II. — TROUBLES DU MÉTABOLISME BASAL
Telles étaient nos connaissances Jusqu'à ces temps derniers. La bio-chimie, et la physio-pathologie du cancer, qui débutent à peine, les ont déjà grandement élargies.
La plupart des expérimentateurs anciens modifiaient en bloc le régime alimentaire des animaux observés. Is notèrent ainsi l'absence d'influence de l'alimentation carnée dans la pathogénie des tumeurs. Mais le rôle de certains corps particuliers, alimentaires, médicamenteux
ou de constitution, leur échappa. C'est de ce côté que s'orientent les biologistes actuels.
« Le cancer esk toujours constitué biologiquement avant de l'être hislologiquement » (BANG) (99), et dans cette phase de malignité biologique, dont la durée varie sans doute avec les espèces, les altérations du métabolisme physico-chimique cellulaire (A. LüumiÈRE) Jouent un grand rôle. Ces modifications du métabolisme basal et de l'équilibre ionique du plasma, les variations des lipoïdes du sang, au cours du cancer expérimental, ont été particulièrement étudiées par RÉMoND, SENDRAIL et LassaLLe (81), sur le lapin.
Bauer (100) précise que le cancer ne peut survenir sans qu'il y ait diminution de la tension superficielle des tumeurs de l'organisme.
Nous n'insisterons pas sur ces données fort intéressantes, pas plus d’ailleurs que sur la constitution chimique du tissu cancéreux, si bien mise en relief par le Professeur Ron. Leur élude nous entrainerait trop loin.
Examinons plutôt succinclement le rôle de quelques substances dans la palhogénie du cancer, quelle que soit leur origine.
Maïières protéiques, en général. Sucrura et BENEDICT (101), expérimentant sur le rat épithéliomateux, notent que la richesse ou la pauvreté du régime alimentaire en matières protéiques n'influent pas sur le développement des tumeurs. Mais l'absence de protéines diminue la rapidité de la croissance des tuméurs.
GRoëLx (102) admet comme cause prédisposant à l’évolution du cancer un métabolisme par trop intense des nucléo-protéides.