‹ Sur le traitement des abcès ganglionnaires tuberculeux par les injections d'eau phéniquéeChapitre 8 sur 19 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Madame F.., 36 ans, dont le père est mort de bacillose, n'ayant pas d’antécédents pathologiques personnels, vient consulter le 4 janvier 1904 pour une grosseur survenue peu à peu dans l’aisselle gauche. L'évolution date ‘du mois d'août 1903, n'a pas été douloureuse.

Nous l’examinons et nous lrouvons une tumeur fluctuante dela grosseur d'un œuf de pigeon, non douloureuse à la

pression, la peau est assez épaisse, il n'y a pas d'autres tuméfactions dans l’aisselle.

Nous diagnostiquons : abcès ganglionnaire bacillaire de

J’aisselle. Nous lui faisons le jour même, 4 janvier, une ponction. Nous retirons 5 centimètres cubes de pus louche, nettement bacillaire, avec de nombreuses granulations, Nous faisons 3 lavages de 5 centimètres cubes de solution 5: phéniquée, et nous laissons ensuite 3 centimètres cubes de la même solution. Pansement au collodion.

Le 12 janvier. — La malade revient. Elle n'a ressenti aucune douleur consécutive à l'injection. L'abcès a le même

volume, mais la ponction nous donne un liquide légèrement ,

foncé, contenant beaucoup moins de granulations. Deux lavages de la poche. On y laisse 2 centimètres cubes de solution.

Le 16 janvier. — La ponction ne donne que 3 centimètres cubes d'un liquide couleur chocolat sans grumeaux. Nous ne faisons qu'un seul lavage et y laissons 2 centimètres cubes de solution.

La malade ne revient plus.

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