‹ Sur le vieux clavier; poèmesChapitre 29 sur 63 · L'ETREINTE · texte numérisé non relu

L'ETREINTE

Etes-vous Celle qu'on adore

Et pour qui l'on voudrait mourir ?

Celle dont on se remémore,

Sans avoir à s'en repentir,

Les tendres babils et les fièvres

Et dont on regrette les lèvres

Qui vous baisaient sans vous salir ?

Je suis enfant et veux qu'on m'aime.

Comment pourrais-je résister ?

Tes lèvres donnent le baptême Du ciel que nous voulons fêter.

Imitons la tendre cohorte Des amants, en rites hardis, Etreignons-nous et peu m'importe Que ma pauvre Chance soit morte, Si j'ai ton cœur pour paradis !

A Adrienne Béer

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