‹ Sur les ferments protéolytiques des anaérobies pathogènesChapitre 13 sur 42 · DIGESTION DU MUSCLE IN VITRO · texte numérisé non relu

DIGESTION DU MUSCLE IN VITRO

Dans les pages précédentes, nous avons montré que le musele vivant se laissait digérer par les deux microbes Histolytique et Sporogène, à condition de faire intervenir pour ce dermier, une certaine dénaturation tissulaire.

Nous allons, cette fois tn vitro, essayer de renouveler ces expériences. Nous démontrerons ainsi l'intervention réelle des ferments digestifs microbiens et nous pourrons en mesurer l’activité.

Nous avons mis dans les cultures ou dans les filtrats un lambeau musculaire et nous en avons noté la fonte macroscopique. Ce muscle était soit cru, soit dénaturé par les acides, les alcalis ou par la chaleur. Pour nous assurer que la fonte musculaire était bien due à une digestion, nous avons déterminé la nature des produits formés. Enfin, nous avons mesuré l’étendue de la protéolyse musculaire.

Nous étions tenté d'étudier cette digestion sur des macérations de muscle où simplement sur la fibrine. La mise en train et l'interprétation des expériences nous paraissaient plus aisées. Mais nous nous serions trop éloigné des conditions de la myolyse èn vivo. De plus, la fibrine crue se laisse digérer si facilement que les résulfats des recherches pratiquées avec cette substance sont très contestables.

Aussi, comme tests de digestion, avons-nous pris de petits lambeaux de muscle prélevés aseptiquement sur les masses fessières du cobaye tué par saignée. Nous avons appelé diges-

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