LE BAISER
Si j'ai ton baiser, que m'importe D'être déchiré par l'amour, Je veux t'avoir vivante ou morte Et t'étreindre comme un vautour.
Entre dans mon triste repaire.
Raille la faim, raille l'effroi.
Je vais éventrer ma chimère Pour t'offrir un festin de roi.
Et, si tu n'es pas assouvie.
Pour payer ton dernier baiser.
Je saurai te donner ma vie Moi, que les dieux n'ont pu briser.
Si j'ai ton âme, que m'importe !
Je serai le mal incarné, Le feu de ton amour l'emporte Sur la brûlure du Damné !
Et, lorsque la Mort, cette chienne, Aura dévoré ta beauté, Je serais tien, tu seras mienne, ^ Dans le lit de l'Eternité....
Poème dit par M"* Marcelle Authdair du théâtre Moncey..
' Ou : Tu seras mien, je serai tienne. Ad libitum.