VI
différence de couleur qu’on remarque dans ÎE réseau muqueux de la peau , n’est pas contraire à celteanalogie; carsilecorps muqueux , connu sous le nom de réseau Malpighii, colore de différentes manières la peau des hommes et des animaux , la substance corticale ne varie pas moins ; elle est tantôt grisâtre, tantôt grise-noirätre ;, tantôt rougeâtre où pâle, tantôt jaunätre. La même différence de couleur se rencontre dans la rétine , dans la membrane pituitaire du nez, dans les papilles nerveuses de la langue et du palais de différens animaux. Le réseau muqueux répandu sous lépiderme des animaux, présente une étonnante variété de couleurs, Van der flaar disait: « Ilest certain que la partie corticale du cérveau est une substance molle, pulpeuse; presqu’inorganique ; qui recouvre la parte blanche; mais il faut bien observer qu'on trouve les mêmes parties constituantes et les mêmes téumens dans les nerfs, avec des changemens insignifians. Ne peut-on pas ou ne faut-il pas mérhe en inférer qu’il se trouve du cerveau ou de la substance cérébrale dans les plus petits filets nerveux. Combien plus loin se répand encore cette substance pulpeuse ou médullaire ; lorsque, séparée de la dure-mére, elle se perd ans le corps muqueux! C'est pourquoi on ne peut piquer la peau , même avec Vaitsuille la plus
fine, sans atteindre la substance pulpeuse du cerveau. »
M. Serres cite Fouquet ‘et Bordeu , dui assis milent également la substance grise aû tissu muqueux de la peau. Caïrus et Sprengel sont du même avis. P |
Si done le tissu muqueux n'est aütré chose que la substance pulpeuse non fibreuse du Système nerveux, que les nerfs se forment du centre à la circonférence et de la circonférence au centre, c’est toujours la substance pulpeuse non fibreuse qui leur donne naissance. Je nÿadresse au bon sens de M. Serres, qui paraît si accessible à la force démonstrative des lois géné: rales. Voici une loi générale :
Le cerveaü et le cervelet renferment d’abord dans leur intérieur de grandes masses de substance grise, où des ganglions pour la naissance ét le renfort de la substance blanche fibreuse ; en outre, toute la surface de leur membrane nerveuse ést recouverte à lextérieur de substance grise non fibreuse. Cette substance grise extérieure & la même fonction organique que celle intérieure, c’est-à-dire, elle aussi donne naissance à des fibrilles nerveuses blanches qui viennent en convergeant vers le centre, pour former les diverses jonctions, commissures. L’existence de la substance pulpeuse dans les extré=
PE
mités des nerfs des sens ne souffre aucun doute, Pourquoi alors n’en serait-il pas de même pour les extrémités où pour les épanouissemens de tous les autres nerfs ? et pourquoi cette même substance pulpeuse n’aurait-elle pas la même fonction organique quand elle est placée à l’extrémité des nerfs de la moelle épinière ? pourquoi ne fournirait-elle pas aussi bien des filamens nerveux que lorsqu’elle enduit les extrémités des nerfs des sens, des hémisphères du cervelet et du cerveau.
Ces filamens rentrant de la surface péri phérique des nerfs, expliquent d’une maniere irès satisfaisante pourquoi il peut exister des nerfs dans les extrémités sans qu'il existe une moelle épinière , une moelle allongée ou un cerveau. Comme les commissures sont formées par les filamens rentrans, on conçoit par-la pourquoi elles se forment seulement après que les hémisphéres sont suffisamment développés pour fournir des filamens rentrans ; l’on concevrait également pourquoi les cordons desmoelles épinière et allongée ne seraient pas de suite réunies par leur commissure ; etc.
J'ajoute une autre remarque bien plus importante pour la physiologie :
J'ai prouvé que les organes de la vie animale ont un double mode de fonction; leur fonction
DU CERVEAU. 325 est passive lorsqu'ils reçoivent les impressions, elle est active lorsqu'ils réagissent sur ces impressions. L'on sent et l’on flaire ; lon entend et
‘l’on écoute ; l'en voit et l’on regarde; l'on goûte et l’on savoure , etc.
I fallait donc un appareil pour recevoir les impressions et pour les transmettre au cerveau; il en fallait un autre pour l’action extérieure et pour la réaction ; « un pour la sensibilité , Ja sensation; l’autre pour la mobilité , le mouvement, »
S1 jene craignais pas de jeter une nouvelle pomme de discorde parmi nos physiologistesexpérimentateurs , je dirais que voilà le mystère de deux ordres de nerfs que quelques physiologistes cherchent dans les racines antérieures et postérieures , ou inférieures et supérieures de la moelle épinière.
Quoi qu'il en soit, ceci prouverait toujours qu'au moins une partie du système nerveux se forme de la circonférence au centre ; mais aussi que ce même ordre de nerfs tire son origine de la substance pulpeuse non fibreuse.
