‹ Sur les progrès de la science électrique et les nouvelles machines d'inductionChapitre 6 sur 12 · RI2=EI · texte numérisé non relu

RI2=EI

donc on peut dire encore que — représente, en kilogram-

mètres, le travail par seconde dû à une force éleclromotrice E mesurée en volts, qui produit un courant d'intensité I évaluée en ampères. C'est sous cette dernière forme que l'on applique le plus souvent la loi de Joule.

Les relations que nous avons indiquées ci-dessus montrent comment les unités absolues C.G.S., ou leurs multiples adoptés comme unités pratiques, peuvent se déduire des trois unités fondamentalss; donc théoriquement des étalons de ces dernières unités devraient permettre de mesurer toutes les grandeurs. Pratiquement cela ne suffit pas et il serait tout aussi difficile de mesurer les grandeurs électriques dans ces conditions, que de déterminer le poids d'un corps, en n'ayant qu'un mètre à sa disposition.

Il faut donc construire des étalons représentant les unités pratiques et destinés à servir de modèles aux copies employées pour les mesures. Il est à remarquer cependant que, si l'on possède un étalon d'une de ces unités, la résistance par exemple, on pourra facilement évaluer en unités pratiques d'autres grandeurs, telles que l'intensité ou la force électromotrice, dont la mesure se ramène à des comparaisons de résistances.

C'est pour cette raison que le Congrès de 1881 a décidé qu'il y avait lieu seulement de construire un étalon représentant l'unité de résistance; cet étalon fut déterminé par des expériences minutieuses, et le Congrès réuni de nouveau, à cet effet, adopta en 1884, pour l'ohm légal, la résistance, à la température de la glace fondante, d'une colonne de mercure de i"*,o6 de longueur et de i™™'^ de section.

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Proprif'1^% ^Knprnh^, — Le^ app.irell:? desÛDés à la prorjpiction de IVIertricîté ^.rnt nombrcox et varienl a^ec Tusage ^nfyifX îU ^orit de^tin»^?; od p*?ul cependant les ranger en Ifoif cat^'gorie^ différentes :

Ce v>nt d'ahord le^ machines emplovées principalement poor le* expériences d'éleclmstalîqae, et qui comprennent le* anciennes machines à frottement, ou les appareils mnltiplfcateurs comme rélectrophore^ les machines de Hoitz, de Thomson, etc.

La deuxième cat-'gorie comprend les piles de toute nature, lijrdro-élec triques et thermo-électriques.

Pvfifin la troisième catégorie renferme le> générateurs fondés »ur les phénomènes de Tinduction électromagnétique.

I^s appareils des deux premières classes sont connus et ne présentent pas, du reste, grand intérêt au point de Mie de» applications industrielles. Néanmoins, avant d'entreprendre Tétude détaillée des machines d'induction, nous ferons, au sujet des générateurs d'électricité, quelques remarques qui peuvent s'appliquer à tous, sans distinction.

Tout générateur d'électricité a pour but d'utiliser une ou plusieurs forces électromotrices et d'établir, par suite, une difrérence de potentiel entre deux de ses points qui prennent le nom de pôles» Si l'on réunit extérieurement ces pôles par un conducteur, on a un courant qui dure tant que l'on maintient la différence de potentiel entre les deux pôles, ce qui n(3 peut se faire que par une dépense de travail équivalente nu travail produit par le courant.

Nous pouvons figurer un générateur d'électricité par un conducteur réunissant les deux pôles a, b {fig- 1 1) et renfertïiunl en un point e une force électromotrice E = V — V. SI los pôles a et b restent séparés l'un de l'autre, les poten-

(7' ) tiels Va, V^ sont respectivement égaux aux potentiels V et V ; mais, si on les réunit par un fil amb^ les potentiels varient d'une façon continue à partir du point e, de sorte qu'en a et b ils sont différents de V et V; en un mot, la différence de potentiel aux pôles n'est pas égale à la force électromotrice. Désignons par R la résistance du circuit amb, par I l'intensité du courant; pour appliquer la loi de Ohm, il faut considérer le circuit entier eambe, de sorte qu'à la résistance R il faut ajouter une quantité r représentant la somme des résistances comprises entre a et b dans le circuit aeb : c'est ce qu'on nomme la résistance intérieure de l'appareil. On a alors

E = (RH-r)I = RI + rl.

Fig. II.

Or, si U est la différence de potentiel entre a et b, on a pour le circuit amb

U = RI, donc

E = U-HrI.

C'est ainsi qu'on obtient la force électromotrice d'une pile en mesurant, à circuit ouvert, la différence de potentiel aux pôles, au moyen de la balance de Coulomb, ou plutôt de l'électromètre à quadrants, qui n'est qu'un perfectionnement de l'appareil de Coulomb. Si le circuit est fermé, c'est la quantité U qu'on obtient.

(72) Quel que soit le générateur employé, on n'utilise jamais le travail que dans le circuit extérieur. Ce travail est égal à

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