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LE CHAPITRE DES PARIS. — COMME.VT CREVE UN TUYAU

— Jouez Canule; elle esta quarante —Joue Canule, et tu me remer- — Je ne l'ai eu qu'à vingt-cinq ! Vas-y

jntre un, et c'est la gagnante... cieros... pour ton compte et remets cinq ionis pour

— Diane vient de me donner un — M<Ms beaucoup d'argent sur Canule, —J'ai dît ton tuyau à TaapEn, qu

tuyau, et je te l'apporte! C'est gentil ça? et tu seras un bon gros chien, ne l'a trouvé qu'à quatre...

— Si vous payez deui, on peut « vous eu donner pour un louis, et, ei

— Puisque les books n'en donnent — Qu'est-ce qu'il a donne?

plus, prends-le toujours au mutuel. — Soiiante-quinze centimes pour «In

œufs dans le même panier à cause de la casse possible, certains parieurs honorent de leur confiance non plus un jockey, — c'est trop fragile, — mais un entraîneur, moins exposé aux fâcheux accidents et dont les pensionnaires offrent, à raison de leur nombre, de plus fréquentes occasions de paris : la difficulté est de savoir, dans une course où figurent plusieurs de ses élèves, quel est celui auquel il porte le plus vif intérêt.

Aucuns suivent régulièrement les favoris indiqués par un journal déterminé, qui ne recommande pas les favoris officiels, toujours peu cotés, mais bien des chevaux à grosse cote qui paraissent invraisemblables aux pontifes de la performance, mais fournissent cependant de temps à autre des vainqueurs : les bénéfices sont naturellement plus rares que si l'on suit les indications des classiques, mais ils sont tellement plus rémunérateurs qu'une seule journée de succès contre-balance toute une série de désastres.

De plus fantaisistes jouent dans toutes les épreuves le même numéro du programme ; d'autres, une catégorie de noms se rattachant à un même ordre d'idées, tous les qualificatifs, par exemple, ou tous les substantifs ; certains amateurs du beaux sexe ne parient que pour des juments; des gens moins galants et plus méfiants n'admettent que les favoris mâles.

Remplaçant momentanément les émotions plus

actives du Polo par celles dn pan mutuel. On pourrait multiplier à 1 ' i h fi h i l'énuméra-

tion des procédés bizarres qu'emploient, pour engager leur argent, une foule d'originaux qui ne sont peut-être pas aussi insensés qu'ils le paraissent.

Tous les systèmes, si baroques qu'ils soient, ont, en effet, pour résultat de limiter le jeu de ceux qui les observent, et, par suite, les occasions de perle.

C'est en ce sens que la plus déplorable des méthodes est encore préférable à l'absence complète de méthode.

Le joueur qui obéit à la seule inspiration, qui recueille un renseigne-

ment à droite, un autre à gauche et veut utiliser tous les racontars qu'il enlend, qui consulte à la fois Pierre et Paul, cherche à extraire la résultante d'avis contradictoires et parie dans toutes les épreuves, peut avoir la certitude de perdre hien plus sûrement et plus fréquemment que l'amateur de systèmes qui ne s'engagera que dans certains cas déterminés : le premier a pris l'express pour atteindre le hut auquel le second n'arrivera qu'après s'être arrêté à toutes les stations du train omnibus; mais le résultat sera le même, la disparition totale des munitions monétaires préalablement rassemblées.

Celte conclusion peut paraître exagérée à bon nombre de gens qui pour-

Le choix du cbeial auquel échouer.1 l'honneur Je défendre votre argent.

raient, au besoin, citer les noms de parieurs ayant gagné et gagnant encore de grosses sommes sur les champs de courses; elle n'en est pas moins rigoureusement exacte, car les quelques chançards ayant réalisé d'importants bénéfices n'en constituent que l'exception, et, quand j'affirme que l'argent risqué en paris est perdu d'avance, il est bien entendu que je ne m'occupe que des sportsmen ou sportwomcn qui cherchent une distraction et jouent aux courses comme ils joueraient au baccara ou à la roulette, tentant d'amener avec une somme limitée une somme beaucoup plus considérable.

Sans doute, l'argent perdu ne s'évapore pas : il se retrouve dans les sacoches des bookmakers, dans le rendement du pari mutuel et dans les portefeuilles de gros spéculateurs, aussi différents des joueurs proprement dits que les ânes le sont des bœufs; on l'assure, du moins, depuis si longtemps, que cela doit être vrai.

(les derniers, je parle des spéculateurs, qui ont choisi les champs de

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