OBSERVATION VI
Résumé: Massage forcé, ténotomie sous-cutanée et plâtre, à 6 mois.
Appareil élastique de Fink à 10 mois.
À 12 mois massage forcé, section à ciel ouvert du tendon d'Achille, des ligaments postérieur et interne. Bandage de Fink et plâtre.
À 17 mois résultat excellent. :
B... 6 mois. Pied bot congénital gauche. Adduction et supination assez accentuées corrigeables jusqu’à 45° environ, équinisme tel que le métatarse est presque sur le prolongement de la jambe, La déformation est assez rigide.
XI. 08 — Massage forcé et section sous-cutanée du tendon d'Achille.
Le pied résiste beaucoup surtout quand on veut corriger l’équinisme. Bandage plâtré laissé en place 2 mois.
III. 09 — Le pied se tient habituellement en rotation interne assez accentuée. Autrement il est assez souple. On es-
roue saie de corriger cette déformation au moyen d’un appareil de Fink.
IV. 10 — L'’adduction a un peu diminué mais elle est encore telle que le piedest presque à angle droit sur la jambe.
La flexion dorsale n’atteint pas l’angle droit. Le tarse postérieur reste déformé, le talon incliné en dedans.
V. 10 — Massage forcé. Section à ciel ouvert du tendon d'Achille et des ligaments postérieur et interne de la tibiotarsienne.
Maintien avec le bandage en flanelle de Fink recouvert d’une bande plâtrée pendant 40 jours. Ensuite on met une chaussure ordinaire pendant le jour, et l'appareil à traction élastique de Fink pendant la nuit.
X. 10 — Résultat parfait. La forme du pied est tout à fait correcte ; il se tient naturellement dans une bonne attitude.
La flexion dorsale est complète, la flexion plantaire réduite environ de moitié. L’enfant marche bien, avec une légère hésitation dans le pas par suite de l'insuffisance du triceps, mais ce défaut tend à diminuer, il est d’ailleurs à peine visible.
Nous rapportons ici 6 observations, les seules dans lesquelles M. Nové-Josserand ait eu jusqu'ici l’occasion d'appliquer intégralement l'intervention que nous allons décrire.
La contention a été d’un mois à six semaines, et le traitement consécutif s’est borné à l’usage de l’appareil élastique pendant la nuit seulement dans 3 cas, nuit et jour pendant un mois dans ? cas, nuit et jour pendant un mois, et ensuite la nuit dans le dernier cas. Les enfants portent des chaussures ordinaires et n'ont été soumis à aucun massage.
Le résultat à été très bon dans 4 cas. Le cinquième opéré a conservé une très légère adduction, compa
200 ee rable à celle que l’on avait presque constamment avec l’ancienne méthode.
Le sixième a eu une récidive peu grave d'ailleurs, puisqu'elle s’est redressée par un simple massage ; cette récidive est attribuable peut-être à ce que la section à été incomplète, peut-être aussi à ce que l'appareil de Fink n'a pas été bien mis, ni porté régulièrement.
Jusqu'à présent, la proportion des récidives données par cette méthode semble être de 16 °/,, mais en réalité ce chiffre est trop élevé, car il faut tenir compte des conditions opératoires. Il s'agissait, dans la plupart des cas, de pieds bots graves qui tous, sauf un, étaient des récidivistes, quelques-uns même ayant subi antérieurement deux opérations. Or, malgré ces inconvénients, on à pu obtenir 4 résultats parfaits, comme on en voit peu avec une autre méthode, et un bon résultat. Tandis qu'avec les autres procédés, une récidive rendait nécessaire une intervention sanglante plus compliquée, un simple massage forcé a suffi pour corriger définitivement notre seul cas de récidive. :
On pourrait faire les objections suivantes :
D'abord, le danger qu’il y a d'ouvrir l'articulation, puis le risque de sectionner en même temps l'artère tibiale postérieure, et enfin la crainte de voir la section du ligament latéral interne être suivie d’une laxité anormale du pied et d’une déviation tardive.
L'ouverture de l'articulation tibiotarsienne expose à deux sortes de dangers : linfection et la limitation ultérieure des mouvements de cette articulation.
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L'infection n'est pas dangereuse avec l’asepsie actuelle. Aucun accident de ce genre ne s’est produit dans la série déjà longue des cas qui font l’objet de notre statistique. |
La limitation des mouvements est une objection plus sérieuse. Nous voyons cependant que dans nos observations les mouvements sont assez étendus, plus certainement que dans la plupart des cas traités par les anciennes méthodes.
La blessure de l'artère tibiale postérieure doit pouvoir être évitée constamment en suivant une technique rigoureuse. Cet accident s’est produit cependant quelquefois quand on faisait la section du ligament interne par l'intérieur de l'articulation, et il n'a jamais eu de conséquences graves. L’hémorragie s'arrête par la compression du bandage, jamais on n'a été obligé de faire la ligature, et on n’a pas observé d'hémorragie secondaire. On n'a pas vu non plus de troubles ultérieurs dans le développement et la sensibilité du pied. | |
Quant à la solidité de l'articulation, elle paraît se rétablir tout à fait bien : les malades posent leurs pieds bien droit, sans tendances au valgus, et à mesure qu'ils avancent en âge on voit la forme et la fonction du pied se rapprocher d'avantage de l’état normal.