CHAPITRE II
Electro-diagnostic
19 Méthode classique
Dubois-Reymond a constaté (1845-49) que l’excitation musculaire est fonction, non de la valeur de l'intensité, mais de la vitesse avec laquelle varie cette intensité. Cette variation doit être rapide pour être efficace.
C'est sur cette loi, d’ailleurs inexacte, lorsqu'il s’agit de courants très courts, comme l'ont démontré plus tard Fick, Hoorweg et Weiss qu'est basé l’électro-diagnostic classique, dû aux recherches de Duchenne (de Boulogne) et d’Erb. L'expression de «réaction de dégénérescence » à 616 employée pour la
Le
première fois par Erb en 1868.
INSTRUMENTATION. — Elle comprend :
Un appareil à courant faradique (charriot d’induclion alimenté par des éléments de piles ou des accumulateurs, interrupleurs).
og:
Les appareils à courants galvaniques (source de courant continu, réducteur de potentiel, milliampèremètre et voltmètre).
TECHNIQUE DE L'ExPLORATION. — Le malade est placé dans les meilleures conditions d'éclairage et de résolution musculaire ; on l'aura fait séjourner préalablement dans une salle très bien chauffée (Delherm et Laquerrière).
a) On pratique d’abord l'exploration au faradique. On utilise une électrode indifférente (positive) de grandes dimensions fixée dans le dos et une électrode active en forme de petit tampon, que l’on applique successivement aux points d'élection indiqués par Duchenne (de Boulogne) pour l'excitation optima du nerf et du muscle. L’exploration bipolaire se fait à l’aide deux tampons, sémblablement actifs reliés aux deux bornes de l'appareil et que l’on place simultanément chacune à une extrémité du muscle exploré : cette deuxième manière de procéder est moins exacte, mais elle peut cependant être employée quelquefois avec avantage parce qu'elle localise mieux le courant.
On note les nerfs et les muscles inexcitables de cette façon (la bobine induite enfoncée au maximum dans l’inducteur) ou hypoexcitables relativement à leurs homologues du côté sain, ou d’un individu normal.
b) L'exploration galvanique doit être pratiquée ensuite ; ici encore, on peut parfois avoir recours à la
méthode bipolaire, quand on suppose que la diffusion du courant, en faisant contracter les muscles voisins,