XX PREFACE
avec rennemi ! Le positivisme est 1' « ennemi » : nous n'avons donc rien à lui demander ni rien à en apprendre, puisqu^il est par définition 1' ce hérétique » ou V « erreur». Je me permets de professer une opinion précisément contraire ! En quelque matière que ce soit, je puis me passer, à la rigueur^ de connaître ceux qui pensent comme moi, mais c'est ceux qui pensent autrement dont la connaissance est utile, ou indispensable même, à l'affermissement de mes idées ou de mes croyances. On prouverait aisément, si c'en était le lieu, qu'il n'y a point d'erreur ni d'hérésie même dont l'Eglise n'ait tiré quelque utilité, — depuis Marcion et Valentin jusqu'à Luther et jusqu'à Calvin ; — et, sans doute, c'est ce que l'apôtre avait voulu dire quand il avait dit qu'il faut qu'il y ait des hérésies : oportet heereses esse ! J'oppose tranquillement cette parole à toutes les objections des théologiens contre a l'utilisation du positivisme»...