‹ Sur le vieux clavier; poèmesChapitre 40 sur 63 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Mes bons amis, ma lyre est vieille Et l'on peut s'en moquer toujours, Mais à mon cœur, la pauvre vieille Chanta mes premières amours.

Sa douceur a bercé ma vie.

Dans mon ciel elle a mis du bleu.

Malgré ma faim inassouvie Elle m'a consolé, morbleu !

Alors, qu'on me raille ou qu'on crie, Elle réveille dans mon cœur Le vieil amour de la patrie Et le respect de la douleur ;

Village aux bords de la rivière, Colline au vignoble vermeil, Paix et parfums du cimetière.

Vieux murs qu'a brûlés le soleil,

Vous vous reflétez en mon âme.

Par vous, j'ai compris la Beauté..

Pour Elle, je refais ma gamme.

Ma gamme de naïveté.

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