye avaient obtenu le même résultat /;/ J'itro, en mélangeant une petite quantité d'antipyrine à du sang. Nous avons répété cette expérience en laissant au bain-marie à 41^, en même temps un échantillon de sang et un autre c'chantillon qui contenait o gr. oo5 d'antipyrine. X'oici ileux de nos expériences :
l»irc<t.
Apre* 1
Apre* 1
1 h. il
1 (!• avec «Miipyriiio
Le bromure île potassium, ajouté au sang /;/ r//;o, ne ralentit pas la destruction du sucre.