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dans une poule, elc., sont-ils applicables à l’homme ?
M. Flourens promet de nous montrer plus tard, par ses nouvelles expériences, qu’une portion méme très limitée des lobes cérébraux suffit à l'exercice de leurs fonctions. Il est donc vrai, comme le dit ce philosophe allemand que jai déjà cité, quele cerveau d’une grenouille pourrail très bien étre le siége delâme d’un Newton. Que deviendront, apres cela, l'anatomie et la physiologie comparées du cerveau ? Ah! que de frais superflus fait la nalure pour donner un peu plus d'intelligence au singe qu'a la tortue, et un peu plus à l’homme qu'au singe | |
M. Flourens dit:« Ce qu'il y avait de plus difficile, et ce qui n'a coûté le plus à déméler, dans les phénomènes du cervelet , c’est ce principe coordonnateur , étranger au principe producteur des mouvemens , et dont j'ose croire, avec M. le baron Cuvier, que rien ne donnait encore l'idée en physiologie. »
Nul doute que bientôt la physiologie sera encombrée d'idées incompréhensibles. Jusqu'à ce moment , les physiologistes ont cru pouvoir admettre une diflérence entre l'organe qui percoit et l'organe qui recoit l'impression, entre
l'organe qui commande , qui dirige, qui régle,
et l'organe qui exécute. Or, ce n’est nile cervelet, ni la moelle allongée, ni la moelle épinitre qui produit les mouvemens. Le système nerveux est la source, la condition indispensable des mouvemens qui sont exécutés par d’autres insirumens. Sans volonté, sans sensation , sans intention, aucun mouvement d'ensemble ou de coordination n’est possible. Il est donc contre le bon sens de chercher le régulateur , le balancier des mouvemens ailleurs que là où se fait la perception , où est Le siége de la volonté. Faut-il s'étonner que ce principe coordonnateur ait coûté tant de peine à M. Flourens ? Puisque ce principe n'existe pas dans les faits, il a fallu que lexpérimentateur le distillât de son cerveau.
« En résumé, 1l n’y a rien, dit M. Flourens, dans M. Rolando , de la perte directe de la vision et de l'audition par la perte des lobes cérébraux. »
La perte de la vision et de laudition, ou plutôt la perte de la perception de la lumière et du son, ne se fait pas autrement par l’ablation des lobes cérébraux que la perte de toute autre faculté affectée aux hémisphères du cerveau. Quand M. Rolando accuse la stupidité, l’'assoupissement, 1l pouvait bien lui paraître superflu de spécifier la perte de la vision et de l'audition ; et quand , dans les affections morbides du cer-
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velet, les fonctions de la vue et de l'ouïe sont aïtérées ou perdues , est-ce aussi le cervelet qui en est le siège ?
«Rien du croisement de la perte de la vue par la perte de ces deux organes. »
J'espère que M. Flourens ne viendra pas s’attribuer la découverte de ce croisement.
« Rien touchant la conservation de toutes les facultés intellectuelles et sensitives par la conservalion d’un seul lobe cérébral. »
Voyez mes ouvrages, T. Il, pag. 23/4 , édition in-00.
« Rien touchänt Je principe régulateur des mouvemens de locomotion et de préhension dont le siége est le cérvelet.
Les nouveautés coincident avec les extravaauces ; lorsque je ferai l’histoire des égaremens de l'esprit humain , de cervelet régulateur et balancier du mouvement, en compagnie avec une poruion très limitée du cerveau pour exercer toutes ses fonctions, tiendra une des premicres places.
« Rien touchant l'indépendance formelle des facultés locomotrices et des sensitives. »
Pardon ! M. Rolando a très bien , et en plukieurs endroits , signalé cette différence. Idée, dureste, très ancienne et très généralement
reçue.
« Rien enfin touchant la limite précise qui sépare les parties nerveuses susceptibles d’exciter la contraction musculaire de celles qui n’en sont pas susceptibles. »
On a déja dit à M. Flourens qu'il n’y a rien de nouveau en tout cela.
