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M. le Pr Daxec et guérit normalement ; mais la petite tumeur, voisine du traumatisme, s’enflamme, devient bientôt douloureuse, la peau. rougit, et, le 15 octobre, le D' Montreux (de Lille) constate une ulcération avec esquille attribuée au péroné. L’ulcération augmente dé dimensions, et le malade entre à la Charité, dans le service de M. le Pr Camecor, le 7 novembre.
La plaie est alors longue de 8 centimètres sur 5 de large, environ. Examinant le malade, M. Camecor retire ce qu'on croit être une esquille, au moyen d’une spatule; on s’aperçoit alors que le fragment est très petit, en forme de fer de lance, et que sa situation est extrêmement superficielle, sans aucune fistule vers la profondeur. Le diagnostic de concrétion calcaire est posé, et le fragment envoyé au laboratoire d'histologie pathologique. Pansements au vin aromatique.
Nous voyons le malade en janvier 1930. Ses deux jambes présentent, sur toute leur étendue, des cicatrices de brûlures, en particulier à la face antérieure. À la jambe gauche, le mollet est à peu près indemne, mais le creux poplité est pris.
À la face antéro-externe du mollet droit, on remarque une ulcération de 5 sur 2 centimètres environ, à contours réguliers, ovalaires, à bords taillés à pic. Le fond de la plaie est assez bourgeonnant ; dans le bord supérieur, pointe un petit fragment calcaire. Nous faisons radiographier la jambe du malade, puis nous enlevons, pour biopsie, la petite esquille calcaire et les tissus qui l’entourent.
L'examen radiologique (M. Cnericié) montre, d'une manière indubitable, l’intégrité de l'os. Superficiellement dans les tissus du bord de la plaie, fragment calcaire opaque, de dimensions minimes (quelques millimètres).
L'examen histologique de ce cas n’a pu donner de détails précis, à cause des dimensions mêmes, très minimes, du fragment biopsié. On peut dire seulement que l’aspect général se rapproche assez bien de celui des préparations de notre observation I : cavités plus ou moins remplies de calcaire en grains et en plaques, et parois conjonclives denses, fibreuses, de tissu tendineux.
Le petit fragment prélevé a été insuffisant pour pratiquer une analyse chimique détaillée ; il s'est en partie dissous dans l'acide chlorhydrique, avec dégagement de gaz carbonique, ce qui indique-
rait une assez forte teneur en carbonate de chaux.
L'examen du sang de notre malade a été fait par M. le P' ARCHER, que nous remercions de son obligeance : le Wassermann et le Hecht sunt négatifs, le Meinicke légèrement positif.
Da) M Les urines (a litre 3/4 en 24 heures) ont été analysées par M. Pacer, qui a obtenu les résultats suivants :
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taux de phosphate bicalcique.
Volume restant insuffisant pour dosage de chaux. Le sang, analysé également, a donné les chiffres suivants :
Calcémie (Méthode de HiIRTH) ............:..... 106 millier. Phosphore (Méthode JonNEsco) ................. 0,372 0/00 P H (Méthode. colorimétrique) ..............., 7:38 0/00