‹ Sur le turfChapitre 22 sur 42 · SI · texte numérisé non relu

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t> Une dizaine de mails-coachs viennent prendre rang aux ruines mêmes "du château, près de la ferme qui remplace aujourd'hui les communs du « siècle dernier...

« Vers deux heures et demie, les préparatifs des courses commencent : «l'aménagement est d'un rustique voulu.

« Une perche fichée en terre, en face une chaise de paille sur un petit « tertre, voilà le poteau d'arrivée, voilà la tribune du juge où s'installe le « prince de Sagan.

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« Douze cavaliers se présentent au pesage, dont l'installation n'est pas « moins primitive.

« Les concurrents font un premier lour de la piste, montent à travers les « labonréset finissent dans la ligne] droite après une rivière, une barrière fixe « et une claie.

« Deux d'entre eux restent en route, le duc de Morny et M. Raoul de « (îontaut.

« Une vive émotion se produit quand on voit M. de Gontaut rester à terre «sans connaissance; heureusement il n'est qu'étourdi... Mais le pauvre « French, le héros du Concours hippique, s'est cassé la jambe daus sa chute, « et ou l'emmène sous bois pour l'abattre hors de la vue de l'assistance.

« Finalement le vicomte de Pully passe le premier devant le juge, précék daut le comte de Lindeman... Daus la seconde épreuve c'est M. Adolphe « Abeille qui l'emporte contre le marquis de Castellane. »

A ces noms il convient d'ajouter ceux des vaincus de ce jour-là.

Comte Martin du Mord, Maurice Foache, Frédéric Mallet, le pauvre Torrance tué à la Croix de Berny, prince L. Murât, M. IV. -K. Thorn, Henri

Couturié, baron Roger, Jules Pastré, vicomte d'Ivernois, duc de Moray, Raoul de Gonlaut et bien d'autres qui n'hésitaient pas a risquer la forte tape personnelle et les lâcheuses fractures des jambes de leurs chevaux favoris, dans le seul espoir de gagner devant une assemblée de choix, il est vrai, un objet d'art plutôt quelconque, ou une aquarelle qui le plus souvent ne rappelait que très vaguement le faire magistral de Leloir ou deFortuny. C'était charmant, élégant, intime. Ça n'a pas duré.

Soi la route de Mûri] .

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— Comment, disait-oD à un propriétaire de chevaux de steeple-cLase, après une course où son champion avait été baltu par la sottise du jockey, comm 'rit ne faitesions pas mouler par des garçons intelligents?

— C'est, répondit-il, que s'ils étaient intelligents ils ne monteraient pas.

SUR LE TURI'.

— Savez-vous ce que c'est qu'un jockey '.'disait un entraîneur qui n'aime pas essai er ses chevaux avec d'autres artistes que ses propres garçons. — l'n jockey c'est un homme qui, pour quarante francs, vient le matin monter voire cheval, le bousculer, et vous dire qu'il a une mauvaise bouche.

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