MARLY LE-ROI
Celait charmant, sélect etlimited; oa y faisait du sport sans spéculation, du llirl à discrétion, et le tout se terminait par uu lunch en plein air du plus pittoresque effet.
Ça n'a pas duré.
La société du « Riding et Coachiug » existe toujours, mais il y a beau temps qu'elle a renoncé à ces réunions, que tous regrettent, et que personne ne songe à renouveler.
Pour quelle raison les invitations ont-elles cesse?
Pourquoi n'envoie-t-ou plus le polit carton enjolivé dans le coin gauchi' du joli dessin du baron Finol, et si poliment rédigé : « Le Riding and Coaching a l'honneur de vous prier de venir goûter dans le petit paie de Marly-le-Roi le 2 mai (à 2 heures). »
Je sais bien que, depuis celte époque (1883), le petit parc a été repris pour les chasses présidentielles; mais là n'est pas le véritable motif, puisque d'autres réunions aussi réussies ont eu lieu à la Marche avec un égal succès, et il n'est pas douteux qu'en réunissant n'importe où la même assistance on aurait obtenu le même résultat.
Certes, le décor était séduisant, la route agréable, niais les propriétés privées dont l'accès est aussi facile sont nombreuses aux environs de Paris, et l'on n'aurait eu l'embarras que du choix pour trouver sinon mieux, — c'était parfait, — m:tis du moins aussi bien.
Je crains que ce ne soit à de lâcheuses considérations d'économie qu'il l'aille attribuer la suspension prolongée de ces réunions certainement très regrettées; si limitée que fût l'assistance, les frais supportés par un petit nombre, et qu'aucune recette ne venait compenser, atteignaient un chiffre considérable et devaient, avec le succès, augmenter de jour en jour. Com-
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ment résister, en effet, aux sollicitations des amis qui viennent demander des invitations pour de jolies femmes chez lesquelles on a soi-même dîne, danse, soupe, — sinon davantage ! — et les amis des amis... Les promoteurs de l'idée ont été effrayés par la perspective d'une ruine assurée et proebainc. On avait offert un lunch, les invités y comptaient, impossible de le supprimer, et en le conservant on se heurtait à des difficultés qui auraient rendu indispensable un nouveau miracle de la multiplication du pain et du vin; et, dans ce siècle d'incrédulité, il aurait été téméraire d'y compter.
C'est dommage que ce soient précisément les choses les plus agréables qui durent le inoins : songez depuis combien de temps déjà nous subissons les charmes du régime républicain, et considérez d'autre part que nous n'avons pu obtenir plus de cinq ou six de ces réunions ; et pourtant quel empressement à leur début, et comme l'institution semblait définitivement fondée 1
Que de noms connus parmi les gentlemen, des vrais, qui se disputaient les prix, bien modestes cependant!
Copions au hasard un compte rendu de l'un de ces meetings dans la Viesportive, — encore une institution disparue, — celledu 2 mai 1885, qui, si je ne me trompe, a été la première : « Le décor est très pittoresque ; les ruines « du château comme foud et les royales chênaies de la forêt comme enca- «drement; en bas, la pièce d'eau et l'abreuvoir; à l'horizon, les coteaux " verdoyants de Boisprcau.