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DIEPPE

Quelqu'un qui aurait mission de décerner un prix de beauté à l'un des hippodromes de Normandie serait certainement fort embarrassé : Deauville est le plus élégant, Caen le plus étendu, Cabourg le plus familial, Bernay le plus provincial, Lisieux le plus profondément normand; mais je crois que c'est à celui de Dieppe qu'il conviendrait d'accorder la palme, car je ne connais pas de paysage plus pittoresque.

Les coteaux qui l'entourent, assombris par les futaies de la forêt d'Arqués, descendent jusqu'à des prairies d'un vert éclatant, coupées par des eaux courantes d'une admirable limpidité. Tout cela a un éclat qui montre victorieusement quelle puissance de végétation peut développer la terre de Normandie. La silhouette du vieux château qui s'élève au fond de l'amphithéâtre révèle seule par ses teintes grises que toute cette verdure n'est pas seulement produite par les eaux courant à travers la vallée et que les pluies spéciales à la région, qui ont sali et miné ces vieilles murailles, y sont aussi pour quelque chose.

SLR LE TURF.

Dieppe a sa pisle de plat et sa piste de steeple-chase : de la première, il n'y a rien à dire, elle est quelconque, plutôt inférieure, comme celles de tous les endroits où le petit nombre de réunions interdit les dépenses excessives nécessaires pour la fabrication du tapis idéal qui reste le monopole des grandes sociétés.

La pisle des steeple-chases n'est naturellement pas plus soignée, mais le terrain est relativement bon, et les obstacles, bien compris, sont tout à fait favorables aux animaux qui savent réellement leur métier de sauteurs : le grand steeple-chase est, de toutes les épreuves actuelles, celle qui rappelle le mieux les débuts du sleeple-chasing, et son parcours conserve encore la plupart des difficultés qu'on recherchait à l'origine pour mettre en lumière les qualités des premiers sujets de la spécialité.

Il y faut, sinon de vieux routiers, du moins des chevaux particulièrement adroits et résistants, familiarisés avec tous les obstacles, les jugeant bien et sachant se recevoir sur n'importe quel terrain. C'est à la réunion de toutes ces qualités, rendues rares par le dressage actuel, qu'il faut attribuer le nombre des succès qu'y ont remporté les chevaux du baron Finot. Ils savent ce qu'ils font, grâce aux procédés employés pour leur dressage, et nos lecteurs les connaissent par les révélations que nous avons empruntées à Franciscan Friar.

Les tribunes du pesnge

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