SES
en présence des concrétions proprement dites, et nous pensons qu'il y a lieu de les classer suivant plusieurs types. :
1° Le type Cornil-Milian à structure de granulome ; c'est celui que nous pourrons étudier plus à loisir.
>° Le type Thibierge-Weissenbach, concrétion bien étudiées par ces auteurs au cours de la sclérodermie, et présentant, du fait de leur parallélisme évolutif avec cette maladie, une allure particulière. |
Sans doute faut-il joindre à ce deuxième type de concrétions le cas unique de FEerRNET et NaHAN, qui s’en rapproche beaucoup par la structure et la localisation au niveau des doigts, mais qui a évolué, au moins jusqu’au moment de la présentation, en dehors de toute lésion sclérodermique.
Nous ne voulons pas passer sous silence que, rompant avec les divisions classiques, basées en somme sur l'étude anatomo-clinique des lésions, MM. GizBerT et PoLLEr ont récemment proposé de diviser les concrétions calcaires d’après leur nature chimique. Ils distinguent ainsi trois classes de faits, suivant que les concrétions calcaires sont formées, soit exclusivement ou principalement de Phos- phate de chaux, soit de Carbonate de chaux exclusif ou prédominant, soit encore de dépôt calcaire non déterminé. Ce dernier groupe devant d’ailleurs, d’après les auteurs eux-mêmes, rentrer peu à peu dans les deux groupes précédents, « d’autres sels de calcium que le carbonate ou le phosphate n’ayant jamais été signalés dans la peau ».
Cette classification, basée, semble-t-il, sur un signe mineur, nous paraît quelque peu artificielle. Elle ne pourrait, à la rigueur, que servir à compléter la précédente.
Elle serait de plus incomplète, puisque certains auteurs (TemæercE et WEIssENBACH, en 1910) ont signalé la présence éventuellé d’oxalate de chaux, associé au carbonate et au phosphate. S
Nous écartons aussi, dès à présent, de cette étude les cas de concrétions calcaires rencontrées au cours de la sclérodermie. Les auteurs que nous venons justement de citer ont voulu en faire une classe à part. Il n’est pas cependant absolument certain que l'influence exercée par l’état sclérodermique sur l'aspect clinique de ces productions, comme aussi sur leur évolution possible, justifie cette manière de voir. En effet, les figures histologiques de ces auteurs et d’autres encore, ne semblent pas très différentes de celles décrites par Micran à propos de ses granulomes calcaires. D'autant plus que MM. TriBEeRGE et WEISSENBACH, qui affirment ne trouver sur leurs coupes aucun des éléments caractéristiques de la lésion initiale du granulome calcaire, ont reconnu cependant avoir observé des cellules polynucléées se rapprochant de cellules géantes véritables. M. WrissevBacx même écrit textuellement en 1913: «On constate la présence d'’éléménts anormaux, d’ailleurs peu nombreux, de cellules rappelant le type des cellules épithélioïdes et le type des cellules
géantes ». :
Quoi qu'il en soit, nous croyons ne pas devoir insister davantage sur ces cas de concrétions calcaires observées chez les sclérodermiques, cas qui paraissent assez fréquents, puisque MM. Taisierce et WEIssENBACH en ont récemment publié ‘17 cas nouveaux. Ce sujet est d’ailleurs d’un intérêt réel, au point de vue de la science dermatologique, mais son étude paraît devoir constituer jusqu'ici un chapitre, ou tout au moins un addendum à l’article Sclérodermie. Rien ne prouve en effet, jusqu'à plus ample informé, et” malgré la présence signalée de certaines cellules du type des: éléments multinucléaires des granulomes, qu'il ne s’agisse en réalité de transformations évolutives ou dégénératives, qui feraient rentrer en somme ces curieuses formations dans les catégories que, de propos délibéré, nous avons éliminées,.