‹ Sur les fonctions du cerveau et sur celles de chacune de ses parties, avec des observations sur la possibilité de reconnâitre les instincts, les penchans, les talens ou les dispositions morales et intellectuelles des hommes et des animaux par la configuration de leur cerveau et de leur tête (volume 4)Chapitre 10 sur 58 · S U R L F S F O N (. T IONS · texte numérisé non relu

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chaise, et me dit qu’il était professeur de mathématiques. Cependant, continuai-je, vous vous seriez distingué davantage dans la musique, surtout dans la théorie,* alors il me sauta au cou, et me dit qu’il était l'abbé Voglev. Lui-même a raconté, dans toutes les sociétés, cette anecdote, qui a fait de lui un prosélyte zélé de l’organologie.

Une dame étant devenue aliénée à la suite d’un coup qu’elle avait reçu sur l'occiput, ses proches me firent remarquer deux grandes proéminences qui lui avaient poussé, disaient-ils, depuis sa maladie , sur les parties latérales du front. Ces proéminences n’étaient autre chose que les organes du sens de la musique, devenus plus apparens, parce quelle avait perdu son embonpoint. J’appris plus tard que l'on déplorait le malheur arrivé à celte dame, surtout à cause de son grand talent pour la musique. En traitant du sens des localités, j'ai rapporté un exemple analogue.

L’organe du sens de la musique est formé par les circonvolutions xx, PI. VIII, PI. X .plissées en zig-zag, dont les allées et les venues vont en diminuant; elles forment une pyramide ou un cône dont la base est placée immédiatement audessus de l’angle externe du plancher orbitaire, et qui en faisant des zig-zags toujours plus étroits,

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s elève à nu pouce ou à un pouce et demi, et se termine eu pointe. Lorsque ces circonvolutions sont très développées, surtout dans leur partie inférieure, il en résulte que le cerveau et le crâne en deviennent plus larges dans la région qu’elles occupent; la partie externe de la paroi orbitaire supérieure est complètement remplie par la masse cérébrale; et il n’y a alors dans le crâne qu’une très petite partie de la paroi orbitaire externe qui se trouve placée au dehors du cerveau; circonstance qui fait que l’organe du sens des tons est très facile à reconnaître dans le crâne. PI. LXXV représente le crâne de Kreibig, célèbre violon qui jouait habituellement avec l’empereur Joseph II , lequel avait aussi l’organe de la musique très bien développé. Quelle différence de cette tête à celle PI. LXXV1 !

Ceci explique pourquoi les Nègres, les kabitans d'Ülhaïli, les Espagnols, les Français et les Anglais fournissent un nombre beaucoup plus petit de grands musiciens, que les Italiens, les Bohémiens et les Allemands. Les têtes de ces derniers sont généralement plus larges dans la région indiquée, que celles des autres nations. V oyez la tête étroite d’un Nègre d u Gap de Bonne- Espérance , PI. XC. Faut-il encore attribuer ces différences à l’influence du climat!

Je connais cependant des Nègres qui depuis

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leur enfance ont eu un goût passionné pour la musique, et qui montrent un grand talent musical. Tous ces Nègres ont la partie inférieureextérieure du front placée au-dessus des yeux, très large. PI. XCI représente la tête d’un nègre île Congo, qui apprit delui-méme la musique, et l’exécuta sur presque tous les instrumens connus. Personne ne disconviendra que les Russes, les Espagnols, les Français et les Anglais ne possèdent de grands musiciens; et, d’un autre côté, il y a parmi les Allemands et les Italiens, des individus chez lesquels l’organe de la musique est développé à un si faible degré, que loin de trouver du plaisir à la musique, ils ont meme de l’antipathie pour cet art. Lessing et Tisclibein en sont des exemples remarquables.

L’organe de la musique, ainsi que cela a lieu également pour tous les autres organes, est modifié d’une manière différente dans chaque individu, quoique pour l’essentiel ce soit le meme organe dans tous. Les différens individus de la meme espèce d’oiseaux ont chacun un chant qui diffère un peu de celui de l’autre. Aussi la musique de Mozart, do Léo, de Giomelli, de Pergolèse, de Durante, de Martini, de Cimarosa , a-t-elle un caractère différent de celle de Gluck, de Haydn, de Chérubini , de Boyeldieu, de vSpontini, deMéhul, deNicolo; et tous varient

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entre eux. Baillol, Boucher , Rode el La huit , quoique tous quatre excellons violons, offrent cependant île grandes modifications.

