VI. eo
ligne, d’une ligne et demie. La preuve qu'il n'y a point de déchirement , c’est d’abord la surface intérieure tout-à-faitunie, et, en second heu, l'intégrité de petits vaisseaux sanguins quisuivent exactement la direction et le pli des filamens nerveux. |
A force de s'exercer, chacun trouvera Île procédé qui lui réussira le mieux. Mais ceux qui n'ont point de patience, ou qui ne sont pas doués d’une certaine adresse, seront toujours obligés d’avoir recours à d’autres déjà versés dans ce procédé artificiel. Les hydrocéphales offrent un excellent moyen d’observer le déplissement naturel et de se convaincre de sa réalité. Mais malheureusement les hydrocéphales qui ont déjà opéréla conviction de plusieurs anatomistes, sont encore négligés par d’autres avec une indifférence impardonnable.
Bientôt il n'y aura plus d'université où 1l n’existera un ou plusieurs individus qui auront assisté à cette opération, maintenant aussi facile
que merveilleuse.
Conclusion.
J'ai laissé intacts plusieurs points contentieux de l'ouvrage de M.Tiédemann; pour ce moment, 1 était seulement de mon intérêt de réluter ce que lui et ses partisans regardaient comme propre à renverser mes principes de l'anatomie et
de la physiologie comparées du cerveau. Mes lecteurs doivent s’étre aperçus que je me suis presque toujours emparé des observations de M. Tiédemann lui-même pour démontrer Pévidence de mes propositions ; et c’est surtout sous ce rapport que les recherches sur le cerveau du fœtus sont extrémement précieuses. |
Quant à la formation successive de diverses parues cérébrales et à lutilité de l'anatomie comparée, nous sommes parfaitement d'accord.
Quant a la physiologie comparée du cerveau , je crois avoir, en partie, accompli les vœux de M. Tiédemann. Les faits cités par lui sont devenus pour moi autant de conlirmations que la substance pulpeuse, gélatineuse, non fibreuse du système nerveux , est [a premiére sécrétée par les vaisseaux sanguins; qu'elle est toujours et partout dans la moelle épinière, dans le cerveau, dans les nerfs des sens > Un appareil, où les filamens nerveux prennent naissance, et où ils reçoivent du renfort,
M. Tiédemann, malgré son éloignement pour le système divergent et le systéme convergent du cerveau , a été forcé de reconnaître lui-même ce double rayonnement des fibrilles nerveuses, sur lequel nous avons fondé notre opinion. Ainsi tout notre différend se réduit à savoir s1 Jes fi-
brilles nerveuses des pédoncules du cerveau F
des couches optiques et des corps slriés, apres s'être épanoules dans les hémisphéres, se recourbent , sans interruption, de dehors en dedans pour former les commissures; ou bien, si la substance non fibreuse de la surface du cerveau, la substance ici dénommée corticale, donne naissance à cet autre rayonnement des fibrilles médullaires ? Comme il est impossible de prouver la continuation non interrompue du rayonnement divergent; comme la substance corticale ou non fibreuse donne partout naissance à des filamens nerveux, et que, sans ce surcroit de nouvelles substances fibreuses, la masse fibreuse des hémisphères ne pourrait pas ; surpasser de beaucoup celle des couches optiques et des corps siriés, nous avons adopté la dernière opinion, qui ; du reste, se confirme évidemment dans la commissure du cervelet, dans la commissure antérieure, etdans la grande commissure des hémisphères. |
J'ai démontré combien sont erronées les idées de M. Tiédemann sur la structure et la formation des circonvolutions du cerveau , des lamelles et des feuilles du cervelet, erreurs qui l'ont empéché de concevoir la possibilité du déplissement des hémisphères du cervelet et du cerveau.