Aprés la censure des expériences de M. Rolando, M. Flourens pose les propositions suivantes :
« 19, Il y a dans les centres nerveux des organes distincts pour le sentiment et pour le mouvement , et conséquemment la propriété de sentir y est essentiellement distincte de la propriété de mouvoir. »
Comme M. Flourens n’a en vue ici que les lobes cérébraux, le cervelet et la moelle épinière , que fera-t-il, par la suite, des nerfs antérieurs et postérieurs de la moelle épinière ?
«2°, La moelle épinière, la moelle allongée, les tubercules quadrijumeaux , sont seuls suscepübles d'exciter zmmédiatement la contraction musculaire; les lobes cérébraux et le cervelet n'en sont pas susceptibles. »
À moins que M. Flourens n'ait recours à la distinction de linfluence médiate et immédiate, mille faits pathologiques des symptômes produits par les lésions du cerveau et du cervelet, lai donneraient le démenti le plus formel.
« 39. Dans les lobes cérébraux résident exclusivement les sensations, les insunets , les volitions; toutes les facultés intellectuelles et sensilives. » \
Lisez mou ouvrage, T. IT, p. 153 et suivantes, où vous trouvez en même temps, p. 67, 69,etc., des discussions sur la question, savoir : des fonctions que l’on a coutume d'attribuer à lame ou au cerveau; et peut-on considérer le cerveau comme l'organe de toutes les opérations de Ja vie animale ? et, pag. 69, les raisons qui paraissent prouver que le cerveau est lorgane de toutes les sensations et de tous les mouvemens volontaires. Mais, comme si j'avais prévu qu'un jour M. Flourens retrancherait sur un lapin toutes les parties cérébrales, à l'exception de la moelle allongée, et que non-seulement cet amimal respirerait encore, mais qu’étant pincé fortement, il s’'agiterait et crierait, p. 133; que par.conséquent il aurait encore de la sensation et de la volition; comme si j'avais prévu tout cela, dis-je, j'ai ajouté d’autres raisons, p. 85, qui semblent prouver que d’autres systèmes nerveux , enticrement indépendans du cerveau, peuvent produire aussi des sensations et des mouvemens volontaires. J’ai même appuyé cette idée sur l’existence des animaux auxquels on ne
saurait refuser les mouvemens volontaires, le
DU CERVYEAU. Si sens du toucher et le sens du goût, quoique l'on ne découvre rien en eux qui puisse être comparé avec le cerveau. Ces animaux ressentent la faim, se saisissent de leur proie, mangent ; et puisqu'ils n’ont pas de cerveau, il faut bien que chez eux ces sensations aient leur siège dans d’autres nerfs. J'ajoutai même que tout nerf destiné à quelque fonction particulière, a, ainsi que le cerveau lui-même, son origine particuhere, ses appareils de renfort particuliers, son épanouissement final, et forme en lui-même un organe particulier. Pourquoi un semblable nerf ne formerait-il pas aussi un tout relativement à sa destination? pourquoi n’embrasserait - il pas une sphere d'activité qui lui serait propre: ? et plusieurs raisons pareilles: ce qui infirme et limite beañücoup la prétendue propriété exclusive du cerveau. Je demande encore, daus ce lapin privé de cerveau, de cervelet et des tubercules quadrijumeaux, et dans ces monstres qui naissent privés de cerveau et de cervelet, et qui crient el qui exercent la succion, quel organe a déterminé la volonté de crier et de sucer , et quel organe a coordonné les mouvemens requis pour le cri et la succion? Ne devrions-nous pas à la fin devenir plus circonspects avant d'établir des lois ou des principes ?
« 49, Dans le cervelet réside exclusivement le
232 SUR LES FCNCTIONS
principe coordonnateur des mouvemens de locomolion et de préhension. »
En contradiction avec les numéros précédens; car le principe coordonnateur est inséparable du principe de Ja sensation et de la voliuon, propriétés des lobes cérébraux seuls, selon M. Flourens.