Le caractère de la composition de chaque nur sicien est déterminé par le plus ou moins de développement d’autres organes qui accompagnent celui delà musique.Lorsquolcdéveloppementconsidérable de l’organe de la musique existe avec un grand développement de l’organe du meurtre, celaemporte une prédilection pour la musique guerrière ; lorsqu’il existe avec un développement considérable de l’organe de la théosophie, cela déterminera un goût pour la musique d’église, etc. Les musiciens, en appliquant ces principes, pourront se rendre compte facilement de leur goût individuel el du caractère propre de leurs compositions.

Il me paraît que les hommes qui sont capables de déduire les lois de la composition des lois des vibrations sonores et des rapports des tons, el d’établir ainsi les principes les plus généraux de la musique, doivent être doués en meme temps d’un organe des nombres très développé; car l’exercice de ce degré du talent musical exige, sans contredit, beaucoup de calcul; aussi la circonvolution inférieure de l’organe musical, la plus large de toutes, se continue immédiatement dans l’organe des nombres. Ceci explique

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pourquoi on peut être excellent musicien, et n’avoir pas le talent de la composition; être grand compositeur sans être en même temps grand musicien.

Nous avons vu que cet organe ne suit pas toujours dans son développement la marche accoutumée. Il acquiert d’ordinaire un développement précoce dans les sujets doués de très grandes dispositions pour la musique; et je le vis tellement développé chez une petite fille de deux ans., qu’il ne me fut pas difficile de prédire les progrès étonna ns que cette enfant a faits depuis dans la musique; mais je connais aussi un cas où il ne commença à se développer qu’à l’âge de dix-sept ans.

Je cite ici un passage extrait des Mémoires ou Essais sur la musique, par Grélry , publiés en l’an V. Dans ce passage, Grélry parle de son goût inné, de l’instinct qui l’entraîna vers la musique. Peut-être pourrait-on en inférer qu’une blessure contribua au développement de son organe musical.

« Si pendant ces misérables années, je n’ai pas. tout-à fait perdu mon temps, si j’ai fait quelques progrès dans la musique, si j’ai acquis quelques faibles connaissances, je n’obtins point cet avantage dès les leçons de l’instituteur, mais malgré ses leçons ; car si quelque chose avait été

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capable de détruire en moi ce goût inné, cet instinct qui m’entraînait vers la musique, j’ose affirmer que c’était la manière meme dont on s'y pren. it pour me 1 enseigner.

» Je dois ici parler d'un accident qui, je crois, a influé sur mes organes relativement à la musique. Je puis être dans l’erreur, mais il est sur que nul liomme n’oserait affirmer le contraire.

«Dans mon pays c’est un usage de dire aux enfans, que Dieu ne leur refuse jamais ce qu’ils lui demandent le jour de leur première communion. J’avais résolu depuis long-temps de lui demander qu’il me fil mourir le jour de celte auguste cérémonie, si je n’étais destiné à être honnête homme et un homme distingué dans mon état : le jour même , je vis la mort de près.

» Étant allé l’après-dinée sur les tours pour voir frapper les cloches de bois dont je n’avais nulle idée, il me tomba sur la tète une solive qui pesait trois ou quatre cenls livres, je fus renversé sans connaissance.

« Le marguillier courut à l’église chercher l’extrême-onction. Je revins à moi pendant ce temps , et j’eus peine à reconnaître le lieu où j’étais; on me montra le fardeau que j’avais reçu sur la tête. Allons, dis-je en y portant la main , puisque je ne suis pas mort, je serai donc honnête homme et bon musicien. Ou crut que ces

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paroles étaient une suite de mon étourdissement. Je parus ne pas avoir de blessure dangereuse; mais eu revenant à moi je m’étais trouvé la bouche pleine de sang; le lendemain je remarquai que le crâne était enfoncé, et cette cavité subsiste encore.

» J’étais peut-être arrivé à l’époque où le caractère change; mais il est certain que je devins tout-à-coup rêveur d’habitude; ma gaîté dégénéra en mélancolie; la musique devint un baume qui charmait ma tristesse; mes idées lurent plus nettes, et ma vivacité ne ine reprit plus que par accès. »

Plusieurs fois, des personnes qui s’étaient appliquées à la musique avec une ardeur peu ordinaire, et long-temps de suite, se plaignirent à moi qu’elles éprouvaient des douleurs et des spasmes dans lu partie extérieure-inférieure du front. Le lecteur s’expliquera facilement pourquoi une application soutenue à la musique provoque des douleurs et des spasmes, plutôt dans la région indiquée que dans toute autre. Une dame parla, à son maître de chaut, de l’organe de la musique. Elle ne pouvait pas lui en désigner la place, lorsque le maître lui dit : S’d y a un organe de la musique, il est là, et y place le doigt; c’est là, lorsque je compose, que j’éprouve

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une sensation pénible: quand une idée rie nie vient pas, c’esl là que je porte la main.

