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espèces les plus basses jusqu’à l'homme , le cerveau va toujours en se compliquant de plus en plus; om a beau leur montrer le cerveau des poissons, des amphibies, des mammifcres, et parmi ceux-ci , les cerveaux des espèces inférieures et ceux des espèces supérieures; les cerveaux des carnassiers et des frugivores; on a beau leur montrer le cerveau d'un singe , où les circonvolutions antérieures et latérales sont beaucoup moins nombreuses que dans l'homme; en généra], on a beau leur prouver, par anatomie comparée, que les cerveaux des animaux sont d’autant moins cemposés, ou qu’il y a autant de mutilations naturelles dans leurs cerveaux , que leurs instincts, leurs penchans et leurs facultés sont moins nombreux : s’opiniätrant à expliquer la simplicité du 7207, ils ne voyent dans tous ces faits incontestables qu’une diminulion d’une masse cérébrale qui, selon gux, est absolument la même, affectée à une méme fonction dans toutes ses parties, chez tous les animaux et chez l’homme. M. Rudolphi sappuie aussi sur le cerveau de Pembryon lorsqu'il manque encore de circonvolutions. J’admettrai cette preuve aussitôt que M. Rudolph: m'aura montré un cerveau d’embryon qui ait joui d’une qualité morale ou d’une faculté intellectuelle. Si toutefois M. Rudolphi veut rappeler
les cerveaux des embryons ,1l doit se rappeler aussi que MM. Carus et Tiédemann prouvent précisément par-là la composition plus ou moins variée de divers cerveaux d'animaux , et qu'ils soutiennent que le cerveau du fœtus parcourt successivement les divers degrés de composition de différentes espèces d'animaux , jusqu’à ce que du cerveau, qui serait, par exemple, celui du poisson , il parvienne, par le développement successif de nouvelles parties, à l’état du cerveau humain.
C’est ainsi que M. Rudolphi se flatte d’avoir réfuté mes preuves anatomiques pour la plural:té des organes. Cependantil a passé sous silence non-seulement une troisième preuve, mais aussi un grand nombre d’objections avec mes réponses,
Parmi les preuves physiologiques, il r’admet pas que les instincts , les penchans et les facultés essentiellement différens exigent des organes différens. « Qui sait, dit-il, qui peut affirmer si cela estnécessaire , et à quoi l’esprit a besoin de diverses parties cérébrales ? Peut-être un cerveau plus grand étant un appareil plus puissant, Jui suffit.» L'appareil cérébral est plus pesant, plus puissant dans l’éléphant, dans le marsouin ; M. Rudolphi aurait-il mesuré l'énergie de leur esprit ? Ne pourrait-on pas demander avec au-
tant de raison , comme le soutiennent les métaphysiciens , qui sait, qui peut affirmer si l’esprit, cet agent prétendu indépendant, a besoin d’une masse cérébrale quelconque ? Un philosophe transcendant avait assuré, sur la foi des connaissances qu'il avait de l'âme, que l'âme de Newton aurait opéré les mêmes merveilles dans le cerveau d’une grevouille. M. Rudolphi ne le pense certamement pas, vu la faiblesse de Vappareil. Il ne veut pas non plus que l'on compare les bêtes avec l’homme. Il nya, selon lui, que l'âme des animaux qui ait besoin de diverses parties cérébrales pour Ja manifestation de leurs diverses aptitudes industrielles, leurs divers instincts, etc. Pour l’homme, le Créateur aurait pu, aurait peut-être du se passer d’unir son âme à cette vile matière inerte.
J'ai dit, comme seconde preuve physiologique ;, qu'une espèce d’animaux est douée de qualités et de facultés dont une autre espèce est privée; ce qui serait impossible , si toute a masse du cerveau n’était qu'un seul organe , ou bien si chaque fonction essentiellement différente n’était pas propre à une partie cérébrale particulière: « Mais, dit M. Rudolphi, ces parties particulières nese laissent nulle partdémontrer.» Ce professeur fait voir par-là qu'il n'a jamais comparé deux cerveaux de deux espèces diffé-
rentes d'animaux. Qu'il compare les cerveaux du chien et du chat, ilverra un nombre tout différent de circonvolutions , un arrangement tout différent; qu'il comparele lobe moyen du cerveau du bœuf, le lobe moyen du cerveau du chien , du loup, du tigre, etc. ; qu’il compare le cerveau de la poule avec celui du corbeau , le cerveau du pigeon avec celui de l’épervier, et sil ne trouve pas partout la cause matérielle cérébrale de la différence de leurs instincts d’après mes découvertes; si toute l'anatomie comparée ne lui décéle pas différence de cerveau où ily a différence d’instinct, Je me consolerai de son aveuglement en disant : 20: omnes omnia possumus.