« 5°, De même que la perte des lobes cérébraux waltère en rien ni la régularité, n1 lPordonnance des mouvemens, de même la perte du cervelet n’altère aucunement ni la régularité , ni l'énergie des sensations. Le centre des sensations est donc essentiellement distinct du centre de mouvement, et les facultés sensitives des facultés locomotrices. »
La stupidité, l’assoupissement, la perte de sensation, de volition, ete., n’altéreraient dono en rien ni la régularité, ni l'ordonnance des mouvemens ?
« 60. Dans un mouvement voulu , il faut distinguer le rôle du nerf, celui de la moelle épinière, celui du cervelet, et celui des lobes cerébraux. Le nerf excile immédiatement la contraction musculaire; la moelle épinière lie les diverses contractions en mouvemens d'ensemble; Île cervelet coordonne ces mouvemens en mouvemens déterminés: marche, vol, station, etc. ; les lobes cérébraux perçoivent et veulent. »
Vouloir et percévoir sont absolament la premiere condition de tout mouvement d'ensemble, de tout mouvement coordonné. Comment alors croire à de pareils mouvemens quand les lobes cérébraux n'existent pas, quand ces lobes cérébraux sont même enlevés violemment, et quand ces lobes sont seuls Le siége de la volonté et de la sensation ?
« 70, La perte d’un seul lobe cérébral n’entraine que la perte de la vision de l'œil opposé; toutes les autres facultés intellectuelles et sensiüves subsistent. »
Les facultés intellectuelles que la poule à un lobe cérébral manifeste ! Quant à Phomme, j'ai déja indiqué la page de mon ouvrage où l’on trouve ceîte idée développée d’une manière bien plus naturelle et plus pratique.
« 8°. La perte d’un seul tubercule quadrijumeau ne fait perdre également la vue que de V’œil opposé. » |
Lisez encore mon grand ouvrage, T. I, p. 112, du nerf optique, et ma Réponse au rapport de VInsütut de France, p. 101, etc.; vous y trouverez ce fait anatomique trés circonstanciellement annoncé.
« 9°. La perte de deux lobes cérébraux rend Panimal aveugle; mais ni l'iris, ni la rétine, ni
234 SUR LES FONCTIONS le nerf optique ne sont nullement altérés par cette perte. »n
Dites donc : la perte de deux lobes cérébraux prive l'animal de la perception de toute impression quelconque. Pourquoi’ donc seulement de la perception des impressions de la lumiere?
« Au contraire, la perte des tubercules quadrijumeaux, quand elle est complète, paralyse sur-le-champ l'iris, la rétine et le nerfoptique.»
Conséquence certainement facile à trouver, depuis que nous avons démontré que le nerf optique prend sa premiére origine visible des corps quadrijumeaux. Il est trés possiblequ'un jour où les expérimentateurs connaîtront les diverses origines du nerf optique, ils ne trouvent plus sur-'e-champ une cécité compièle par la destruct.on des corps quadrijumeaux.
« L'origine du sens de la vue est donc distincte-dans la masse cérébrale du siége de la sensation de la vue. L’ongime du sens réside dans les tubercules quadrijumeaux ; le principe de la sensation dans les lobes cérébraux. »
M.Flourens, apparemment pour mieux frapper ses lecteurs , dit souvent, comme ici , AVEC beaucoup de prétention, ce que jamais personne n'a ignoré, par exemple, la disunclion entre les
sens et entre la perception des impressions sur les sens.
«10°. Chacun des autressens, lodorat, legoüt, l'ouïe , a pareillement, dans la masse cérébrale, une origine distincte du centre, ou réceptacle unique des sensations. Il y a donc, dans la masso cérébrale , des organes distincts pour les sens, pour les sensations , pour les mouvemens.ss
Pourquoi tant de détours ? pourquoi M. Flourens s’étaitil, il y a quelques lignes, arrêté si complaisamment sur le sens de la vue ? Et pourquoi admettre dans les lobes cérébraux le sens du goût, de l’ouïe, de la vue, que lanatomie nous montre ailleurs, puisqu'il suffit que les lobes soient l'organe de toute perception ? Quand ces lobes sont enlevés, il n’y a plus perception des besoins naturels, ni de faim, ni de soif, etc., et la faim, la soif et les besoins naturels auraient-ils aussi leur siége dans la masse cérébrale?
