‹ Sur les fonctions du cerveau et sur celles de chacune de ses parties, avec des observations sur la possibilité de reconnâitre les instincts, les penchans, les talens ou les dispositions morales et intellectuelles des hommes et des animaux par la configuration de leur cerveau et de leur tête (volume 4)Chapitre 22 sur 58 · j SUR LES FONCTIONS · texte numérisé non relu

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C'est donc aussi le different degré de développement des memes parties cérébrales qui , sous le rapport des facultés intellectuelles , distingue l'homme de l’homme. Et s’il a été donné au philosophe de pénétrer dans le sanctuaire de la vérité, il reconnaît aussi que l’empire du préjugé, de la superstition et des dissensions durera éternellement, puisque les organisations médiocres seront éternelles.

A présent mes lecteurs concevront comment l’on peut avoir une qualité, un talent très distingués, être par exemple excellent musicien, mathématicien, architecte, poète, guerrier, etc. ; et sous le rapport de l’esprit philosophique, être borné à la médiocrité la plus absolue.

Le philosophe portera ses vues sur différons objets, selon que d’autres organes exercent encore une activité très énergique. Dc-là, les philosophes pieux, tels que Bonnet, Pascal, Montaigne, le professeur Sailer deLaudshut; de-là, les philosophes naturalistes, les philosophes poètes, Homère, Lucrèce, Horace, Voltaire, etc. , etc.

Maintenant qu'on examine les tètes, les portraits, les bustes de grands philosophes de tous les siècles, de Socrate, PI. XC1I, fig. i; de Platon, fig. 2- de Bacon, PI. LXXXII , fig. G ; de Galilée, fig. 4 ; de Leibnitz , PI. XCII, fig. 3;

de Wollf, de Voltaire, de Rousseau, de Diderot, etc.; et Ton ne sera plus étonné de ce que lcsartisles de l’anliquitéavaientdéjà parfaitement saisi l’organisation ou la forme de tête des hommes extraordinaires sous le rapport des facultés intellectuelles.

Comparez l’organisation cérébrale des hommes les plus distingués par les facultés intellectuelles supérieures, avec ^organisation presque générale des femmes, et vous acquerrez la certitude que leur infériorité , sous ce rapport, n’est due ni à l’éducation qu’elles reçoivent, ni à certaines incommodités qui leur sont particulières, mais uniquement au moindre développement des parties cérébrales placées dans la région antérieure-supérieure du front : voilà la cause organique. Quant à son effet, ou résultat physiologique, comme je ne voudrais pas risquer la disgrâce du beau sexe, et qu’à l’âge de soixante-cinq ans ou a plus que jamais besoin de sa bienveillance, je laisserai parler un médecin philosophe qui, depuis plusieurs années , doit être accoutumé à se passer de la faveur des dames.

« Les différences , dit Cabanis (r), qu’on ob-

(i) Rapport du Physique et du Moral de l’IIomme, T. 1, p. 3G5 et suiv.

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serve dans la tournure des idées, ou dans les passions de l'homme et de la femme, correspondent à celles que nous avons fait remarquer dans l’organisation des deux sexes , et dans leur manière de sentir. il y a sans doute dans leur manière de sentir un grand nombre de choses communes; celles-là se rapportent à la nature humaine générale ; mais il y en a plusieurs essentiellement différentes, et ce sont ces dernières qui tiennent à la nature particulière des sexes. Le point de vue sous lequel les objets se présentent à nous, ne peut manquer d’influer beaucoup sur le jugement que nous en portons : or, indépendamment de ce que la femme ne sent pas comme l’homme, elle se trouve dans d’autres rapports avec toute la nature ; et sa manière d’en juger est relative à d’autres buts et à d’autres plans, aussi bien qu’elle se fonde sur d’autres considérations.

» Jugeant différemment des objets qui n’ont pas le meme genre d’intérêt pour elle, son attention ne fait pas entre eux le même choix ; elle ne s’attache qu’à ceux qui ont de l'analogie avec ses besoins, avec ses facultés. Ainsi, tandis que d’une part elle évite les travaux pénibles et dangereux; tandis qu’elle sc borne à ceux qui, plus conformes à sa faiblesse , cultivent en même temps l’adresse délicate de ses doigts, la finesse

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