Système de politique positive, t. II, p
OU celui de la Critique de la raison pratique ont essayé d'édifier *.
Leurs leçons ne sont point demeurées vaines. Toute une école, qui compte encore de nombreux représentants parmi nous, a essayé, comme Voltaire, d'opposer les enseignements de je ne sais quelle morale « naturelle » aux commandements des religions positives ; et rénumération serait presque infinie des « penseurs )) qui, sur les traces de Rousseau et de Kant, se sont efforcés de trouver à la morale éternelle un fondement rationnel ou laïque % Il n'y en a pas beaucoup, à la vérité, qui aient essayé, comme cet économiste, ou ce politicien, de la fonder sur « la concurrence » ni, comme ce statisticien, de la « baser sur la démographie^ » I Mais, d'une manière générale, on a « méconnu l'intime dépendance de la religion et de la morale » ; et dirai-je que Ton s'est fait une gloire
1. On remarquera que c'est même là ce qui fait hésiter le jugement sur la « philosophie du dix-huitième siècle » dont on serait unanime à reconnaître le caractère négatif, si la préoccupation morale ne s'était mêlée à toutes ses préoccupations ennemies de la métaphysique et de la religion.