‹ Sur les fonctions du cerveau et sur celles de chacune de ses parties, avec des observations sur la possibilité de reconnâitre les instincts, les penchans, les talens ou les dispositions morales et intellectuelles des hommes et des animaux par la configuration de leur cerveau et de leur tête (volume 2)Chapitre 19 sur 54 · XX. Sagacité comparative. ( Vergleichcnder Scharf-siivi · texte numérisé non relu

XX. Sagacité comparative. ( Vergleichcnder Scharf-siivi

Historique cle la découverte.

Je m’entretenais souvent d’objets philosophiques avec un savant doué d’une grande vivacité d esprit. Toutes les fois qu’il était embarrassé pour prouver rigoureusement la vérité de ses asset tions, il avait recours a une comparaison.

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Par ce moyen, il peignai l en quelque façon ses idées, et scs interlocuteurs étaient souvent déroutés et entraînés ; effet qu’il ne lui était guère possible de produire par ses argumens.

Dès que je me fus aperçu que cetlc méthode était chez lui un trait caractéristique, j’examinai la forme de sa tête. Je savais déjà qu’il ne fallait pas chercher les marques extérieures des forces intellectuelles parmi les organes des sentimens animaux, mais sur le front; et je remarquai, dans la partie extérieure-supérieure-moyenne de l’os frontal, une grande protubérance allongée, à laquelle je n’avais pas fait attention jusqu’à ce moment. Cette protubérance commençait dans la partie antérieure-supérieure-moyennedu front où elle était large d’environ un pouce , et se rétrécissant en forme de cône, descendait jusqu’à la moitié du front où elle touchait à l’organe do f éd ueabihté.

Je fus à la recherche d’hommes qui suivaient la meme méthode dans leurs discours ou dans leurs écrits , pour voir s’ils offraient la meme organisation. D’un autre côté, je m’informai de la marche de l’esprit des personnes chez lesquelles je remarquai la meme protubérance. Toutes mes observations vinrent confirmer la première. Je dus en conclure qu’il existe une connexion entre le grand développement de la partie cérébrale

placée sous celte protubérance , et la faculté de trouver les analogies, les ressemblances, etc. , etc.

A la même époque, j’acquis les tetes de deux ex-jésuites, l’un et l’autre prédicateurs très distingués, qui avaient réuni les suffrages de la classe instruite et du peuple. Dans leurs sermons, à l’aide de rapprocliemens , de comparaisons et de paraboles, ils rendaient clairs, et en quelque façon sensibles, les préceptes qu ils. voulaient inculquer à leurs auditeurs. Plus lard, j examinaiaussi la tête du fameux pèreBarhammer,Pl.LXXXlII, fig. 2 , prédicateur fort suivi du peuple. Les argumens n’étaient pas son genre ; mais dans un si) le (à la père Abraham ), peu noble et peu soiirné, il savait tenir en haleine l’attention de

son auditoire par de nombreuses comparaisons prises toujours des objets les plus connus dans la vie commune. J’ai vu souvent la moitié des fidèles rassemblés s’endormir, ou du moins rester très indifférons aux sermons de prédicateurs beaucoup plus éloquens, mais qui faisaient usage de raisonncmenspliilosophiques. L’esprit d’hommes peu instruits est incapable de suivre une longue série d’argumens; mais les comparaisons, les paraboles, répandent une lumière douce et bienfaisante, produisent l’effet de la conviction, et entraînent la multitude la plus grossière.

Dans ces trois tètes, la partie moyenne-aulé-

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