‹ Sur les kystes tubo-ovariensChapitre 3 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Jusqu'en 1853, date des premiers travaux de Richard, on trouve dans la littérature chirurgicale peu d’observations ayant trait à notre sujet.

Morgagni, il est vrai, dans ses lettres sur l’hydropisie, nous parle incidement d'un kyste de l'ovaire se continuant avec la trompe, de même Chambon dans l'hydropisie des trompes et des ovaires, cite la communication de la trompe enflammée et de l'ovaire kystique et relate le fait de la compression sur l'ovaire amenant l'issue d’un écoulement.

En 1853 dans les mémoires de la Société de chirurgie, Richard décrit des tumeurs kystiques formées en partie par la trompe et en partie par l'ovaire et pour la première fois se sert de l'appellation de kyste tubo-ovarien.

En 1857 dans le Bulletin de l'académie de médecine, il revient sur le même sujet et confirme ses conclusions. La même année dans le Bulletin général de thérapeutique il rapporte deux observations nouvelles et donne à tort comme signe pathognomonique la diminution de la tumeur à mesure de l'apparition d'un écoulement.

Depuis cette époque un certain nombre de travaux fu-

ne

et ik rent publiés sur la question, en France elle fut à peu prés oubliée et c’est en Allemagne, en Amérique eten Angleterre, où elle fut l'objet d'une étude approfondie.

En Allemagne on trouve les travaux de Rokitansky (1859), Burnier (1880), Olshausen (1886), Schramm (1890), Rosthorn (1891), Gottschalk (1891), Zahn (1898), Orthmann (1899), Nassaüer (1900), Preiser (1901) ; les thèses de Beaucamp (1854), Reboul (1885), Lober (1885), Wachsmuth /1885), Hoos (1902). :

En Amérique et en Angleterre : Robinson (1891), Beahan (1960), Spencer Wells (1883), Griffith (1887), et Cullen (1895) s’occupèrent de notre sujet. |

En 1901 dans la médecine contemporaine de Lisbonne, Coelho étudia la pathogénie des kystes tubo-ovariens.

En France nous devons cependant citer la thèse de Cabaniols (4900), ainsi que l'étude complète et approfondie de Leguén et Cabannios (1900) dans la Revue de gynécologie et chirurgie abdominale, la thèse documentée de Beis de Montpellier (1903) où nous avons trouvé de précieuses indications pour notre travail.

Labbé (1857), Letenneur (1859), Bauchet (1859), Terrillon (1888), Pozzi (in Traité de gynécologie), Labadie, Lagrave et Leguen (in Traité médico-chirurgical de gynécologie) ont consacré quelques pages aux kystes tuboovariens, et au Congrès de chirurgie de Paris de 1904, le professeur Boursier en fit l’objet d’une intéressante communication. Enfin en février 1913 le professeur Tédenat et le docteur Rives son chef de clinique en rapportèrent deux nouveaux cas à la société médicale des hôpitaux de Montpellier.

Tels sont les nombreux auteurs qui s’occupèrent de la question et dont nous aurons souvent à analyser les idées au cours de ce travail. :

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