‹ Sur les ferments protéolytiques des anaérobies pathogènesChapitre 36 sur 42 · LATE DE · texte numérisé non relu

LATE DE

fure de calcium, avec quatre gouttes de cultures de 24 heures de Sporogène ou d'Histolytique. Nous avons placé ces tubes à 37 degrés.

Sur 2 cc. 5 de liquide nous avons dosé toutes les 24 heures l'azote formol par la méthode de SŒRENSEN, et lammoniaque par la distillation en présence de magnésie légère, suivie du titrage des acides aminés. La différence entre l'azote formol initial et les acides aminés du

Fig. 16. — Amidase des cultures de l’Histolytique.

deuxième dosage nous donnait la quantité d’ammoniaque disparue pendant la distillation, et par conséquent contenue dans le milieu (On sait que la méthode de Sœrensen titre en même temps les acides aminés et l’'ammoniaque).

Nous avons établi des courbes en portant sur la ligne des abscisses les heures de séjour à l’étuve, et sur la ligae des ordonnées les valeurs de l'azote formol total ou de l’ammoniaque, exprimées en centimètres cubes de soude décinormale et correspondant à 2 ce. 5 de liquide,

ÉRCRene

Après 10 jours d’étuve, les quantités d’ammoniaque sont 6 à 10 fois supérieures aux taux initiaux. L'amidase du Sporogène paraît plus active que l’amidase de l’Histolytique. Le rapport entre les quantités d'azote aminé total et d'ammoniaque est à peu près constant. Il vaut environ 1.7 à 2.

Nous avons essayé de retrouver cette amidase en cultivant les microbes sur des acides monoaminés. Nous avons utilisé un

glycocolle 5 0/0 milieu , Que nous avons neutralisé, puis asparagine 4,4 0/0, filtré. Mais dans ce milieu pauvre, les cultures ne se sont pas développées normalement. Nous n'avons pas été plus heureux en faisant agir les filtrats sur lemême milieu asparagine-glycocolle, et il nous a été impossible de déceler la présence d’une amidase dans les filtrats. IL est vrai que de nombreux auteurs (PRINGSHEIM, ABDERHALDEN et SCHITTENHELM, DERNBY), en opérant sur l’amidase de la levure, ont signalé la difficulté de mettre ce ferment en évidence dans les liquides d’autolyse des levures.

En résumé, nous avons démontré que le Sporogène et l’His-

tolytique possédaient quatre diastases protéolytiques :

Une protéase, qui attaque l’albumine et donne des peptones ; Une {rypsine et une érepsine, qui forment des acides aminés ; Une amidase enfin, qui libère l’ammoniaque et les amines.

Ce sont là lesenzymes de l’hydrolyse. Mais il existe également des diastases de synthèse, que Danizewsky à dénommées plastéinases, et qui reconstruisent une albumine complexe avec ses produits de dégradation. On met en évidence ces diastases par le précipité qu'elles donnent sur des solutions concentrées d'acides aminés.

Nous avons recherché la présence d’une plastéinase dans les filtrats des deux microbes Sporogène et Histolytique. Nous avons fait agir les filtrats sur des solutions à 40 0/0 de peptone Derresne (riche en acides aminés), neutralisée. Nous avons dosé immédiatement l’azote formol dans les tubes témoins. Nous avons dosé l’azote formol dans les autres tubes après un séjour de 9 jours à 37 degrés.

Page 1