Enfin j'ai cru pouvoir faciliter aux incrédules cette opération, en leur donnant une idée tant soit peu approximative de l'arrangement som-
maire des hémisphères du cerveau, en pliant un linge ou un papier carré, à-peu-prés de la même manière que la membrane cérébrale des hémisphéres est pliée et roulée sur elle-même. J'ai donc écarté tous les obstacles qui, aux yeux des anatomistes moins versés dans l’anatomie du système nerveux, pourraient encore jeter quelques doutes sur mes principes de l’anatomie du cerveau. Mais admettons , pour un moment, que la substance fibreuse du système nerveux ne prenne pas son origine et son accroissement de la substance pulpeuse non fibreuse ; admettons qu'il n'existe point de rayonnement divergent sortant des trois grands ganglions cérébraux, et de rayonnement convergent partant de la substance grise qui recouvre la face externe de la membrane cérébrale; admettons que tout ceci, et que le déplissement des hémisphères en ung membrane nerveuse, couverte d’une couche de substance non fibreuse , soient une chimère : qu’en résulterait-il pour la physiologie du cerveau? En résulterait-1l que telle ou telle autre partie du cerveau n’existe pas ? Que les diverses parties ne sont pas susceptibles d’un développement et d’une énergie différente ? Que les aptitudes industrielles, les instincts, les penchans et les facultés n’augmentent pas à proportion que l’organisation cérébrale est plus par-
faite ? S’ensuivrait-1l que les qualités morales et les facultés intellectuelles ne sont point innées; que leur manifestation n’est pas subordonnée aux conditions matérielles , au cerveau; que les divers instincts , les divers penchans et les diverses facultés ne sont point essentiellement différens entre eux, et exigent par conséquent des organes différens ? et ainsi de suite. |
La physiologie du cerveau nedoit pas être en contradiction avec l’analomie du cerveau ; son anatomie doit même venir à l'appui de sa physiologie. Mais la physiologie a été trouvée indépendamment de l’anatomie. Rien, dans la physiologie du cerveau, n’aété bâti sur une donnée anatomique quelconque; rien n’a été interprété par la structure ou par l’arrangement des parties cérébrales ; l'anatomie du cerveau n’a servi que de confirmation aux découvertes physiologiques. Ces découvertes sont dues uniquement à Pobservation, à l'observation mille et mille fois répétée, et ce n’est que par l’observation qu’elle peut être jugée, réfutée ou confirmée. Ainsi, au lieu d’avoir recours à des détours insoutenables, au lieu de raisonner et de déclamer , observez : la physiologie du cerveau récuse toute autre manœuvre : elle est née, elle a grandi, et elle vivra sous l'égide de observation.
Principes élémentaires de la Physiologie , par Charles Asmond Ruvozrur, etc. (1).
Après avoir rectifié les idées de M.Tiédemann, professeur justement célébre à l’université de Heidelberg , je dois en faire autant à l'égard de M. le professeur Rudolphi, qui jouit également d’une grande réputation à l’Université de Berlin. Je ne releverai de son ouvrage que les asserlions qu'il obpose à ma sr et à mon anatomie du cerveau.
Il arrive trés souvent à M. Rudolphi, comme à tous mes adversaires , de soutenir des erreurs, ou par imitation , ou par oui-dire; c’est ainsi que, $. 251, il soutient que les cerveaux des plus petits carnassiers sont le type des plus grands, qu'ils ont tous des circonvolutions; les rongeurs, au contraire, dit-il, en sont tous privés. Les circonvolutions sont les plis de la membrane cérébrale, elles auront donc lieu toutes les fois que le cerveau est tant soit peu composé. Que M. Rudolphi examineles cerveaux du kan-
(1) Grundriss der Physiologie von Karl Asmund Rudolphi. prof. d. Med. et Phisyl. d. Konnigl. Akad. d. Wiss. Zweyter Band. Erste Abthcilung. Berlin 1825.
gourou, du castor, etc., etil trouvera les circonvolutions les plus distinctes.
