‹ Sur les propriétés nuisibles, que les fourrages peuvent acquérir pour différens animaux domestiques, par des productions cryptogamiquesChapitre 5 sur 10 · Puceiniola diadelphia. marcu., |. ce. Gespitulis fus · texte numérisé non relu

Puceiniola diadelphia. marcu., |. ce. Gespitulis fus

eco-nigrescentibus hypo-epiphyllis sparsisque epidermide rupta cinctis; stipite brevi, capsula ovoïdea. marcu.

£. Phaseolorum , m. L. c.

y. Pisi, u. le.

d. Trifolii, m. 1. c.

Pustules variant du brun au noir, sur les deux côtés des

feuilles ou seulement sur un côté, éparses, entourées de Pépiderme déchiré, pédicule court, capsule ovoïde. 1. MARCH.

Stippen van bruin in zwart veranderende, aan weerszijden der bladeren, soms aan eene zijde alleen, verspreid, van de gescheurde opperhuid omgeven, steeltje kort, zaaddoos eïvormig. L. MARCH. , (PI. III, fig. 1).

Croît sur les différentes légumineuses ; pour quelques autres espèces on pourra consulter : MARCHAND, Conspectus Florae Cryptogamicae, À. c.

IV. Arciprum. PERSOON. Peridia mamtfesta teretia membranacea, apice dehiscentia, ore circulari dentato. Pulvis farinaceus, filamentis nequaquam intermixtus. Fungili in folus vivis parasitici. D. C.

Poussière renfermée dans un peridium , qui a la forme d’une capsule , dont le bord est divisé en plusieurs dents. (PERSOON, traité sur les champignons comestibles).

Stof in een omslag besloten, hetwelk de gedaante van eene zaaddoos heeft, waarvan de rand in meerdere tanden verdeeld is. L. MARCHAND.

Ce genre se développe sur les plantes vivantes ; le peridium fait saillie au dehors de l’épiderme et y cause des taches, qui s’étendent plus loin que la place, ce qui le fait déjà distinguer à l'oeil nu des genres précédents. Il faut que le peridium, après avoir percé l’épiderme , se rompt, pour épancher la poussière.

1. Aecidium confertum. D. c. Confertum, distinctum, flavum, irregulare, peridia albida subdentata; pulvere pri-

mum luteo, dein fusco-nigrescente. (MARCHAND, ’erhandeling over eenige eryptogamische planten).

Taches blanchâtres ou jaunâtres, arrondies ou oblongues, formées de capsules rapprochées, distinctes, disposées en paquets arrondis, blanchâtres, à orifice dentelé, contenant une poussière jaune, qui devient d’un brun noir. MÉRAT.

Vlekken van eene rondachtige of eivormige gedaante, geelachtig of witachtig; de geelachtige bekertjes zijn meestal in onregelmatige of rondachtige pakjes verzameld; zij zijn fijn getand , zeer na bij elkander geplaatst, maar alle nog gescheiden, en bevatten eene, eerst geelachtige, daarna donker bruine, stof. 1. marcu. (PI. III, fig. 3).

Croît sur les feuilles du ranunculus ficaria, des viola et du Llonzcera xylosteum. Pour l’aecidium epilobit, a. cichoracearum, a. violarum, a. euphorbiarum, a. asperùfolit et a. ranunculacearum, on pourra consulter les ouvrages cités,

V. Mucor. persoon. Peridium membranaceum globosum stipitatum, primo subaquosum pellucidum, dein opacum, pulvere nudo filamentis haud intermixto. p. c.

Receptacle membraneux, globuleux ou turbiné, pédoncule transparent, qui se déchire irrégulièrement pour laisser échapper des gongyles globuleux un peu adhérents entre eux. MÉRAT.

Omslag vliesachtig, bolvormig, gesteeld, doorschijnend, onregelmatig openscheurende om kleine rondachtige bolletjes te laten ontsnappen, die eenigzins aan elkander vasthechten. L. MARCH.

1. Mucor mucedo. LINNK. Stipite simplici, peridio inflato primum albido, demum nigrescente-griseo. D. c.

Pédicules simples, inégaux, grêles, allongés, portant un péricarpe globuleux, d’abord blanc, puis gris, enfin brun, régulier, qui se fend et se détruit en laissant échapper des gongyles bruns ou verdâtres. MÉRAT.

Steeltjes enkelvoudig, ongelijkmatig, zwak, verlengd, zaaddoosje bolvormig, eerst wit, dan grijs, vervolgens brun,

regelmatig, dat zich verdeelt en verstoord wordt, om kogeltjes te laten ontsnappen, welke eerst bruin en dan groenachtg zijn. L. MARCH.

Commune sur les herbes et les substances fermentescibles ; elle est connue vulgairement sous le nom de

moississure (schimmel) et l’on a depuis longtems re— connu ses propriétés malfaisantes (*).

