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1° Réduction. — La réduction est faite sous anesthésie et dans une seule séance. Suivant l’importance des obstacles qu'elle rencontre, on emploie successivement le massage forcé manuel, la section du tendon d'Achille, et enfin la section des ligaments postérieur et interne de l'articulation tibio-tarsienne.
A) Massage forcé. — Il faut en premier lieu corriger l’adduction de l’avant-pied sur l’arrière-pied : une main saisit le talon, l’autre le métatarse, les pouces reposant sur le bord externe du pied, les autres doigts entourant le bord interne. On cherche à faire le redressement par l'action combinée de la pression des pouces au sommet de l’angle formé par le pied et de la traction des autres doigts agissant sur les deux côtés de cet angle. Il faut agir sans brutalité, en cherchant à obtenir le résultat plutôt par la succession des efforts que par leur violence.
On sent assez souvent un petit craquement qui correspond à la rupture de quelques fibres ligamenteuses à la partie interne. Le redressement est complet lorsqu’en regardant le pied par sa face inférieure on voit que l’avant-pied se laisse facilement mettre en abduction légère par rapport à l’axe de l’arrièrepied.
La supination de l’avant-pied se corrige presque toujours en même temps que l’adduction. Si elle persiste, il est facile de la faire disparaître en saisissant la plante à pleine main et en cherchant à l’entrainer en pronation forcée.
Lorsque la correction de l’avant-pied est ainsi bien
Lo © complète, on s'occupe du tarse postérieur pour chercher à corriger son équinisme, son adduction et sa supination.
Cette manœuvre doit être conduite avec prudence . pour éviter le décollement épiphysaire du tibia. La jambe est saisie de la main gauche, à pleine main, et aussi bas que possible, de manière à embrasser les malléoles et l'épiphyse tibiale. L'autre main saisit le pied et le porte en flexion dorsale et en abduction prudemment, sans secousse, Pour que la correction soit bonne, il faut que le talon s’abaisse au point de devenir le point culminant du pied, qu’il se place à égale distance des malléoles, et que le calcanéum soit droit, c’est-à-dire que vu par derrière son axe, soit sur le prolongement de celui de la jambe ou même en légère abduction par rapport à ce dernier.
La correction n’est suffisante que lorsque le pied se tient en position corrigée, spontanément ou légèrement soutenu par le doigt. Sile massage ne réussit pas à donner ce résultat, on le complète par la section du tendon d'Achille.
B) Ténotomie., — La ténotomie sous-cutanée peut suffire dans les caslégers et lorsque le pied bot a été déjà très amélioré par un traitement antérieur. Mais dans la majorité des cas de pied bot un peu grave et surtout lorsqu'on prévoit qu’il sera nécessaire d'aller jasqu’à la section des ligaments articulaires, il vaut mieux la faire à ciel-ouvert. |
L’incision de la peau est dirigée obliquement, elle commence sur le talon à 1 centimètre du bord
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externe de l'insertion du tendon d'Achille, s'étend sur une longueur de ? à 3 centimètres en se dirigeant obliquement vers la partie médiane du tendon, où elle se termine.
Cette incision, surtout externe, a l'avantage d'éviter les risques de reproduction de l'attitude vicieuse en adduction si la cicatrice se rétracte ultérieurement.
On reconnaît immédiatement le tendon d'Achille que l’on découvre complètement en faisant récliner par un écarteur la lèvre interne de la plaie cutanée.
On libère les deux bords du tendon, et particulièrement le bord interne, et l’on écarte fortement tout le paquet vasculo-nerveux tibial postérieur; on peut alors inciser obliquement tout le tendon d'Achille, cette section ayant la même direction que celle de la peau.
Dans les cas de pieds bots récidivés, chez lesquels la ténotomie a déjà été faite antérieurement, il est nécessaire de disséquer sur une certaine étendue Île chef supérieur parce que le tendon a des adhérences avec sa gaine qui limitent le redressement.
c) Section du ligament postérieur. -— La section du tendon d'Achille a pour effet de permettre au pied de se fléchir jusqu’à l’angle droit. Mais pour peu que la correction soit diflicile, elle ne permet pas un abaissement bien complet du talon. Il faut alors poursuivre l'opération en faisant la section des ligaments postérieurs.
Au fond de la plaie qui résulte de la section du tendon d'Achille, on cherche avec la pointe du bis<