‹ Sur les hétéropolyacides tungstiques et molybdiques: Applications analytiquesChapitre 8 sur 30 · IV. — Conczusions · texte numérisé non relu

IV. — Conczusions

Les sels complexes des hétéropolyacides et des cations amminés métalliques se forment le plus souvent en milieu légèrement acide. L'hétéropolyacide est rétrogradé selon sa tendance propre à l’hydrolyse : les précipités sont dès lors constitués par des mélanges où intervient le sel de l'hétéropolyacide de la série 12, lorsqu'il n'est pas hydrolysé (cas de l’acide silicotungstique), et, dans le cas contraire, par les produits de scission de l’hétéropolyacide (acide phosphotungstique et surtout phosphomolybdique). Le précipité peut contenir alors les tungstates et molybdates des métaux lourds, les formes paratungstiques et paramolybdiques donnant, en particulier, de nombreux précipités insolubles avec les ions métalliques,

La constitution des précipités présente une basicité supérieure à celle de l’acide initial lorsqu’est intervenue l'hydrolyse de celui-ci, et le nombre des substitutions va en croissant lorsque le pH lui-même augmente.

Ces faits ne sont pas une preuve en faveur des degrés d’acidité élevés des acides silico-12, ou phospho-12-tungstiques et molybdiques, les basicités anormalement élevées étant toujours liées à l’hydrolyse de l’hétéropolyacide.

Lorsque les sels complexes se forment en milieu d’acidité supérieure au seuil d'hydrolyse de l’hétéropolyacide, la constitution des précipités obtenus répond à la série 12 : tels sont les phosphotungstates de bismuth-thiourée et les complexes stanniques.

Detelles conditions sont favorables aux applications analytiques. De ce point de vue, l’acide silicotungstique, plus stable, est à employer de préférence.

(‘) Zambonini-Caglioti (82).

(>) Barbieri (77).

{) Rosenheim-Pieck-Pinsker (43); Friedheim-Keller (83) Cf. Trailé de Pascal, 41,61 ets.

D M. JEAN à

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