Je demandai à M. Berton ce qu’il e'prouvait après avoir composé pendant long-temps avec beaucoup d’application ; il me répondit qu’il se sentait un grand vide dans la tète, et en disant cela avec un certain embarras, il porta les deux mains sur les deux organes de la musique.

Tout ce que j’ai dit jusqu’ici sur le sens de la musique, et sur son organe, ne laisse aucun doute que le sens de la musique ne soit une faculté fondamentale propre, et que cette faculté ne se fonde sur un organe propre.

Histoire naturelle du se?is de la musique et de son organe chez les animaux.

Il n'y a pas un seul mammifère doué du sens de la musique au point d’ètre capable de chanter de lui-même, ou seulement de répéter des chants qu’il entend. Aussi, les crânes de celte classe d’animaux sont-ils beaucoup moins larges que celui de l’homme, dans la région où l’organe de la musique a son siège. Leurs orbites sont placées ou à moitié ou entièrement en dehors du cerveau. Ou il n’existe pas de plancher orbitaire, ou il en existe seulement la partie interne

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si! Liée vers l’os criblé ou vers le nez. Il s’ensuit tj ne les mammifères sont privés d’une grande portion de masse cérébrale qui , chez l’homme, se trouve dans cette région, et qui, par conséquent, doit être destinée à des fonctions particulières à l’espèce humaine.

Je ne soutiendrai pas cependant que certains mammifères ne soient pas doués du moins du sentiment de l’harmonie des tons ; l’éléphant , et quelquefois des chiens , paraissent écouter la musique avec intérêt. Des chameaux, des ânes, des mulets, et même des bœufs, supportent mieux la fatigue de leur travail accoutumé, lorsqu’on leur fait entendre de la musique, ou qu’on leur chante des chansons; tout le monde a vu danser en mesure des chiens, des ours, et les chevaux de Franconi : mais ce que l’on raconte à cet égard, d’araignées et de scrpens , me paraît tenir plutôt à une impression agréable queleur font éprouver les vibrations de l’air, qu’a un sentiment de l’harmonie ou de la mélodie.

La plupart des oiseaux n’ont rien qu’on puisse appeler du chant. Quelques-uns de ceux-ci sont doués de la faculté d’imiter un chant ou une mélodie quelconque; de ce nombre sont le bouvreuil et l’alouette huppée. Dans peu d’espèces, le chant est propre aux deux sexes; la femelle cependant a toujours un chant moins iort et moins,

parfait. Presque toujours, c’est le mâle seul qui chante: quelques-uns n'ont que leur chant propre bien caractérise, connue le pinçon , le chardonneret , le verdier, le rossignol , etc. D’autres ont, outre leur chant propre, la faculté d’imiter le chant ou le cri des oiseaux qui les environnent, comme les diverses pie-grièciies , l’écorcheur , le moqueur des roseaux, la grive moqueuse ( Turdus polyglotte} ; d’autres enfin imitent la voix de l’homme et de certains animaux, et se laissent instruire sur divers instruirons à vent.

Comment rendre raison de ces différences? Toutes les fois qu’un animal quelconque aune qualité ou une faculté en commun avec l’homme, il doit aussi en avoir en commun l’organe dans le cerveau. Que l’on compare le cerveau et le crâne des oiseaux chanteurs avec le cerveau et le crâne des oiseaux qui ne chantent pas. Chez ces derniers, le cerveau est moins large près des jeux; le crâne est rétréci immédiatement audessus des jeux, ou de la partie antérieure-supérieure des orbites; les orbites mêmes sont très grandes et ovales; et dans beaucoup d’espèces, le cerveau n’avance pas jusqu’aux jeux, Pl. LV1I, fi»* 1 j fig- 2, fig. 3, fig. 4, fig. 5 ; Pl. LXXI, fig. i, fig. 2, fig. 3 , fig. 4 » fig* 5, fig. G, fig. 9, fig. io.

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Chez les oiseaux chanteurs, au contraire, le cerveau, et par conséquent aussi le crâne, sont plus larges vers le bord extérieur-antérieur; delà il arrive que les orbites sont plus rondes ; car l’échancrure latérale qui existe chez ceux qui manquent de l’organe de la musique, est diminuée par le développement de cet organe, PL LXXI, fig. 7,fig. 8, fig. il.

Pour se faire une idée nette de cette différence, que l’on place devant soi les crânes du gros-bec, à côté de celui du serin jaune ou du chardonneret; celui du coucou, du rollier, à côté de celui du merle, de la grive ordinaire ou du sansonnet.

