TRAITEMENT LOCAL
La conduite du médecin sera diftérente suivant le milieu où il opèrera.
A l'hôpital, il se trouvera en présence d’une médication très riche, mais bien souvent impuissante contre le phagédénisme, toujours à craindre dans ce milieu. Lorsqu'on étudie les nombreux remèdes préconisés (on pourrait en dire tout autant pour d’autres maladies), il semble que beaucoup de thérapeutes n'aient envisagé le traitement qu'uniquement dans leur cadre, c’est-à-dire à l'hôpital. Cela s'explique, si l’on songe qu’autrefois le chancre mou, grâce à sa rareté, pouvait être hospitalisé. Actuellement, c’est tout différent et un grand nombre de remèdes sont inapplicables, car l’on n’hospitalise plus sauf dans l'Armée et la Marine, à ce sujet il faudrait que cela soit fait dès l’apparition du chancre et non attendre sa signature : le bubon plus que mûr. Combien de journées d'hôpital, pour suppuration intarissable, seraient économisées ; l’immobilisation précoce et indispensable pour prévenir cette complication ne pouvant être obtenue en pratique dans une infirmerie.
Ure distinction doit être faite suivant que le malade vient consulter au cabinet du médecin ou dans un dispensaire et dans les deux cas, il importe de savoir s’il pourra venir régulièrement se faire traiter ou seulement de temps en temps à cause de ses occupations. Si cette dernière éventualité peut, à la rigueur, passer pour le client du cabinet, car, en général, étant d’une condition sociale plus élevée, il