Voÿons maintenant si, sous un rapport quelconque , l’on peut admettre que la substance blanche fibreuse est antérieure à la substance grise ou à la substance pulpeuse non fibreuse.
Aucun de ceux qui ont fait les recherches les
326 SUR LES FONKCTIONS
plus scrupuleuses sur les embryons, u’a aj'CrCu niun nerf, niun organe, ni les ganglions invertébraux formés antérieurement à Pexistence de la moelle épinière. C’est qu'ils ont fait leurs recherches dans l'intention de voir ce qui est; au lieu que d’autres sont prévenus en faveur d’une hypothèse qu’ils sont intéressés à soutenir. Tous ont vu que d’abord le canal formé par les membranes est rempli d’un liquide limpide qui n’est autre chose que la substance pulpeuse dans l’état fluide et transparent. A cette époque il n’est passencore possible de reconnaitre aucun organe, Les extrémités n’exislant pas encore , Jeurs ner fs ne pourraient donc pas exister non + Anis l'existence de la matière grise est antérieure à l'existence des nerfs, et comme je lai prouvé.en réfutant M. 'Tiécemann, même à l’existence de la substance blanche de la moelle épimiére.
Seulement au second mois les rudimens es extrémités commencént à se montrer sous la forme de petits tubercules ; mais à présent les vésicules cérébrales sont déjà distinctes, et la substance fluide du canal épinier commence à perdre sa flaidité etisa pellucidité. Dans les embryons dela septième et de la huitième setaine, Fon reconnaît la bonche , les yeux , les onver- {ures nasales et auriculaires. Les membres sont
DU CERVEAU: 327 ierminés par une partie aplatie, sur le bord arrondi de laquelle doivent naître plus tard les doigts et les ‘orteils. La tête et 1x carène ont perdu leur transparence. La colonne vertébrale, les os du crâne et les muscles du dos ét du cou ne sont pas encore formés. Déjà la substance cérébrale a la consistance d'un blanc d’œuf. Dans ces embryons endurcis dans alcohol, 6n distingue une partie de la structure ct de la disposition du cerveau et de la moelle épinière. La moelle épinière est fort grosse et fort épaisse comparativement: au volume de l'embryon. À présent seulement on distingue deux cordons, mais encore sans.auücüune tracé de structure fibreuse. L'on voitles rudimens du cervelet, des tubercules:, des evouches optiques, des corps striés. M. Tiédemann n’a encore vu aucun nerf provenu, soit de la moelle épinière, soit du cerveau : il présume que c’est leur ténuité qui empêche de les voir. H n’a pu non plus reconnaitre une substance fibreuse.
Au troisième mois on voit les corps resuformes former un cervelet mince et étroit ; les pédoncules, les couches optiques', les corps siriés sont plus sensibles; mais les appareils de jonction, la protubérance annulaire, le corps caleux, la voûte, les cornes d'Ammon, w’existent pas encore, Ce n’est que vers la onzième semaine
que es extrémités sont développées. Les nerfs spinaux paraissent, sur les deux côtés de la moelle. On voit les nerfs optiques et olfactifs , qui sont terminés par un renflement,
Des bords anterieurs et externes des couches optiques et des corps.striés, naît la membrane des hémisphères , qui résulte du rayonnement des fibres qui sortent de ces ganglions , de ces masses de substance grise, de ces appareils de renfort. Tous les nerfs de la moelle existent ; mais la mollesse extrême de leur ‘tissu et l'épaisseur considérable de la vasculaire n’ont pas permis à M. Tiédemann de les poursuivre jusqu’à leur origine. Comme, même dans les adultes , les originesse déchirent ou s’arrachent trés facilement, ce qui alieu surtout pour la troisième, la quatrième, la sixième paires, et pour toutes les paires des moëlles allongée et épinière, un avalomiste moins attentif pourrait croire que ces nerfs sont sans communication avec la substance pulpeuse , leur origine réelle.
Il est donc évident que la substance grise soit fluide et transparente, soit plus épaissie et opaque , est partout antérieure à Ja substance blanche , aux cordons de la moelle , aux hémisphères, au cervelet, aux nerfs.