Il ne s’agit pas ici des modifications d’une même qualité, par exemple, du chant des diverses espèces d'oiseaux ; il s’agit d’instincts, de penchans, de facultés essentiellement différens, tels que je les ai déterminés. Y a-t-il un seul organe dans lorganisme vivant qui préside à deux fonctions essentiellement différentes ? le nerf auditif voit1l? les reins secrètent-ils Ja bile ? l'estomac respire-t-il ? Là, je vois un animal qui n’a pas d’yeux, j'en conclus qu'il ne voit pas ; je ne trouve pas de nerf olfactif dans un autre , et j'en conclus qu’il est privé de l’odorat, etc.; et si je vois des espèces différentes d'animaux dont les unes construisent, et dont.
les autres ne construisent pas; dont les unes chantent, et dont les autres ne chantent pas ; les métaphysiciens trouvent mauvais que je suppose aux unes des organes , dont les autres sont privées |
« Si ces organes existaient , ajoute encore une fois M. Rudolphi , les animaux ne sauraient être changés par l'instruction. » Comme j'ai amplement répondu à toutes ces objections, je renvoye le lecteur aux volumes antérieurs, à charge maintenant, à M. Rudolphi, de prouver que toutes les espèces d'animaux, ou ont une àme ; un esprit différent, ou qu’elles possèdent toutes, soit par la nature seule, soit par l'instruction , essentiellement les mêmes qualités et facultés toujours proportionnées , quant à leur énergie ; à la masse d’un cerveau homogene dans toute son étendue.
Ma troisième preuve physiologique : les qualités et les facultés qui se trouvent chez tous les individus de ia même espèce, existent chez ces mêmes individus à des degrés très différens ; ce qui ne peut s’expliquer que par le différent degré de développement et d’activité des différens organes de ces qualités ou de ces facultés. « Mais, y oppose M. Rudolphi, nous voyous dans tous les individus de la même éspèce les mêmes parties cérébrales; et nous ne
voyons de différence que quant à la masse en général, ou dans certains endroits. » Dans cette objection , M. Rudolphi a l'air d’avouer que le cerveau est seulement le même dans les divers individus de la même espèce, et non dans toutes les espèces , comme 1l vient de le soutenir. Il a raison ; puisque les qualités et les facultés sont essentiellement les mêmes dans les individus de la même espéce, leur cerveau doit être essentiellementle même. Il a encore raison quand il ditque l’on nevoitde différence, que quant à la masse en général, ou dans certains endroits, c’està-dire, dans certaines parties : cela veut dire que tels ou tels organes sont plus ou moins développés , selon que certaines qualités ou certaines facultés de ces individus sont plus ou moins énergiques. Déjà une fois M. Rudolphi a fait cet aveu : comment un tel effort de conscience s’accorde-t-il avec ses dénégations si formelles sur le même objet ?
Ainsi contraint de faire quelques concessions quasi par surprise ; M. Rudolphi se soulage en disant , qu’on ne connaît pas la signification de ces différences individuelles. Personne ne disputera cela à M. Rudolphi, pourvu qu'il ne parle que de lui et des adversaires de lorganologie ; cependant ces différences ont une signification : ne vaudraient-elles pas la peine que les
physiologistes et les anatomistes s’en occupassent ? Et si M. Spurzheim, si moi et tant d’autres affirmons avoir appris à interpréter ces différences de développement de diverses parues cérébrales, ne conviendrait-il pas, au lieu de nier avec une orgueilleuse insouciance des rapports si intéressans, d'examiner sans prévention, jusqu'à quel point l'observation confirme mes prétendues découvertes ?