Ce professeur a épousé l'opinion du professeur Tiédemann, lorsqu'il regarde les circonvolutions comme simple résultat de l'enfoncement de la membrane vasculaire dans la masse cérébrale. Je viens de faire voir l’absurdité de cette idée mécanique, absolument contraire au procédé de la nature. Comment, dans celte supposition, concevraient-ils que les vaisseaux sanguins de la membrane vasculaire accompagnent partout les filamens nerveux de la substance blanche ? Mais M. Rudolphi accueille cette fausse donnée, puisqu'il croit pou-voir en inférer que ma théorie, sur le plissement de la membrane cérébrale, est contraire à l’arrangement du cerveau. « J'ai essayé, dit-il, toutes les manipulations indiquées par Gall, pour obtenir le déplissement du cerveau , et jai toujours constaté que son procédé ne peut être fondé que sur un déchirement violent, et que jamais les circonvolutions ne se déplissent d’une manière régulière et naturelle, comme il le prétend. » M. Rudolphi affirme même avoir disséqué , avec le plus grand soin, deux hydrocéphales internes très considérables, et qu'il n’a rien vu de semblable à un déplissement ; il n'a vu que l'amincissement des parties supé-
rieures du cerveau, et voici comment il explique cet amincissement: « L'action de l’eau accumulée, dit-il, n’est pas si forte vers les parües inférieures, où le crâne offre plus de résistance, en raison de sa plus grande épaisseur ; mais l’action de l’eau est plus forte contre les os supérieurs plus mobiles et qui cedent plus facilement, de maniére que les meninges et le cerveau deviennent trés minces dans ces endroits ; sur les côtés, au contraire, et vers la base du crâne , ils restent de plus en plus épais. Geci est hors de doute, et Walter, Sæmmerring, Ackermann , etc., ont eu parfaitement raison de nier le prétendu déplissement des hémispheres. »
Rien de si facile que d’augmenter la liste des hommes célèbres, et des professeurs qui enseignent à leurs élèves que le déplissement des circonvolutions des hémispheres en une membrane unie, est même absolument impossible. Ils sapposent que les fibrilles blanches se dirigent perpendiculairement vers les circonvolutions , ce qui opposerait réellement un obstacle invincible à tout déplissement; mais examinez un grand hydrocéphale , vous n’y verrez rien de déchiré ; mais vous verrez que les fibrilles nerveuses rayonnantes des grands ganglions se dirigent en divergeant en avant, en arrière, latéralement, en bas'et en haut, absolument comme
les peuts vaisseaux sanguins; qu’elles forment ainsi la couche intérieure, blanche , umie de la vessie cérébrale. Les eaux vidées, vous plisserez et déplisserez cette même membrane, sans déranger aucune fibrille, sans en déchirer aucune, puisque vous ne faites que plisser ou étendre la membrane , résultat du déplissement opéré naturellement par l'action du liquide épanché dans les cavités des hémisphéres.
Ceux qui ne réussissent pas dans cette opération artificielle, ont le droit de dire qu'ils n'ont pas pu s’en convaincre abandonnés à leur propre adresse; mais à les entendre, ils ont Pair de n’accuser d’imposture et de charlatanisme. Eh ! bien, je répète ceque j'ai dit dans la discussion sur le même sujet, dans l'ouvrage de M.
Tiédemann; j'invite MM, Sœmmerring, Rudolphi, Blainville, etc., etc., à venir voir de leurs propres yeux ce déplissement si inconcevable, et dans l’espace d’une demi-heure 1ls seront en état d'effectuer ce déplissement avec autant de promptitude que moi-même; ce qui arrive heureusement aux nombreux jeunes médecins qui ne s’imaginent pas assez savans pour pouvoir mépriser impunément l’une des découvertes les plus importantes en anatomie. Si, méme dans deux hydrocéphales très considéra-
bles, M. Rudolphi n'a pas pu découvrir le deé-
plissement des hémisphéres, après en être si bien averti, qu’il se rappelle le dicton de Vicqd'Azyr : que pour bien voir en anatomie, 1l faut quelque chose de plus que deux yeux. Le professeur Walter de Berlin s'était aussi étayé sur des hydrocéphales dont nous avons vu tous les crânes entiers, non ouverts dans son muséum.