Nulle partet jamaïs la substance blanche n’est formée la première ou indépendamment de la
substance pulpeuse. Les assertions contraires de M. Serres sont tout-à-fait gratuites. Il s'appuie encore sur M. le baron Cuvier, qui disait autrefois que dans le genre astérie, le système nerveux est composé de matière blanche sans matière grise, M. Cuvier soutenait autrefois aussi que dans les poissons le nerf sympathique était privé de ganglions : des observations ultérieures et plus exactes ont prouvé le contraire. J'ai examiné des astéries, et je leur ai trouvé autant de ganglions ou d’amas de substance grise dans leur anneau nerveux , qu’il y a de rayons ou de grandes ramifications de cet anneau. Dans l’ouvrage de M. Burdach (om Bau und Leben des Geluirns ), T.1, fig. I, cet anneau et ces ganglions sont très bien représentés. M. Burdach dit expressément qu’on ne peut méconnaitre les ganglions dans les astéries et les holothuries. Merkel et Konrad ont aussi décrit et fait dessiner ces ganglions. Burdach ajoute, p. 205, que Carus avait soutenu, sur la foi de Cuvier, qu'il n’y avait pas de différence dans la substance nerveuse des invertébrés; mais que déja Swammerdam distingua les deux substances dans les abeilles. Il reconnut, comme Reil, de la substance grise dans les mollusques ; et Merkel établit comme lui qu'il existe de la substance grise partout où il existe un système nerveux
quelconque. Chez les insectes, Ja substance grise occupe l'intérieur , la substance fibreuse l'extérieur:, Carus fait ‘observer même que les ganglions des-invertébrés consistent en apparence ou en ehtier,ou'au moins dans leur noyau dans la substance grise. Dans l’ascaris JambricoïdeBaer aobservéles mémesrenflemens et les nerfs:qui en sortent, ou, comme il dit avec Burdach, qui s'y rendent. Maniére de voir adoptée par M.Serres, etc. |
« Poursuivant ses idées dans l'encéphale, continue M, Sérres, Gall dit que le renflement srisatre des frères Wenzel estla matrice des nerfs acoustiqués.et facial. Ce qui suppose toujours que ce renflement préexiste à. ces nerfs. Or, mon seulement ces nerfs se forment hors du crâne et sont d'abord. sans communication avec l'encéphale, mais lors même qu'ils sont arrivés sur Ja: moelle allongée, la matière grise du ténia des frères Wenzel n'existe pas. Ce renflement ne ise développe que plusieurs mois aprés que Îes nerfs sont implantés: »
1ly a bien des choses dans ce passage, que.
M..Serres me pardonnera "d ene pas!crôire sur sa parole. Cependant accordons -lui que le nerf acoustique. existe avant ce renflement. Jamais nous n'avons dit que le témia est la seule origine,
le seul ganglion du nerf acoustique. J’aïtoujours,
DU CERVEAU. 331 pensé pour ce nerf ce qui a heu pour presque tous les autres. Plus leur fonction doit être parfaite, plus les origines sont multiphées; et les origines se multipliant, le nombre de leurs ganehons augmente à proportion quelles nerfs s’approchent davantage de l’époque deleur fonction. C’est ainsi que, de l’aveu de M. Serres, les deux plus forts renflemens de la moelle épiniére coïneident avec l'apparition des membres. Cest ainsi que les ganglions olivaires, lés corps séniculés paraissent également plus tard, non après les filamens nerveux auxquels ils sont adhérens, mais pour donner naissance à de nouveaux filamens destinés à renforcer ceux qui existaient déjà. M. Serres ou se trompe ou trompe ses lecteurs, en nous prêtant l’idée que les corps géniculés sont la seule origine du nerf optique, pour en conclure que le nerf existe avant Ja substance grise. Comment M. Serres peut-il imaginr que les nerfs venus de la circonférence se plongent dans ces ganglions ; si ceux-ci n’existaient pas äu moins simultanément ?
:Podij, M, Serres dit que les faisceaux médulinires du pont de Varole se développent avant la matière grise de la protubérance annulaire ,étique les pédoncules de la glande pinéale sont constamment formés avant la glande. #nonçer de pareilles erreurs avec tant d’assti=
rance, fait soupçonner que M. Serres compte:
sur l'ignorance de ses lecteurs et de ses juges. L'ant quele ganglion dit glande pinéale n'existe pas, ses pédoncules m’existent pas non plus.
Liédemann n'a vu ce ganglion qu’au dix-neuvième jour , et en même temps il put reconnaitre deux petits pédoncules. Les faisceaux méduüllaires de la protubérance annulaire sont les comnussures des hémispheres du cervelet, et leur existence et leur accroissement successif coïncident avec la formation ‘des plis de ces hémisphères. C’est précisément dans’le canal, dans Ja moelle allongée, dans la protubérance annulaire; que la substance grise abonde avant qu'on ne puisse distinguer aucune substance fibreuse. Les ‘inexactitudes nombreuses de cette nature doivent nous-avertir ‘de ne donner notre assentiment aux assertions de M. Serres qu'après les avoir constatées nous-mêmes.
Ce que M. Serres dit du centre ovale et des cicatrices -après les apaplexies est en partie fondé sur une chimére , puisque le-centre oval est un produit artificiel, et en partiesur une interprétalion tellement arbitraïre que je puis me dispenser d’y répondre.