« 119. Lorsqu'on enlève le cervelet en entier à un animal , lous les mouvemens réglés de locomotion et de préhension sont aussitôt perdus ; mais tous les mouvemens réglés de conservation (la respiration et la circulation ) subsistent. Les mouvemens de locomotion sont donc essenuelle-
+ mentdistincts des mouvemens de conservation. »
« Chaque partie essentiellement distincte des
centres nerveux a donc un rôle déterminé , des fonctions propres, des propriétés distinctes ct spécifiques. »
Tout mon traité sur la pluralité des organes pour les divers instincts, penchans, facultés intellectuelles , essentiellement différens, repose sur ce principe, à l'appui duquel j'a cité les différens organes de divers sens, les différentes fonctions des divers nerfs de la moelle allonvée , etc. Conséquemment rien de nouveau et rien de propre à M. Flourens dans ce dermier principe.
« Cerôle, ces fonctions, ces propriétés, maintenant connus, tout le monde voit la facilité qu'aura désormais la pathologie à conclure l’altération des parties de l’altération des propriétés , et réciproquement la lésion des propriétés de la lésion des parties : double détermination qui constitue le but et le Complément de toute pathologie. »
Excellent moyen de diagnostique, si dans la nature, dans les maladies tout se passait d’une manière isolée. Mais le praticien n’oubliera jamais que, partout, les organes tiennent ensemble, influent réciproquement les uns sur les autres, produisent facilement une confusion de çauses et d'effets indéchiffrables, ete., etc. En-
core ici M. Flourens a suivi M. Rolando , et M. Rolando la doctrine médicale de tous Îes temps.
En définitive donc, les résultats et les interprétations des expériences de MM. Rolando et Flourens, sont, sous plusieurs rapports, opposés les uns aux autres, comme cela est arrivé jusqu’à présent à tous les expérimentateurs par lésion et mutilation; comme cela doit arriver nécessairement toujours; et comme il est arrivé toujours , 1l arrive également à nos deux estimables confrères, que toujours tôt ou tard on trouve les promesses des expérimentateurs par lésion et par mutilation évaporées presque jusqu’à zéro.
Quittons maintenant la société de MM. Flourens et Rolando, et voyons ce qui nous resle encore à dire sur les expériences ultérieures de M. Flourens. Je ne répéterai pas ce que j'ai déja dit dans le troisième volume de cet ouvrage, depuis la page 390 jusqu'a la 415.
M. Flourens commence par nous expliquer
pourquoi, avant lui, tous les expérimentateurs n’obtenaient, comme je viens de le dire, que des phénomènes complexes et des conclusions vagues et incertaines. [ls expérimentaient toujours sur plusieurs parties du système nerveux ensemble, et ils n'isolaient pas convenablement des autres parties la partie expérimentée, ou ils
238 SUR LES FONCTIONS wexpérimentalent que sur certaines parties du système nerveux, el attribuaient ensuite à l’ensemble de ce système des effets qui, presque toujours, n’appartenaient qu'aux seules parties expérimentées ; on confondait donc toujours les résultats donnés par l’une de ces méthodes avec les résultats donnés par lPautre.
C'est pour garantir ses expériences de ces écueils, qu'il a tour-à-tour expérimenté séparément sur les nerfs, sur la moelle épinière, sur le cerveau, sur les diverses parties du cerveau. Dans l'opération de chacune de ces parties, il dit avoir mis le soin le plus scrupuleux à nintéresser qu’elles, et à se sauver par-là de toute complication étrangere.
