DES DIMENSIONS
ro— 2 1 Tn — 2 i
Xr
re- 2 )
Ona vu (24^) que les huit entiers r^ — 2, ..., r^, — 2 sont positifs.
4q^ Les N -h I — Tç équations du 38*^
seront dites les équations de la primordiale ponctuelle \ ^^. $^ est une forme à deux séries de variables, les yi et les w,.
Les équations $j= o prendront le nom adéquations primordiales.
Plus généralement, considérons les quatre séries de N va-
riables homogènes
Mi
coordonnées de l'élément (a-, w),
OÙ (y, i>) est rélément-image de rélément (x, w).
Associons, dans une forme P à deux séries de N variables :
Une série de variables empruntée à Télément (a?, w); Une série de variables empruntée à l'élément (y, p).
En égalant à zéro la forme P, on aura une équation primordiale.
Il y aura des équations primordiales de quatre sortes :
P(a?;y) = o; P{x\v)=io\ P(«;j) = o; P(m; r) = o.
4i° Les rangs des huit tableaux }^[, . .., \r\'\ ne peuvent être simultanément choisis au hasard. H y a entre les huit rangs des relations qu'il importe d'établir.
Reprenons le tableau du 39**, la primordiale $^ et la primordiale planaire U^^, cette dernière (Sg**) à r^ — 2 dimensions.
On pourra donc écrire
^"y = ^Pj<y ^^<5, j = \,'i., . . . , N, (o) ^ ^
(J I, 2, . . ,, Tyj'
OÙ les dc^ sont des paramètres infinitésimaux arbitraires distincts. Par suite, le tableau [/^ya] à N lignes et r^ — 2 colonnes sera correct. Autrement dit :
Le degré d' indétermination ^ pour un avancement inf nitésimal du plan u sur la variété \}y est
Çrzirr, 2.
l68 TROISIÈME PARTIR. — CHAPITRE IV.
42** Nous allons évaluer maintenant l'entier J^ d'une autre façon .
Pour qu'un déplacement infinitésimal de l'élément {xj u) ait lieu sur la variété ^'^, ou qu'un déplacement infinitésimal du plan u ait lieu sur U^, il faut et il suffit d'avoir
ou
eu égard au théorème d'Iùiler
et posant
dzà
diizzz djct
De plus
On a ainsi, entre les différentielles, le système des N -h i équations, à 2N inconnues rf^y et duj^
I iizl, 2, . . ., N -M )
Ces N -h I équations sont toutes distinctes, car le tableau (28")
est correct, avec le rang N -h 1 .
Prenons une matrice (N 4- i)-aire
VAKiÉTÉS PlUMORDIALES. I Ô9
On obtiendra un système (H) en effectuant sur les hi la collinéation g. Les systèmes {h) et (H) seront équivalents, g-^ = const. :
^i~^giihi—^gii^ijd\j~^^gut^',jduj
= 2 aij d\j 4- 2 bij duj = o , «/y = 2 ^'' "^'J ' ^'-'' ~ 2 ^'' 'P'-' •
Le système T, de N équations à N -h i inconnues //,
a pour tableau des coefficients des inconnues le tableau jç}, de rang f\. T a le degré N -j- i — r<p d'indétermination.
Il y aura N -i- i — r^ solutions ^p, linéairement indépendantes, p = i, 2, ...,N-i-i — Tç [^;o^^ Frobenius, Ueber das Pfaffsche Problem (J-f. r. u. a. M., t. LXXXII, p. 236 et suiv.)]. La solution Cp sera constituée par les N -h i quantités Tp/, et le tableau [xp/] à N -f- i — r<p lignes et N H- i colonnes sera correct.
Nous pouvons donc obtenir une matrice (N -h i)-aire gj avec I ^ I :^ o, en constituant les N -i- i — r^ dernières lignes de g avec les Tp/, et les r^ premières lignes avec des constantes gi^ convenablement choisies.