$. ,292, M. Rudolphi met encore en doute si les nerfs de la colonne vertébrale prennent leur origine de la substance grise placée dans l'intérieur de la moelle épinière. 11 faut bien lui accorder qu'il n’a pas vu non plus ce fait anatomique ; mais, nous autres nous l'avons vu, et si bien vu, qu'en arrachant avec précaution des faisceaux nerveux un peu forts des sillons longitudinaux, d’où ils sortent, il leur reste adhcrent un petit bulbe de cette même substance grise. Il n’y a qu’une seule loi pour la naissance et pour l’accroissement des filets nerveux :
partout ils naissent et se renforcent dans la substance grise non fibreuse ; vous voyez cela évidemment dans la protubérance annulaire , dans les soi-disant couches optiques et les corps striés, dans le bulbe du nerfolfactif, dans la bandelette grise pour le nerf auditif, étoféte, Et pour vous rapprocher davantage de la moelle éplmére , vous verrez, de la manière la
plus disuüncte, la troisième paire former leur tronc des filamens qui sortent en convergeant de la substance noirâtre placée dans l’intérieur de la bifurcation des jambes ‘cérébrales. Enfin pourquoi existe-t-il toujours un amas plus considérable de substance grise où les nerfs de la moelle épinière tirent leur origine , et pourquoi la quantité de cette substance grise, non fibreuse, est-elle toujours proportionnée à la grosseur des nerfs qui en sortent ? Mais j'oublie que ces renflemens , dont le système nerveux pour le mouvement volontaire est composé depuis la chenille jusqu’à l'homme, n'ont pas pu être vus non plus par un grand nombre d'anatomistes très célèbres, et que cette même substance grise n'ayant d’abord que la consistance d’un fluide transparent, n’a pas été reconnue pour telle par M. Tiédemann ?
C’est surtout $. 253, que M. Rudolphi décèle son savoir sur l’organisation du cerveau. Il admet que les fibrilles arrivent, dans des directions variées, à la protubérance annulaire ; que de là elles se continuent dans les couches optiques , dans les corps striés et dansles masses latérales du cerveau. Puis il croit que les fibres horizontales de la grande commissure,se rendent dans les hémisphères ; que de cette même commissure descendent les lamelles de la cloison vers
la voûte, qui forme elle-même plusieurs connexions moyennant ses dépendances ( Witseinen Sckenkeln);quele cervelet organisé d’une manière toute particulière, se plonge dans la protubérance annulaire | moyennant plusieurs bandes horizontales ; que ce même cervelet s’approprie une partie des fibrilles de la moelle épimiere , et se Joint au cerveau moyennant des fibrilles et des lamelles particulières. « Enfin, dit1l, si nous considérons les tubercules quadri-jumeaux etleurs liaisons ; si nous considérons la glande pinéale avec ses prolongemens ; si nous considérons l’appendice du cerveau , etc., etc., nous y voyons un tel enchaïinement de fibrilles, qui nous autorise d'autant plus à en attendre beaucoup, que ces mêmes fibrilles ne changent jamais de direction. D'un autre côté, je crois y trouver un argument tres important pour l'unité du cerveau; car ici il existe un bien plus intime entrelacement que dans les fibrilles musculaires des cavités du cœur, et nulle part elles sont séparées, comme les cavités et les oreillettes de celui-ci. »
L'on voit comhien les idées de M. Rudolphi, sur l’organisation du cerveau , sont défectueuses et embrouillées. Nulle suite dans la direction des fibrilles nerveuses ; tantôt 1l considere le cerveau du haut en bas, tantôt du bas en haut ;
nulle loi d’origme ou de renforcement de la substance blanche fibreuse; en général, des notices vagues , erronées, vacillantes, contradictoires , indigestes ; et aprés avoir parlé de diverses parties tres distinctes, trés séparées les unes des autres; aprés avoir reconnu les différentes directions deleurs fibrilles; aprésavoiravoué que la direction de ces mêmes fibrilles est exactement la même; après avoir cité plusieurs fragmens trés distincts, très séparés les uns des autres, il tombe, comme du ciel, dans la conclusion que le cerveau n’est qu'un seul et même organe dans toutes ses parties, où tout est mêlé, confondu , concentré en une masse unique uniforme! Cette fameuse logique me rappelle celle” de M. Richerand dans ses nouveaux élémens de physiologie, huitième édition, t. X, pag. 166. Aprés avoir dit qu’on doit conjecturer, avec, beaucoup de vraisemblance , que chaque perception, que chaque classe d'idées, chaque faculté de l’entendement est attribuée à telle ou telle parte du cerveau; aprés avoir soutenu quil est impossible d'étudier un arrangement aussi combiné de diverses parties intégrantes du cerveau, et de penser qu'aucun dessein n’y'est attaché , et que cette division de la masse cérébrale, en tant de parties distinctes, et si diversement configurées , n’est pas relative à la part
