L'ETREINTE
Etes-vous Celle qu'on adore
Et pour qui l'on voudrait mourir ?
Celle dont on se remémore,
Sans avoir à s'en repentir,
Les tendres babils et les fièvres
Et dont on regrette les lèvres
Qui vous baisaient sans vous salir ?
Je suis enfant et veux qu'on m'aime.
Comment pourrais-je résister ?
Tes lèvres donnent le baptême Du ciel que nous voulons fêter.
Imitons la tendre cohorte Des amants, en rites hardis, Etreignons-nous et peu m'importe Que ma pauvre Chance soit morte, Si j'ai ton cœur pour paradis !
A Adrienne Béer