Dans ma quatrième preuve, j'ai développé la proposition suivante : dans le même individu les différentes qualités primitives et fondamentales existent à des degrés différens ; ce qui encore ne pourrait avoir lieu, si chaque qualité primitive ne dépendait pas d’un organe particuher.
« Mais, dit M. Rudolphi, dans la régle, cette différence de penchans et de facultés n’a pas lieu. Quiconque possède un génie éminent, par exemple Goëthe, a réussi dans la dermière perfection en tout ce qu’il entreprend avec ardeur, tandis que la tête faible ne se signale en rien. On parle de grands musiciens qui seraient trés bornés sous d’autres rapports; mais si réellement ils étaient grands musiciens, ils ne seraient pas bornés sous d’autres rapports;.ils ne vivent peut-être que pour la musique, et négligent de se perfectionner dans d’autres objets. L'astucieux juge que les autres sontimbécilles, puis-
qu'ils ne s'occupent pas de ses ruses ou qu ils les méprisent. Il existe toujours une certaine égalité de facultés et de penchans, pourvu qu'on ne juge pas d’après les avis légers de la multitude.»
D'après les avis légers de la multitude, M. Rudolphi a encore un peu raison dans cette objection. Il est sûr que ceux, et même les plus grands génies, qui s'appliquent exclusivement à un seul objet, sont nécessairement bornés sous d’autres rapports. Dans cette manière de s'exprimer, la multitude confond ordinairement le savoir, l'instruction ou l'érudition avec les talens innés. Les plus grands musiciens peuvent ignorer les premiers rudimens de l’histoire ; les plus grands poètes peuvent totalement ignorer les premiers rudimens des mathématiques , et ainsi de suite; mais ce manque de savoir ne prouve pas que ces musiciens, que ces poêles ne soient pas Capables d'apprendre l'histoire et les mathématiques. L’on ne peut pas nier non plus qu'un génie éminent, comme on entend ordinairement le génie, ne puisse réunir plusieurs dispositions éminentes, et exceller dans plusieurs choses, même très disparates ; preuve : Goëthe, Haller , Voltaire, etc., etc. N'oublions pourtant pas que plusieurs occupations , en apparence trés disparates , exigent a-peu-près l’em-
ploi des mêmes forces morales etintellectuelles. La faculté d'observation , la force st la prompütude du jugement , la prudence et la circonspection , la connaissance exacte des données exlérieures constituent également le génie du médecin , du général, du diplomate, etc.
Mais rien de plus vrai, de plus constaté que le différent degré de penchans et de facultés dans le même individu. Pas un seul homme, pas un seul animal ne fait exception. En exposant celle preuve, j'ai d’abord rappelé la force différente de nos sens extérieurs. Le même individu qui a la vue la plus perçante , peut avoir l’ouïe ou lodorat trés faibles. Le chien le plus hargneux , qui cherche dispute à tout le monde, n’a souvent pas le moindre penchant pour la chasse; un autre, au contraire, est la bête la plus douce, la plus pacifique, et brûle du désir de chasser et de tuer; une chienne sans courage, sans instinct pour la chasse , se voue avec passion à ses petits ; une autre les abandonne avec indifférence, et défend la vie de son maître au risque de la sienne. Si M. Rudolphi nie ces faits généralement connus dans toute l'Histoire naturelle, n’est-on pas fondé à lui refuser, à côté de son inépuisable érudition, l'esprit d'observation, ou n'aurait-1l Jamais vécu avec aucun animal ?
Chez les animaux, il ne dira pas au moins que, peut-être, tel chien, telle chienne, tel cheval, tel chat ne respirent que pour un seul objet.
Les animaux, prétend M. Rudolphi, ne prouvent rien pour l’homme; les animaux , à la bonne heure , ont besoin de plusieurs organes pour la différence de leurs intincts; lesprit de l’homme, qui sait s’il a besoin d’organes ?
Ilestinutile de s’'appesantir encore une fois sur ce dernier point; mais voyons sil’homme présente les mêmes phénomènes que les animaux.