À moins que M. Serres veuille adméttre une vactHation éternélle dans-les ‘lois de formation
du systéme nerveux, en rencontre dans ses pro-
pres observations à chaque instant des endroits qui réfutent son hypothèse. IL dit, p 45, que la superficie des lobes optiques prend un aspect blanchâtre le dixième jour de lincubation ; ce qui les distingue des lobes antérieurs, qui sont toujours gris,et du cervelet, qui est d’un gris rougeâtre; cette couleur blanche devient de plus en plus marquée, les quatorzième, dix-buitième , vingtième et vingt-unième jours de l'incubation, et elle constitue l’état normal de lPmtérieur de ces lobes chez tous les oiseaux adaltes. L'aspect de ces lobes est grisätre jusqu’au neuvième jour; à celte époque seulement il se manifeste à leur intérieur des stries blanchàtres; ces stries s’élargissent graduellement , elles se touchent et se réunissent par leurs bords, de manière à former une lame médullaire qui forme une espece d’écorce dans toute leur périphérie, etc. Jusqu'au douzième jour, toute la masse des lobes extérieurs est d’un gris cendré ; mais à cetle époque, et pendant la durée des quatorzième , quinzième et seizième jours, jus= qu’à la naissance, on aperçoit des fibres blanchâtres former une lame mince sur la partie interne des lobes, fibres qu'on distingue très bien en écarlant ceux-ci, et qu’on voit se réunir, à leur base, à une pellicule, etc.
Dans la moelle épinière des lézards, obser-
vée au douzième jour après leur naissance ; M. Serres a vu dans l’intérieur de la gouttieré que forme la moelle épinière, une substance plüs brune et plus liquide que les parties latérales des cordons; cette substance était également répandue dans toute la longueur, et fogmait un enduit dans toute la partie interne de la moelle éprnicre. P. 105, il dit quela carène ou le canal est d’abord rempli par un fluide ; que les lames de la moelle deviennent successivement plus épaisses à proportion que le liquide prend la consistance d’une matière grise, etc.
Maintenant je laisse le choix au lecteur, où que M. Serres a tort de soutenir la priorité de la substance blanche fibreuse sur la substance pulpeuse non fibreuse, ou que les lois de l’organisme sont assez complaisantes pour se conformer aux caprices et aux inconséquences des ana: tomistes.
C'est surtout dans les passages suivans que M. Serres déclame contre la substance grise, eomme antérieure à la substance blanche, et comme origine de cette dernicre.
« Je, remarque d'abord que dans le système des physiologistes allémands, la matiere grise est supposée la matrice, ou la matière nutritive de la matière blanche, ce qui revient à Phypothèse de la sécrétion des esprits par la subs-
DÜ CERVEAU. 335 tance grise, dont la maticre fibreuse n’était que les conduits excréteurs. »
La qüeue nourrit la cerise ; il s'ensuit, selon M. Serres, que la queue sécrète des esprits, et que la cerise en est le conduit excréteur. Pour trouver un coupable, il faut inventer des crime, ce qui lui arrive très souvent à mon égard.
« Ces deux hypothèses, continue-t-1l, suppo:
sent une communication directe entre ces deux substances, ce qui se rencontre bien aux hémisphères cérébraux et au cérvelet des atimaux adultes, mais nullement à la moelle épiniére et aux corps striés ; car chez les mammiferes et les Oiseaux, on peut enlever toute la couche de la maticre grise de la moelle épinière sans intéresser en aucune manière la substance blanche.
Chez les mammifcres, on enleve également les amas de matiére grise des corps striés, sans que la matière fibreuse offre ni déchirure mialtération. »
Voilà encore de ces assertions ‘hardies pour étourdir les novices en anatomie. Partout ou ül y a substance grise et substance blanche, il existe une communication directe entr’elles.
Mais les fibrilles nerveuses qui sortent de Îa substance grise sont tellement fines et délicates , qu'elles se rompent au moindre effort. Quelles précautions ne faut-il pas pour conserver les adhérences , les communications directes des trot-
sième, qualrième, sixième, huitième, etc. , paires? La communication des nerfs avec la substance grise de la moelle épinière, qu’en arrachant avec subtilité un des nerfs les plus forts, il reste toujours une petite bulbe de substance grise adhérente à l'extrémité centrale du nerf. Un anatomiste sur la foi duquel on voudrait nous faire croire tant de merveilles invisibles , peut-il avancer que les corps striés n’ont aucune communication directe avec la substance blanche? À quoi tiennent donc ces nombreux et larges faisceaux blancs et fibreux qui se forment dans les corps striés, et qui, aprés les avoir traversés, s’épanouissent en forme d’éventail pour former une partie de la couche interne de la membrane cérébrale ?
Et ces faisceaux, ces stries blanches fibreuses comment se forment-elles ? Faites une incision dans la substance grise qui se présente dans les ventricules , ou enlevez-en une légére couche en räclant, et vous verrez une imfinité de très petits filamens blancs qui se dirigent tous vers les grands faisceaux pour les renforcer. La même chose est évidente dans la moitié extérieure des corps striés, enveloppée dans quelques petites circonvolutions sous le lobe moyen. La même chose a déjà eu lieu dans les couches optiques , dans les grands pédoncules, dans la protubé-
rance annulaire, etc. En effet, on peut enlever et déplisser ces petites circonvolutions qui enveloppent la partie externe, la plus grande moîtié des corps striés, sans les intéresser; mais ce ne sont pas ces Circonvolutions qui sont formées immédiatement par la substance grise, ce sont les faisceaux nerveux, les stries blanches, résultats du confluent des innombrables filamens ensendrés dans ces grands amas de substance grise.