Nul doute que ce ne soït la une des causes pourquoi les expériences par mutilation et par lésion ont élé jusqu’à présent si contradictoires entre les mains des divers expérimentateurs, et pourquoi les résultats ont toujours été ou stériles ou au moins vagues, incerlains , hasardés, etc: Nul doute aussi que la méthode de M. Flourens ne serait infiniment préférable à celle de ses prédécesseurs , si l’exéculion en était tant soit peu praticable. Lorsqu'on lit les expériences de nos physiologistes sur le cerveau, on croirait que tout le système nerveux, surtout le cerveau, le cerve-
jet, ete., ne sont composés que de fragmens de
DU CERVEAU. 259 cire appliqués les uns contre les autres. On en enlève un, on en enlève un autre, et la privation de lune ou de l’autre fonction se manifeste surle-champ. On ne pense plus à l'état desouffrance, de trouble et d'inquiétude de Panimal, au sang qui inoude les parties Îésées , et qu'il faut étancher à tout moment, quitrés souvent se coagule dans l'instant, et dont l’étanchement nécessite des compressions, des frottemens, des déchiremens, de maniere que rarement la partie opérée offre une surface nelle el claire, pour savoir avec exatttude jusqu’à quelle profondeur, a quelle étendue on à pratiqué la lésion ou lextirpation. On nous assure toujours que les expériences ont été répétées mille et mille fois; mais, peu de cas exceptés, il n’est guère possible de faire deux fois absolument la même opération; ce qui explique pourquoi chaque fois, à moins que l’expérimentateur ne veuille nous en imposer, les accidens varient, ce qui améuerait de même chaque fois une variation des résultats. Cette seule circonstance suffit ordinairement pour dégoüter de cette sorte d'expériences ceux qui cherchent des nouvelles vérités avec candeur, sans intérêt d’amour-prôpre, sans démangeaison d’une gloriole fugitive.
M. Flourens nous assure que pour ne pas confondre les parties sur lesquelles il a opéré, et
pour ne point attribuer un résultat a un autre organe qu’à celui auquel il appartenait, il a iour-a-tour expérimenté séparément sur les nerfs, sur la moelle épinière, sur le cerveau, sur les diverses parties du cerveau, et que, dans l'exploration de chacune de ces parties, il a mis le soin le plus scrupuleux à n'intéresser qu’elle, et à se sauver par-là de toute complication étrangère, Il ajoute qu’il faut toujours respecter le plus possible les parties qui fournissent du sang. 19. Parce que la perte du sang abrège beaucoup la vie de l'animal, et qu’il importe essentiellement que l’animal vive pour donner les résultats de l'expérience. 20. Parce que le sang s’'épanchant dans la masse cérébrale, ÿ produit des compressions dont les résultats se mêlent aux résultats propres de l'expérience, les compliquent, souvent même les dénaturent.
Je conclus de là que M. Flourens savait peutêtre mieux que ses prédécesseurs , avec quelles précautions de pareilles expériences devaient étre faites. Mais n°y a-t-1l pas à crainäre que par cela même il n'ait prononcé en grande partie sa condamnation? Cette localisation des parties cérébrales et des résultats est-elle possible? Quel est lanatomiste ou le physiologiste qui connaisse avec précision toutes les origines , toute l'étendue, toutes Les ramifications, toutes
les connexions d’un organe? Vous enlevez le cervelet, au même moment vous blessez très fort la moelle allongée et la moelle épiniére, vous blessez la protubérance annulaire, vous blessez les tubercules quadrijumeaux ; consé- | quemment vos résullate appartiennent non-seulement à toutes ces parties, mais aussi à toutes celles qui communiquent avec elles immédiatement et médiatement. Vous croyez avoir isolé les tubercules, mais ces tubercules ont des connexions avec le corps olivaire, avec la moelle allongée, avec le cervelet, avec le sens de la vision et avec plusieurs circonvolutions; les couches optiques, les corps striés, tiennent par en bas aux jambes des hémispheres, à la protubérance annulaire, à la moelle allongée , aux pyramides et à la moelle épinière; par en haut à toute la membrane cérébrale, à toutes les circonvolulions, à la substance non fibreuse, gristre, de leur surface ,aux diverses commissures, telles que la commissure antérieure, la grande commissure ou le corps calleux; à la voûte à trois piliers, ou la cloison transparente. Ainsi il n'existe pas de partie cérébrale dont nous ne conraissions des liaisons très multipliées avec d’autres parties. Je n’en excepte pas même les corps mamillaires , la glande pinéale, l’infondibulum, etc.