Si jamais vous avez été père ou instituteur , vous devez avoir fait la remarque que tel enfant , tel élève , a certaines dispositions morales ou intellectuelles prédominantes, sans qu'on puisse en rendre raison ni par une éducation , ni par une application exclusives précédentes ; que, dans beaucoup de cas, il est même impossible de détourner les enfans de leurs goûts naturels, et de leur en inspirer d’autres; c'est même le premier fondement d’une bonne éducation, de connaître et de mettre à profit les dispositions les plus prononcées des élèves.
Tous les jours on voit des jeunes gens qui ont une étonnante facilité d'apprendre par cœur, et qui manquent d'intelligence; d’autres se disünguent sous le rapport de l'intelligence, et ont beaucoup de peine à mémorer : un tel
à une mémoire étendue pour les dates, et n'en a point pour les localités : un autre oublie le souvenir des personnes, et se rappelle un concert, etc., etc. C'est ainsi qu'il n’y a pas un individu, quelque médiocre ou quelque génie qu'il soit, qui ne donne un démenti à l’assertion de M. Rudolphi.
Au surplus , si ce professeur pouvait se résoudre à observer l’organisation du cerveau et de la tête, il verrait tantôt un individu chez qui la région antérieure a acquis un trés grand développement , la région postérieure au contraire un très petit ; tantôt il verrait un autre individu , chez qui tout le contraire a lieu; il verrait d’autres individus chez qui telle partie cérébrale est très prédominante , tandis qu’une autre partie est restée en arrière pour son développement. Seul moyen d'expliquer la différence de penchans et de facultés chez le même individu, et qui nous dispense de renvoyer aux biographies de tous les grands hommes, et d’avoir recours à des peut-être, à des sophismes , à des assertions et des dénégations gratuites.
Enfin, puisque M. Rudolphi convient qu'il y a des génies et des sots , et que ces derniers ; avec tous les soins possibles, ne sauraient sortir de la médiocrité, est-ce à un bon ou mauvais caprice de leur esprit, qui, peut-être, n’a pas
besoin d’organes, qu’il faut attribuer cette différence ? Quant aux génies, M. Rudolphi soutiendra-t-il, avec M. H. ou Z., collaborateurs du Journal des Débats, que ce sont les pères, les instituteurs, les souverains qui font les grands musiciens, les grands architectes, les grands peintres, les grands poëtes, les grands généraux ?.
Cinquième preuve pour la pluralité des organes cérébraux : les fonctions essentiellement différentes du cerveau ne se manifestent simullanément, ni chez l’homme, ni chez les animaux. Les unes se manifestent constamment , tandis que d’autres se manifestent ou cessent de se manifester suivant les différentes saisons ou les différens âges, phénomènes qui ne pourraient avoir lieu, si toutes les fonctions dépendaient d’un organe unique et homogène.
M. Rudolphi reproduit au moins pour la troisième fois la même objection contre cette preuve : « L'enfant, dit-il, commence par recevoir des impressions ; ce n’est qu'après qu'il a beaucoup vu, ou beaucoup lu, qu’il peut commencer à comparer et à juger ; le jugement donc sera postérieur aux impressions , car il suppose des connaissances acquises. Il en est de même de toutes les facultés de l'esprit ; elles ne peu-
vent se développer que lorsque les conditions nécessaires de leur existence sont remplies. » Ou M. Rudolphi n’a pas lu ma réponse, T. IL, pag. 228, etc., on il ne vit que pour sa vaste érudition, qui l'empêche d’être frappé de la force de mes argumens ; ainsi, j y renvoye lui et mes lecteurs. Maintenant il ajoute, que dans le cerveau, l’un se développe aprés l'autre; par exemple, la mémoire lapremiere, sans qu'il s’ensuive une division des organes cérébraux. S1 Je consulte les lois de ma pensée, je raisonne ainsi: puisque dans le cerveau, l'un se développe après l'autre; puisque l'un peut êlre développé avant ou aprés l'autre, j'en conclus qu’une partie du cerveau est affectée à une autre fonction que telle autre partie, etque par conséquent le cerveau est un agrégat de plusieurs organes. J'ai pourtant cru m’apercevoir que M. Rudolphi s’est trouvé dans un certain embarras , puisqu'il se retire derrière l’action de Vesprit ( Geistiges W irken) , et il renvoye son lecteur à sa psychologie (Seelen Leben ). Excellent moyen pour se concilier les esprits des spiritualistes ! En attendant, l'âme me paraît être moins spiritualiste que les spiritualistes euxmêmes; elle sait que, dans la première enfance, le cerveau n’est pas encore suffisamment déve-
loppé ; c’est pourquoi elle se renferme dans une inacton absolue, À proportion que les diverses parties cérébrales se développent , elle se produit partiellement sur la scène; elle joue son rôle entier aussitôt qu’elle trouve l’entier développement du cerveau; puis à proportion que celui-ci faiblit, elle devient plus modeste, jusqu’à ce qu’à l’âge de la décrépitude elle s'éloigne enüiérement du théâtre ; quand le cerveau est dans linaction, comme dans le sommeil, dans les défaillances, elle repose aussi: quand il yaun trés grand ou un trés petit développement, soit de tout le cerveau, soit de certaines parles, elle est, ou entièrement ou partiellement génie ou imbécille ; lorsque le cerveau est troublé par l'ivresse ou par l’inflammation, elle manifeste son malaise par le délire et par la folie : voila l’action indépendante , spirituelle de l’âme !
