‹ Sur le vieux clavier; poèmesChapitre 7 sur 63 · ELISABETH DE HONGRIE · texte numérisé non relu

ELISABETH DE HONGRIE

Le landgrave brutal reproche à la Princesse Sa bonté pour le faible et le crève-la-faim : — Redoutez ma colère et gardez-vous sans cesse, Dit-il, si, malgré moi, vous donnez un seul pain.

Un jour, Elisabeth, sachant que la famine Règne dans un taudis, à l'ombre des remparts. Met dans son tablier des pains qu'elle destine A ces gueux. Elle sort, évitant les soudards.

Hélas ! elle est surprise et'json maître réclame L'humble trésor qu'elle a caché sous son manteau Et la sainte, soudain, se souvient qu'elle est femme:

Elle ment: " - J'ai cueiUi des fleurs, près du château." Alors, le Dieu du Bien fait la^métamorphose Et change chaque pain en une rose rose.

A Marguerite Montavon

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