‹ Sur les ferments protéolytiques des anaérobies pathogènesChapitre 8 sur 42 · PA 3 / == N · texte numérisé non relu

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1 É. \ fl RE 85 7 75 8 85 9 Fig. 4. — Courbes de croissance des microbes en fonction de pH.

Les deux bacilles Histolytique et Sporogène ont à peu prèsla même courbe de croissance en fonction de l'indice pH du milieu. Une acidité relativement forte (pH — 3,0) n'empêche pas le départ de la culture, mais le développement s'arrête vite. Au contraire, l’alcalinité du milieu (pH — 9,0) arrête tout développement. L'optimum est obtenu pour un indice pH voisin du point neutre (pH — 6,5 à 7,5).

Après 24 heures d’étuve à 37 degrés, laconcentration enionsH n’a pas varié. Plus tard, elle baisse lentement (par production d’ammoniaque). Nous avons réalisé pour nos expériences de protéolyse des bouillons de culture dont la concentration varlait entre pH=—7,0 et pH —7, 6. Les filtrats que nous avons obtenus avec les cultures pratiquées sur ces milieux possédaient une concentration analogue de 7,0 à 7,6.

Ces, concentrations correspondent à un optimum de développement pour les deuxbacilles Sporogène et Histolytique. Quand nous avons voulu réaliser in vitro les conditions de la protéolyse normale de ces deux microbes, il nous à suffi, par consé-

quent, de mettre les filtrats décrits ci-dessus au contact des diverses matières protéiques.

. DIGESTION ZN VIVO

A. — INJECTIONS DES CULTURES OU DES FILTRATS DANS LES MUSCLES DU COBAYE

Notre travail a pour point de départ la constatation de la myolyse dans la gangrène gazeuse, et le souci de voir si ce phénomène peut s'expliquer par une digestion microbienne.

Personne n’a montré jusqu'ici que les anaérobies sont capables de réaliser et in vivo et in vitro cette fonte musculaire.

Pour nous assurer d’abord de la réalité du phénomène digestif, nous avons reproduit sur l’animal les lésions des gangrènes en injectant l’un ou l’autre des deux microbes Sporogène ou Histolytique dans l'épaisseur des muscles.

Nous avons utilisé des cultures pures pour ne pas compliquer cette étude de la question si discutée des associations entre anaérobies ou entre aéro-anaérobies. Nous avons eu raison puisque nos microbes se sont montrés isolément aptes à réaliser les lésions recherchées.

Enfin, en injectant seulement des doses faibles, nous avons tâché d'éviter l'intervention du facteur toxicité, pour ne conserver que l’action protéolytique locale.

Injection des cultures. — Les phénomènes accompagnant l'injection des cultures vivantes diffèrent pour les deux microbes.

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