‹ Sur le Traitement du TétanosChapitre 15 sur 32 · PRIT · texte numérisé non relu

PRIT

par balle de fusil avec orifice de sortie un peu en avant de l'oreille. Légère suppuration. Le malade est en état de choc et ne peut guère donner de renseignements précis.

Le jeudi 24 septembre, 9 à 10 jours au plus après la blessure, douleurs dans les masses lombaires. Aucun autre symptôme.

Le 25 du trismus apparaît, intense d'emblée; tétanisation des abdominaux, puis des muscles des jambes dans la journée. Rien autre. A 18 heures on fait 20 cc. de sérum et 6 ce. de la solut. à { p. 200 d'acide phénique (3 centigr.). Le soir le pouls est calme à 68; vers 21 heures les masses cervicales se prennent, puis les dorso-lombaires. On refait 3 centigr. de phénol et on donne 3 gr. de chloral en lavements.

Le 26, après une nuit calme, le malade, dès 11 heures, a des crises paroxystiques que calme le chloral. La raideur est généralisée à tous les muscles. Le soir, nouvelles crises. — Doses de la journée : 19 centigr. d'acide phénique (38 cc. de la solut.) et en outre 40 ce. de sérum et 8 gr. de chloral.

La nuit suivante est mauvaise. Crises violentes au cours desquelles le malade se tord dans son lit. Le 27, jusque vers 13 h., le chloral le calme, maïs le rictus de son visage indique la souffrance. Brusquement, vers 16 h. 30, suffocation, tétanisation des pectoraux, dysphagie absolue. Pouls irrégulier. Calmé un moment, cet état reprend vers 20 h. et dure toute la nuit : le malade étouffe. — Il à eu ce jour-là : 16 centigr. d'acide phénique, 8 gr. de chloral, 20 ce. de sérum tard le soir.

Le 28 le malade souffre beaucoup. Toutes les masses musculaires sont prises sauf les bras. Les mâchoires sont serrées, la déglutition est impossible. Crises subintrantes. Vers le soir le malade est à ce point tétanisé qu'on le soulève tout d'une pièce en le prenant seulement par la nuque et un talon. À la nuit les crises s'aggravent, le pouls est à 150 très irrégulier, le cœur saute, le malade étouffe : il n’a plus qu'un souffle qui semble un râle. Il est absolument condamné et on attend une issue fatale dans la nuit même. Température : 39°8. Ce jour-là le malade a reçu 8 centigr. seulement de phénol en raison des crises graves que provoquait ie moindre contact, 20 cc. de sérum et 9 gr. de chloral en lavement.

Même état avec quelques rares rémissions, la nuit suivante.

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