différente que chacune doit remplir dans l’artifice de la pensée; aprés tout ceci, M. Richerand ÿ a aussi trouvé un fort argument pour prouver la frivolité de ma doctrine de la pluralité des organes cérébraux. C’est ainsi que les grands génies se rencontrent dans tous les temps et dans tousles lieux !M. Rudolphidit, comme M. Richerand , dans une note au même paragraphe, que dans les divers individus, certaines parties du cerveau sont plus ou moins développées , et que les différences des dispositions et des facultés dépendent probablement de ces modifications de développement des diverses parties cérébrales. Ce langage n'est-il pas équivalent à l'aveu que les diverses parties intégrantes du cerveau ont chacune une fonction différente ? Nonobstant cette vacillation, M. Rudolphi persiste, $. 263, à nier que le cerveau soit un agrégat de différens organes. Il ose dire qu'il a comparé les signes extérieurs des organes avec les circonvolutions qui y Sa pen et que cette comparaison lui a montré que tantÔE plusieurs circonvolutions appartiennent a une même fonction, et que tantôt les fonc- Uons d’autres circonvolutions sont inconnues. Nous aussi, nous ayons comparé trés souvent la forme extérieure d’un organe avec la partie cérébrale , dont le développement considérable
produit cette forme, et nous avons toujours trouvé une parfaite correspondance de lune avec l'autre, comme je l'ai dit dans plusieurs endroits de cet ouvrage; mais j'ai aussi ,dit que je ne connaissais pas encore les fonctions de toutes les parties cérébrales ; que par conséquent il restait encore des découvertes à faire ; enfin , plus d’une fois j'ai avoué qu'il m'était encore impossible de circonscrire avec exactitude l'étendue de chaque organe; j'ai même employé cette circonstance contre ceux qui ont cru, qu'en enlevant telle ou telle partie cérébrale, ils pourraient parvenir à en connaître la fonction. |
« Que l’on montre à Gall, continue NL. Rudolphi, les organes du vol, du meurtre fdu sentiment religieux , séparés de la masse cérébrale, certes il neles connaîtra pas. » Que l’on montre à M. Rudolphi des fragmens de la moelle épinière ou de la moelle allongée, certes il ne les connaîtra pas; il est pourtant bien démontré que la moelle épinière et la moelle allongée sont des agrégats de nerfs différens. Mais encore cet argument m'a servi pour démontrer qu’il est impossible de connaitre, par l'inspection du cerveau, la fonction d’une partie cérébrale quelconque. |
Lorsque M. Rudolphi parle des différentes
foncüons de la glande pinéale, des corps striés, il admet implicitement la pluralité des organes cérébraux. D'un autre côté, malgré ma réponse la plus précise à ses anciennes objections, il n'a pas encore pu comprendre la différence qu'il y a entre le complétement d’un organe, et les divers appareils qui concourent à former cet organe. Celui qui attribuerait une autre fonction aux diverses origines du nerf visuel, que celle de concourir à la formation du nerf visuel lui-même, au bulbe du nerf olfactif une autre fonction que celle de concourir à la formation du nerf olfactif lui-même, ferait voir qu'il est tout-à-fait étranger auxtlois de l’organisation du système nerveux. |
Dans les notes au même paragraphe, M Rudolphi vie encore, commeautrefois, que les cerveaux des animaux soient moins compliqués que celui de Phomme; et K. 225, 1l avait soutenu que chez les animaux la partie cérébrale située derrière le front, et une grande parte des lobes postérieurs, manquaient. Onne saurait se fourvoyerde cette sorte que quand on s’est engagé dans une fausse route. Pour toute réponse, je renvoie M. Rudolphi au tom.IlI, pag. 368, éditionin-$°., et tom. II, pag. 367, édition in-4°.
On a beau démontrer aux adversaires de la pluralité des organes, qu’à commencer par les