Qu’après cela bon compare entre eux les oiseaux chanteurs, soit espèce à espèce, soit individu de la même espèce à individu , ayant toujours égard à la plus ou moins grande perfection de leur chant. Le crâne du pinçon, du chardonneret et du rouge-gorge n’est pas aussi large dans la région indiquée que celui du rossignol et du moqueur; celui du merle l’est moins que celui de la grive proprement dite. ( Turdus m usicus. )

Pour me convaincre de la vérité de ce que je viens d’avancer relativement aux individus de la même espèce, j’ai élevé, par exemple, des douzaines de moqueurs des roseaux; et pendant

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qu’ils étaient encore aveugles , j’ai placé près d’eux trente oiseaux chanteurs choisis, d’espèces différentes. Quelques-uns de mes moqueurs des roseaux n’apprirent h imiter que le chant d’un de leurs nombreux maîtres; d’autres en imitèrent plusieurs; quelques-uns apprirent à les imiter tous avec une étonnante perfection. Tant pendant leur vie qu'après leur mort , un œil exercé distinguait à l’inspection de leur tête, le développement plus ou moins grand de cette partie cérébrale. La plupart de mes auditeurs , après s’être un peu exercés, avaient acquis de la facilité pour discerner ces différences.

Dans les espèces où le mâle seul chante , d’ordinaire le mâle se distingue de la femelle d’une manière tout aussi frappante. Que l’on place le crâne d’un rossignol mâle à côté de celui cl’un rossignol femelle, on trouvera toujours les orbites de la femelle plus échancrées; celles du mâle, au contraire , plus arrondies; et par conséquent sa tète plus large dans la partie supérieure, dans le diamètre d’un bord extérieur de l’orbite à l’autre. Les oiseleurs reconnaissent, dans les oiseaux chanteurs, le mâle à ce signe, c’est-à-dire à cette plus grande largeur de la tête au-dessus des yeux , et le distinguent ainsi de la femelle qui a la tête plus étroite au-dessus des veux. Il y a plus , parmi les mâles même , ceux qui ont la tête

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la plus large dans la l égion indiquée, oui le chant le plus parfait. Dans le choix des oiseaux, je m’en suis toujours rapporté à ce signe, et jamais il ne m’a trompé. Cette différence est encore sensible chez les serins jaunes , quoique les femelles apprennent par imitation à répéter de petits morceaux qu’elles chantent, cependant toujours moins bien que le mâle, et que d’ordinaire elles oublient pendant la mue.

Je sais bien que de semblables observations demandent beaucoup d’habitude , beaucoup de patience et beaucoup de persévérance. Les adversaires de l’organologie trouvent bien plus commode de trancher la question que de s’astreindre àfaire de nombreuses observations, dont le résultat les exposerait au danger d’ètre convaincus, par la force des faits , de la vérité de ma doctrine.

Certaines personnes , avec toute la bonne volonté possible, ne peuvent découvrir aucune de ces différences délicates. Que ces personnes-là veuillent se souvenir qu’en tout genre de recherches il faut, avant toutes choses , apprendre par une longue habitude à tirer de ses sens un parti sur. Il faut apprendre à entendre la musique et à voir les tableaux. Il est des individus qui ne parviennent jamais à exercer leurs doigts à tâter , ni leurs yeux à voir. Puisque le docteur Garden,

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dans un article du journal sur le Physionomie al System de M. Spurzheim, a avancé que, meme dans le crâne humain, il n’existe pas une seule de toutes ces proéminences que nous attribuons à un développement considérable du cerveau, j’aurais mauvaise grâce de me plaindre de ceux qui ne peuvent pas distinguer des différences si minutieuses des têtes d’oiseaux!

Je puis garantir à ceux qui veulent observer , et qui sont capables de faire des observations, qu’ils trouveront confirmées toutes celles que je rapporte, et que l’examen delà tête des oiseaux les convaincra également de l’existence d'un organe delà musique.

« La rencontre, dit M. Demangeon, d’amateurs de musique et de musiciens sans tact ni rhythme, de même que la différence des talens pour la symphonie, l’harmonie et la mélodie, portent aussi à croire que la musique ne peut appartenir à une seule faculté. Peut-on croire, d’après M. Gall, que les organes de la musique et de l’énergie générative soient si éloignés l’un de l'autre et sans aucune corde de communication entre eux, quand l’on considère que plusieurs animaux ne chantent que durant leurs amours; que la mue de la voix suit les progrès de la puberté? etc. »

M. Demangeon a-t-il déjà oublié que l’éncr-

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gie générative a aussi son organe clans le cerveau, et que par conséquent l’organe de la musique et celui du penchant à la propagation ne sont pas si éloignés Tun de l’autre ? Au reste, c’est encore dans mon ouvrage qu'il a puisé la connaissance du rapport qui existe entre le développement de l’instinct du chant, des parties génitales, de la glotte, etc.

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