FRACTURE DE DUPUVTREN OUVERTE
Les principes généraux restant les mêmes s’adaptent ici simplement à un cas particulier.
Au premier regard, la lésion paraît souvent considérable. Le blessé vient de subir un important et grave traumatisme. Par une plaie d'importance variable, le pilon tibial fait issue hors des téguments qui l’enserrent le plus souvent étroitement à sa base, 1l peut faite saillie de 3, 4 et même 5 cm. Le pied est rabattu en dehors sur la face antéro externe de la jambe.
Il faut ic1 après préparation générale du membre s'occuper d’abord de l’os saillant, celui-ci est soigneusement décapé et, à petits coups de pince gouge pelé sur toute la surface saillante hors de la peau, la face articulaire étant légèrement curettée.
Il ne faut pas omettre de réséquer superficiellement, 1 m/m environ, la zone correspondant à la base malléolaire sur le pilon tibial.
Cette toilette osseuse faite, on trace un débridement vertical sur la peau pour permettre la réduction du tibia.
Ce n’est qu’alors seulement que la plaie par laquelle il a fait effraction peut être minutieusement traitée. On reprend plan par plan la technique précédemment décrite.
Il ne faudra pas omettre toutefois de penser à bien nettoyer la base de la malléole interne restée fixée à l’astragale.
La réduction de la fracture est des plus faciles.
La contention ne l’est pas moins.
Nous perforons la malléole de son sommet vers sa base par deux trajets de forets. Dans chacun d’eux glisse un gros crin dont le bout supérieur est ensuite passé, après forage, dans le pilon tibial près de la base d'implantation de la malléole.
Celle-ci bien remise en place, les crins sont noués successivement, la contention est excellente.
La plaie cutanée est ensuite suturée de haut en bas pour éviter toute constriction au niveau du cou-de-pied pouvant résulter d’un affrontement transversal.
Les résultats ont été parfaits dans les deux cas où nous sommes intervenus. |
Pour l’un d'eux, la lésion se compliquait de l’existence d’une fracture fermée des deux os de la jambe. Nous n’avons pu résoudre qu’incomplètement le problème qui se posait pour la première fois pour nous, mais nous pensons cependant qu’il est d’une solution aisée.
Nous avions posé en effet 15 jours après être certain de la bonne cicatrisation de la fracture de Dupuytren un appareil de Cuendet d’Yverdon. La broche supérieure traversait les plateaux tibiaux et l’inférieure passait à 3 cm. des malléoles.
La tension des vis latérales amena facilement la : EURE ne.
réduction longitudinale que nous avons vérifiée sous écran mais nous ne pûmes obtenir un bout à bout fragmentaire.
L'appareil fut laissé en place jusqu’à consolidation, celle-ci se poursuit actuellement. L'axe vertical du membre sera bon, mais le fragment supérieur déborde en dedans d’environ 1 em. le fragment inférieur.
S1 nous avions pratiqué plus rapidement l’application de cet appareil, nous sommes convaincu que nous aurions pu d'emblée obtenir un résultat aussi bon pour la jambe qu’il l’est pour le cou-de-pied.