M. Serres continue : « Dans l'état primitif des jeunes embryons, la lame qui forme la substance corticale des hémisphères cérébraux, n'est que juxta-posée sur les lames de la maticre blanche ; ces deux parües ne sont pas même adhérentes. Ruisch a enlevé chez un enfant toute la lame corticale des hémisphères sans intéresser leur substance blanche. Si on sup pose ure nutrition, comment s’opère-t-elle ?
ya-t-1l des canaux de communication de l’une à l’autre substance , comme ladmetiait Phypothèse des esprits animaux ? quel est le fluide nutritif et comment circule-t-1l ? quelle est la matiére de renfoncement ? on ne explique pas. »
Notre anatomiste ne sait donc pas que les vaisseaux sanguins de la pie-mére ou mem-
brane vasculaire, s’enfoncent dans la lame cor- VI. 33
ticale, la traversent et suivent sans interrup= ïjon les fibrilles de la couche subjacente de substance blanche ? En séparant la couche grise de la couche blanche, ces vaisseaux sanguins se déchirent nécessairement ; première raison pour laquelle la couche blanche doit être intéressée. J'ai souvent enlevé la couche grise dans les adultes et dans des enfans de divers âges, et j'ai constamment vu que la substance grise de cetle couche est partout pénétrée de filamens blancs qui se continuent dans la couche blanche, et dont on ne peui éviter la rupture ; seconde raison pour laquelle la lame blanche doit être intéressée inévitablement. Si donc les vaisseaux sanguins sont quelque chose pour la nutrition, M. Serres découvrira dans cette disposition les moyens de nutrition et de renforcement. |
« En second lieu, ajoute M. Serres, une conséquence de cette hypothèse, c'est que la matière grise doit toujours être proportionnée à la matière blanche. Or, dans la moelle épinière, ce rapport, loin d’étre constant, est au contraire dans une raison inverse. Ainsi, à mesure que l'on descend chez les mammifères, des singes aux rongeurs, €t de ceux-ci aux o1seaux ; la matière bianche va en augmentant, el Ja.
grise en diminuant. Chez tous les poissons la
prédominence de la matière blanche est plus prononcée encore, et sur plusieurs à peine trouve-t-on dans la moelle épinière les vestiges de la matière grise. Cette hypothèse, en opposiüuon manifeste avec Îles faits, n'est donc pas admissible. »
Je ne sais pas quelle doit être la proportion entre les deux substances; mais, sans me per imeltre de donner des suppositions pour des faits, je puis énoncer comme fait constant quë plus la substance blanche est copieuse, plus la substance grise est abondante. La couche dé substance grise qui fournit les nombreux filamens du nerf olfactif, son bulbe de substance grise sur l'os criblé ; sont beaucoup plus considérables chez la taupe; le chien, le bœuf, etc:, que chez l’homme. Les tubercules quadrijumeaux, une des lorigines du nerf visuel, et le ténia, ganghon de renfort du nerf auditif, sont plus grands chez le cheval, etc.;, que chez l’homme. Les couches optiques , les corps striés, la protubérance annulaire, les jambes du cerveau, sont toujours en proportion avec les hé: misphères, beaucoup plus considérables, par exemple, chez l’homme que chez le plus grand nombre des mammifères.
La moelle allongée est proportionnellement beaucoup plus renflée, beaucoup plus fournie
de substance grise dans la plupart des mammifêres, puisqu'elle donné naissance à des nerfs plus forts. Dans la moelle épinière les renilemens d’où les nerfs: brachiaux et cruraux ürent leur origine, prédominent tellement sur les renflemens quiengendrent les autres paires denerfs, que les anatomistes peu attentifs méconnaissent encore ces derniers. Il y a donc encore ici une loi générale qui comporte bien des modifications, mais point d'exception essentielle.
