CONCLUSIONS
Je conclus que, pour le traitement d’un kyste hydatique, à moins que l’état général grave du malade ne demande une opération plus radicale, l’on doit toujours commencer par une ponction capillaire aspiratrice, faite avec des précautions minutieuses, dont je ne puis mieux faire que d'emprunter l’'énumération à M. Launay (1).
1° S'assurer de la propreté de l’instrument ;
2° Placer un bandage de corps sous le malade;
3° Éviter tout mouvement au malade ;
4 Ne pratiquer aucune pression ni percussion pour s'assurer de Pétat de la tumeur ;
5° Retirer brusquement l’aiguille en appuyant fortement sur la paroi abdominale ;
6, Continuer cette pression pendant un certain temps;
7° Fermer la plaie avec de la baudruche et du collodion ;
8° Serrer assez fortement le bandage de corps, et même exercer sur l'endroit de la piqûre une certaine compression avec de la ouate;
9 Recommander l’immobilité absolue ;
10, Donner de lopium.
Si la ponction capillaire est contre-indiquée ou ne suffit pas, recourir à la ponction avec un gros trocart et canule à demeure, suivant la méthode du docteur Roger, du Havre, et faire dans le kyste les diverses injections qu’il sera nécessaire.
(1) De l'État actuel de la science dans le traitement du kyste hydatique du foies Thèse de Paris, n° 275, 1881.