Sixième preuve pour la pluralité des organes : une contention d’esprit soutenue ne fatigue pas également toutes les facultés intellectuelles ; la principale fatigue n’est que partielle, de façon que l’on peut se reposer tout en continuant de s'occuper, pourvu que l’on change d’objet. Cela serait encore impossible, si, dans une contention d'esprit quelconque, le cerveau tout entier était également actif,
Encore ici, M. Rudolphi reproduit la même
14/4 SUR LES FONCTIONS objection, à laquelle j'ai répondu T. Il, p. 438 et suivantes, et pag. 443. Ou il ignore cette réponse ,ou il la laisse 1gnorer à dessein à ses lecteurs. « La même chose , ajoute-t-il, arrive pour tous les autres organes, dont tout le monde avoue l'unité. La même contention fatigue et le changement refait, jusqu'à ce qu’à la fin unrepos total devienne nécessaire. Nous pouvons aussi passer d’une contention d'esprit plus forte | à une plus faible, et enfin nous reposer entierement. Ce repos ne serait pas nécessaire , si chaque fois d’autres organes étaient en action. Notre moi sait tres bien qu’il est constamment en action, et un repos qui nest pas causé par la fatigue , lui donne de l'ennui; dans quelle parte cérébrale faudrait-il chercher celui-ci, d’après l’hypothese de Gall ? »
D’après l'hypothèse de Rudolphi, comment concevez-vous la fatigue du moi indépendant , l'eunui d’un not essenticllement et constamment actif? Multipliez, Messieurs les professeurs, de plus en plus les forces occultes ; personnifiez la vie, la force vitale , le 107, etc. ; dépouillez-nous de ces méprisables organes matériels, des nerfs et du cerveau; dés-lors que l'étude de la physiologie deviendra simple !
Et ces organes , lunité desquels personne ne conteste, où sont-ils ? Est-ce l'œil, est-ce l’ouïe ?
Écoutons un très savant professeur de l'Universilé de Berlin, M. Rudolphi; en parlant du goût, page 283 il s'exprime ainsi, et avec une grande vérité : « La langue goûte sur toute sa surface et sur ses bords particulièrement ; cependant à sa pointe la saveur des mêmes subslances n'est pourtant pas la même quesur la partie antérieure et postérieure de la langue, comme plusieurs auteurs l’oht déjà observé. Certaines espèces de saveur se développent davantage, ou sur la partie antérieure , ou sur la pèrle postérieure de la langue. » Et il dérive cette différence du goût de la différence des papilles nerveuses. C'est donc ainsi que M. Rudolphi démontre Punité d'autres organes ! ;
Enfin j'ai parlé de l’origine de certaines maladies mentales et du mode de leur guérison; j'ai rappelé la monomanie, ou les maladies mentales partielles, et je m’en suis emparé comme de deux nouvelles preuves pour la pluralité des organes cérébraux , en donnant à l'explication de ces phénomènes un grand développement physiologique et pathologique. Tome If, page 443 , 450 , etc.
M. Rudolphi dit au contraire : « Personne ne sera de l'avis de Gall. Par une singulière divagation, 1l prend pour exemple l'organe de la musique : le musicien, dit-il, est-il parfait