Dans les polypes, etc., les deux substances nerveuses sont encore confondues; c’est la que l’on peut dire en quelque façon qu'il y a homogénéité, unité de composition. La substance grise, où plutôt la substance non fibreuse, n'existe nulle part, pas même dans le cerveau des mammifères, toute pure, complètement isolée de la substance fibreuse. Examinez avec attentention la substance grise de la protubérance annulaire, des tubercules quadrijumeaux, de la glande pinéale, des corps olivaires, du corps frangé, du quatrième ventricule, des pédoncules du cerveau, des couches optiques, des corps striés, des corps géniculés; la substance grise qui entoure la réunion du nerf optique, celle qui donne naissance aux nombreux filamens du nerf olfactif chez les animaux, et son bulbe sur. l'os criblé; même les stries de subs-
DU CERVEAU. 341 tance grise qui accompagnent les nerfs olfactil et visuel chez l'homme; la substance grise des corps. mamillaires, la substance grise qui se trouve chez beaucoup d’animaux., par exemple, le loup, le chien, sur le repli postérieur de la grande commissure des hémisphères, etc., et vous verrez qu’elle est partout parsemée de filamens nerveux, aussi intimement pénétrés de la substance blanche : ce qui prouve que ces filamens y naissent, et qu'il n’est pas toujours essenliel pour leur fonction qu'ils forment des cordons nerveux, détachés de leur origine. Comment, dans ce cas, apprécier les diverses proportions des deux substances dans les hémisphères des oiseaux, des ophidiens, des sauriens, etc. ? D'après M. Serres, ce serait tantôt la substance grise.séule,tantôtla substance blanche seule, qui exerceraient les fonctions de l’ensemble du système nerveux ; car il prétend que chez la plupart des invertébrés il n’existe pas de matière grise, et que la matiére blanche forme seule leur systéme nerveux ; en contradiction avec Swammerdam, Meckel, Konrad, Reil, Carus, Burdach, etc.
Voyez l’exact dessin du système nerveux de - l'écrevisse dans l'ouvrage de M. Burdach,T.1, pl I, fig. 4 Tous les amas de substance grise qui donnent naïssance à des nerfs, c’est-à-dire
tous les ganglions , sont très prononcés, surtout celui dont les nerfs se rendent aux pinces. Même les ganglions de la queue, au nombre de cinq ;, forment des renflemens trés distincts. N’allez pas comparer les dessins de M. Serres; ils sont généralement trés inexacts, grossierement exécutés, et ne sont jamais l’image fidèle de la réalité. Voyez encore dans mon grand ouvrage, TE, pk; figszsla moelle épinière de la poule. D'abord les amas de substance grise forment des ganglions à chaque origine des nerfs du col; vient alors un très grand et assez long renflement pour les nerfs des ailes; les autres ganglions forment également des renflemens, jusqu’au plus grand des ganglions, celui pour les: cuisses, Par rapport aux deux grands renflemens, l'inverse à lieu dans les oiseaux dont le vol prédomine la marche. Mais toujourstest-il évident que Ja substance grise n’est pas moindre dans les oiseaux que dans Îles mammiféres. Quant à la substance grise dans la moelle épinière des poissons, M. Serres paraît s’en rapporter à une observation de M. Arsaky, qui prétend n'a vyir pas vu de la substance grise dans la moelle épinière du zitterrochen , raja D Mais 1l trouva que ce canal a une cavité qui présente la même forme que celle produite par la substance grise dans l'intérieur de la moelle épis
nière chez les autres animaux. Il est donc à présumer qu'Arsak y a porté un jugement précipité; d'autant plus que dans tous les autres poissons, la substance grise de la moelle épiniérese comporte de la même manière ; comme dans les mammiféres elle est plus abondante dans la région supérieure que dans la région inférieure, ce qui fait que le sillon dorsal est plus profond que le sillon abdominal , elle est visible extérieurement sur les côtés, à l'origine des nerfs spinaux. Voyez Carus, p. 13r et pl. Il, fig. 15 et 16. Tiédemann aussi a toujours vu, dans toutes les especes de poissons, que le canal de leur moelleépinière est garni sur ses parois de substance grise. P. 86.
La même chose a lieu pour le système nerveux du mouvement volontaire chez la chenille (gr. ouv., p.E, fig. 1 ); ce que M. Serres avoue.
Mais il soutient, avec quelques anatomistes allemands, que ce système n’est pas aualogue a la moelle épinière des poissons, des oIseaUx et des mammifères. Ce système remonte dans la ligne médiane, d'une extrémité à lautre. ]1 présente des cordons trés disuncis à droite et à gauche, À chaque segment de l'animal, ces cordons renflent en un ganglion qui fournit des filamens nerveux à droite et à gauche, Ces nerfs se rendent dans les muscles de chaque
344 SUR LESYFONCTILONS
segment qui exécute-le: mouvement voloutaire. I] faut avoir la fureur de se singulariser pour méconnaître dans ce système, je ne dirai pas l’'analogue, mais exactement le même système que celui du mouvement volontaire chez les poissons ; les oiseaux et les mammiferes.
P. 557. M.ïSerres nie, apparemment sur l'autorité de M. Cärus, que la moelle épiniere offre un renflement formé par la matière grise, à l'insertion, selon lui, et à l’origine, selon moi, des nerfs spinaux. « Dans aucune classe , dit-il, on ne voit une série de renflemens correspondre à la série d'insertion des nerfs spinaux ; la moelle épiniere des poissons est surtout remarquable à considérer sous ce rapport. On n’y remarque aucun renflement, quoique les nerfs spinaux soient ‘très développés, notamment chez Îles poissons carlilagineux. »
Carus dit que ces ganglions de la moelle épinièré ne ‘se composent pas avec l’organisation des mammifcres. P. 218. Pourquoi ?