Posons
d'où [formule (H) ci-dessus]
^'\-^pj ~ Zj "^p^ ?^> ~ ^'
Les N -h I — Tç dernières équations de (II) ne contiendront plus les dEj,
Au contraire, on ne peut avoir encore
pour un indice i, i'i 7^, car les gu correspondants formeraient une (N -h 2 — r^y^™* solution de (T) et le déterminant | <g\ serait nul comme ayant inactive (66*^, Deuxième Partie) la zone de ses N -h 2 — r^ dernières lignes.
43° Bref, le système H s'écrit
Hp— ^^py^//y3=0, /•ç<p^N-M.
Le tableau [«/y] à N colonnes et r^ lignes est correct. Sinon, on pourrait former une expression
où les rf^ ne figureraient plus, ce qui est absurde (42*^).
Si donc on a choisi un système de duj satisfaisant aux équations
(B) ^^b^jduj—o,
on achèvera la résolution de (H)' en tirant, des r^ premières équations, r^ des ?y.
Enfin le tableau f^py] est lui-même correct. Sinon, le nombre des équations (B) distinctes se réduirait et (H'), équivalent à (H) et à (A) (4^°), ne contiendrait plus N -h 1 équations distinctes.
Comme résultat de la présente discussion, il vient l'énoncé suivant :
Les conditions dyi^=. o se traduisent d'une façon corn-
plètCy sur les duj^ par les N -t- i — r<p équations distinctes
(B) 2^py^Wy=0^
auxquelles il faut ajouter la (N -h 2 — rç)'*"™**
Le degré d'indétermination X, pour les duj est ainsi
N — (N-h2 — /•ç)=irç— 2.
On a vu (4ï°) que ce même degré d'indétermination X, est
rr^- 2.
Donc les deux tableaux \ o \ et \ yj' j ont le même rang.
44^ Tç— 2, c'est le nombre de dimensions qu'a la variété Y,^; Ty,'— 2, c'est le même nombre pour la variété U^.. On peut dire aussi que les variétés U^ et Y„ ont même nombre de dimensions.
Il en sera pareillement pour Y^ et X^.; donc (tableau du 39^)
Prenant V„ et U^, on aura Prenons V^, et X^, il viendra
Les huit tableaux |©j, ..., }y]'{ se disposent ainsi par couples de même rang
l?i et IVi; \o'\ et le'j; j^^j et |y)J; jOi et lf|.
45^ Les deux variétés ponctuelle et planaire, qui entrent dans une même primordiale $ et ^', ont entre elles des relations fort étroites qu'il importe d'élucider.
1^2 TK0ISIE3IE PARTIE. — CHAPITRE IV.
La variété formée par les oo^~* éléments adhérents à un point ou à un plan est une variété intégrale (Généralités, lo*^); il en est de même pour une variété primordiale ^ ou ^, constituée par les éléments-images des éléments de la première variété.
Introduisons les définitions suivantes. Soit une variété ponctuelle Y, lieu du point y. Le plan w touchera Y en y, si iv passe par y et par tout point y -h dy^ situé sur Y. De même, pour une variété planaire V, lieu du plan p, le point z sera le point de contact de ^ avec V si z est sur le plan ç et sur tout plan p -f- e/r, situé sur V.
46" Prenons maintenant les variétés primordiales (f^^, ^u^ ^w ^n vertu dos explications ci-dessus, les plans v qui, avec un point donné y de Y„, donnent des éléments de ^^^ doivent être cherchés parmi les plans tangents w en y à Y„.
Soient, en effet :
y ei y -h dy deux points voisins quelconques sur Y„, ç et V -+- dv deux plans associés avec JK ety -f- dy respectivement, pour constituer les éléments {y^ p) et {y -h dy^ ç -h dv) de ^^.
Les deux éléments sont en situation réunie et l'on a notamment
On verra de même, par dualité, que les points y qui, avec un plan donné v de V„, donnent des éléments de <f„, doivent être cherchés parmi les points de contact z de v avec V„.
47*^ Cherchons les plans tangents w à Y„ en y. Posons / ç = r et prenons les N -+- 1 — r équations primordiales (38**) qui définissent Y„, savoir :
d'où, par différenlialion,
dfs = fss dys -f- 51 fsoi dfoL — o,
— 1,2,...,/* I , y .va —