Avant moi personne n'avait reconnu dans Ja moelle épinière les deux grands renflemens des membres inférieurs et supérieurs , puisqu'on n'avait aucune idée de Ja destination de la substance grise, Et maintenant l’on sacrifierait volon-
tiers cette vérité, si Les veux n’opposalent pas un
DU. CERVEAU. 345 obstacle trop saillant à Pesprit de pari Quel est l'anatomiste qui ose nier ces ganglions dans la chenille ? et si l’on ne veut pas avouer lanalogie la plus frappante, j'en appelle aux oiseaux de toutes les classes et à tous les mammiféres.
Quelle confiance peut-on avoir dans les assertions des anatomisles qui, se refusent au témoiguage du bon sens et des yeux? L'on voit que partout où il y a des renflemens de substance grise, il en naît, ou, si M. Serres veut, il s’y rend des nerfs. L'on voit, et l’on est forcé de l'avouer, que là où naissent les nerfs les plus forts, ces renflemens sont très gros. L'on se professe partisan des lois générales, et l'on est assez inconséquent pour prétendre que les autres nerfs moins gros n’exigent pas des renflemens moivs gros! Les serpens n'ayant point les membres antérieurs et postérieurs , sont aussi privés de deux gros renflemens dans leur moelle épinière; mais à l’origine de chaque paire de nerfs de leur longue moelle épinière correspond constamment un petit renflement rond. Carus dit également, p. 173, qu'avec un examen attentif on ne peut plus nier ces renflemens à chaque origine des nerfs dans la moelle épinière du serpent ( couleuvre, Coluber natrix ). La même chose a lieu dans l’anguille et dans tous les poissons, même dans le tétraodon (tetraodon mola); quoique la morile épinière
ne surpasse pas son cerveau en longueur, les. renflemens sont encore très distincts. Carus, p. 128. Il s'entend que les renflemens qui correspondent aux nageoires sont les plus forts. Les trigles, remarquables par les rayons détachés de leurs pectorales, le sont aussi par une série de renflemens proportionnés, pour le nombre et le volume, au volume et au nombre de ces mêmes rayons auxquels ils correspondent.
Rapport de M. Cuvier, dans l'ouvrage de.
M. Serres, p. xxij. Les poissons électriques aussi ont un renflement considérable correspondant aux nerfs qui se distribuent dans appareil, électrique; p. xx11j. x
Encore une fois, qu'on examine surtout les.
animaux dont les vertèbres sont longues; qu'on examine même le canal des vertèbres, et l’on verra que ce canal s’élargit constamment aux deux extrémités par lesquelles elles sont contiguës à d’autres vertèbres; et c’est à cet endroit, à cet élargissement du canal vertébral que les ganglions sont placés. Pour éviter Îes trop fréquentes répétitions , Je renvoie le lecteur à ce que j'ai dit sur cette matiere, T. T, im-40., prete el.
Pourquoi M. Serres avoue-t-il que la moelle.
allongée et sa gouitière, le plancher du quatriéme ventricule, la protubérance annulaire, les couches optiques, les corps striés, offrent.
des renflemens de matière grise en rapportavec Ja substance blanche qui y prend naissance, ous comme il dit, que ces renflemens sont en rapport, dans les différentes classes, avec le volume et le nombre des faisceaux médullaires qui les traversent ? Il l'avoue, puisque ce sont des parties tellement volumineuses qu’il faudrait supposer un aveuglement iotal de ses lecteurs pour leur en imposer.
« Mais, dit M. Serres, cela prouve-t-il que la matière blanche puise son origine dans la malière grise? L’anatomie résout négativement ces questions ; car, d’une part, Ruysch n'a jamais pu rougir la matière blanche dans ses injections. De l’autre, Willis n’a jamais pu montrer les fibrilles sortant de la matière grise pour. aller former les faisceaux. Malpighi a échoué dans ses tentatives pour faire sortir les faisceaux blancs des follicules glanduleuses dont 1l formait la matière grise. MM. Gall et Spurzheim ont-ils été plus heureux? Je n’en trouve aucune preuve dans leurs ouvrages. »
Oui, MM. Gall et Spurzheim ont été plus heureux ; et M. Serres jouira du même bonheur. toutes les fois qu'il voudra considérer les renflemens des moelle épinière et allongée, la protubérance annulaire, les tabercules, les couches epliques, les corps striés, le bulbe du nerf ol-
factif, la glande pinéile, les corps mamillaires, elc., elc.; partout ses yeux lui feront découvrir de nombreux filaméens nerveux js se forment dans la substance grise, et qui en émanent pour former des nerfs et des faisceaux nerveux. M. Serres va jusqu’à s'appuyer, p.559, encore une fois sur sa Re autorité, M. Cuvier , Qui aété, comme | ai cité le passage de son rapport, un des premiers à reconnaitre cette découverte.
On dit encore que si ces renflemens de la moelle épinière existaient, il faudrait les voir dans:les embryons, où l’on n’aperçoit rien de pareil. À savoir jusqu’à quel point ceci à été bien observé. Le corps olivaire, le corps géniculé ; ne se voient pas non plus dans les embryons; 1l faudrait donc conelure avec Tiédemann et avec M: Serres, qu'ils n’existent pas chez les adultes. |
Après bien des divagations, M. Serres nous rappelle quelques-unes dé ses nombreuses erreurs; par exemple+ «que chez tous lesembryons, sans exception, la matière blanche se.forme avant la grise dans la moelle épinière: »
- Réfuté dans la révision de l'ouvrage de Tiédemann. |
Que dans les olives ,: la matière blanche est développée avant la grise. « Souventmême,
dit-il, celle-ci ne se forme pas comme caez les oiseaux, les poissons et les reptiles. »
De pareilles assertions prouvent combien M. Serres connait peu les lois de la formation successive des parties du système nerveux. Tant que la matière grise n’exisle pas, la matière blanche, qui en est formée et continuée, existe pas von plus. Dans cette époque, les parties du cerveau dépendantes de ce ganglion n'existent pas encore, et elles n’existent jamais dans Îles cerveaux moins composés des reptiles, des poissons, des oïseaux, et même des mammiféres, Thomme seul et peut-être le singe exceptés.
C’est pourquoi ces animaux sont toujours prives des olives; mais aussitôt que de nouvelles parties cérébrales doivent se former, la mautre qui les fournit doit être déposée du système vasculaire; les olives paraissent, et avec elles leur substance blanche, c’est-a-dire un faisceau particulier, dont la direction est différente de celle du faisceau qu’on appelle à tort faisceau moyen, d’après cette acception erronée qu'il n’y a que trois faisceaux sur la surface antérieure chez l’homme, sur la surface inférieure chez les animaux , de la moelle allongée.
M. Carus (1) me reproche d’avoir déclaré les
CASTÉREEEPEP PEEN EP RÉ ERREe
(1) P. 280, T. f, et Carus, p. 287.
corps olivaires pour des ganglions des hémis= phéres, ou, comme il s'exprime, pour des ganglions des couches optiques et des corps striés, que lui a appelés ganglions des hémisphères. Il est notoire que nous avons été les premiers qui ; d’après des principes physiologiques, avons conçu et professé cette manière de juger la destination des ganglions. Voyez T.I, p. 282 de mon grand ouvrage, édit. in-/°., eten mille autres endroits. Voici comment nous nous sommes prononcés par rapport aux olives: « Lies corps olivaires ne sont qu’un ganglion, de même que le corps frangé du cervelet. Il sort de ce ganglion un fort faisceau qui monte avec les faisceaux postérieurs du grand renflement, derrière les gros faisceaux fibreux. Tous les faisceaux montent, comme les faisceaux des pyramides, entre les fibres transversales de la commissure du cervelet. Dans ce trajet ils acquierent un renforcement. Au-dessus du ganglion ils forment la partie postérieure et intérieure du grand faisceau fibreux. Ils acquièrent leur plus grand accroissement à leur entrée dans le grand faisceau fibreux par la masse épaisse de substance grise qui s’y trouve, et qui , avec les filets nerveux qu’elle produit, forme un ganglion assez dur, aplati dans le milieu, et inégal en haut et postérieurement, » Donc les olives ne font, d'a
DU CERVEAU, ati
prés nous, que concourir ,avec la substance grise d’autres ganglions, à augmenter successivement les faisceaux fibreux , ete. M. Carus rejette cetle opinion, puisque, dit-il: Les olives n'existent. que dans très peu de mammifères. Autrefois je croyais réellement que les olives existaient au moins chez les grands mammiferes , puisque leur moelle allongée est très enflée sur les côtés externes, et je pensais que les corps olivaires étant plus petits que chez l’homme, étaient enfoncés dans cétte partie si proéminente. Depuis le travail de Carus, j'ai de nouveau exarainé la moelle allongée du bœuf, du cheval, et comme je n'at pu rien découvrir de semblable à l'intérieur des olives de l'homme , je crois, comme lui et comme M. Serres , que les olives n'y existent pas; mais je ne puis convenir avec Carus, qu'on ne doit pas admettre une série de plusieurs ganglions pour compléter l’organisation, soit d’un nerf, soit d’un hémisphère. Il y a certainement plusieurs ganglions d’origine et de renfort pour le nerf visuel; il y en a plusieurs pour le nerf olfactif ; c’est ainsi que, depuis les pyramides, il faut considérer les olives, la protubérance annulaire, les grands faisceaux fibreux, les couches optiques, les corps striés, comme autant d’appareils d’origine et de renforcement pour les hémisphères du cerveau, Comme pour la formation