(*) Quoique les qualités nuisibles du #ucor mucedo (moisissure) aient depuis longtems, comme on l'a vu, attiré l’attention des hommes de l’art, que nombre de suites funestes, survenues après l'usage de cette substance végétale agamique, en aient assez coustaté la noxibilité, je ne le juge pas inutile d'y ajouter encore quelques exemples parvenus à ma connaissance.

Pendant mon séjour à Paris, je me rendis avec le docteur G***, dans une excursion botanique à Versailles. Sa mère, qui y demeurait, venait de perdre deux vaches; elle en attribuait la cause à la nourriture. Pendant tout l'hiver elle avait fourragé du foin, qui se trouvait sur les greniers de son étable, en un lieu sec et bien abrité; mais n’y ayant pu placer toute sa récolte, elle s'était vu forcée d'en laisser une partie exposée aux influences de l'air atmosphérique, et seulement protégée de la pluie par un toit de paille. Le foin des greniers étant usé, elle se vit forcée d'employer celui dont nous venons de parler. Ses vaches, en ayant mangé pendant quelques jours, moururent avec des symptômes de colique. L’autopsie fit voir les marques d’une forte inflammation dans les organes de la digestion , surtout dans les membranes de l’estomac, et une bonne partie du foin n’étoit pas entièrement digérée. Ayant inspecté le fourrage nous trouvâmes qu'il s’était formé une lacune dans le toit, par laquelle s'était introduit Phumidité par tout le tas. Celle-ci, aidée des prémiers rayons solaires du printems, offrait la circonstance la plus favorable pour le développement des cryptogames, et en effet presque chaque chaume de foin étoit abondamment pourvu de mucor mucedo.

VI. Érisypne, HEDWIG. Receptaculum carnosum , globulare, primo luteum, dein rufum, tandem nigrum, includens capsulas plurimas ovoïdeas acutas dispermas, basi insidens super filamenta radiantia plurima alba articulata simplicia aut ramosa. Funguli super folia viva nascentes. D. c.

Tubercules charnus, entourés d’un réseau blanchâtre engage dans la feuille, qui se prolonge en plusieurs rayons articulés, simples ou rameux, renfermant plusieurs péricarpes ovoïdes, pointus, contenant les gongyles. MÉRAT.

Vleeschachtige knoppen van een witachtig, in het blad. eenigzins ingemengd net weefsel omgeven, dat zich in meerdere gelede stralen verlengt, die eenvoudig of takkig zijn, en meerdere ovaalvormige en puntige zaadhokjes insluiten, welke de bolletjes bevatten. 1. MARCHAND.

Ce genre forme l’albigo (meeldauw), qui est sou-

La monilia racemosa et le mucor mucedo, s'étant développés en grande quantité sur du pain, que j'avais placé dans un endroit humide, je les rassemblais, les mêlais avec du lait doux , et les présentais à un jeune chat, qui les refusa d’abord, mais y ayant ajouté du sucre il accepta et avala le germe de sa mort: le matin je lui Pavais présenté, le soir il ne fut plus.

Je ne puis m’empècher d’ajouter à ces deux exemples un troisième, qui prouvera que la moississure n’est pas seulement nuisible pour les animaux, mais aussi pour les hommes. Le fils de Monsieur X. se trouvait à Paris, pour faire ses études en médécine. Un jour que nous fûmes à plusieurs occupés dans les amphithéatres de dissection, 1l vit sur une planche un morceau de pain tout moisi. Il paria avec un de ses camarades, qu'il serait assez hardi de manger ce pain gàté. L'autre accepta le pari; le jeune homme imprudent le fit; le jour suivant il se trouva indisposé, trainait quelque tems une vie languissante, et finit enfin, victime d’une témérité déplacée, sa carrière à la fleur de son âge. Ses médécins reconnurent unanimement le pain moisi pour la cause de sa mort.

vent confondu avec le melligo (honigdauw), qui n’est qu'une transsudation du végétal. (Voyez le mémoire de mon savant ami le Prof. H. c. VAN HALL: Gedachten over den honigdauw, dans les Bijdragen tot de natuurkundige wetenschappen, Deel III, N°, IV, pag. 303).

Les wredo, puccinia, pucciniola, aecidium, et érysiphe se trouvent quelquefois ensemble sur la même plante, qui partage alors dans les qualités maléfiques de ces cinq genres. Les taches formées par ce dernier genre sont reticulées , ce qui les distingue des aecidium ; ce réseau est formé par les prolongemens de la base, qui restent blancs, tandis que les receptacles deviennent jaunes, puis roux et enfin noirs.

F, Érysiphe pisi, D. Cc. Sparsa, filamentis plurimis, longissimis , tenuissimis in pelliculam irregularem hinc inde intertexiis. Der.

Tubercules globuleux, émettant de leur base des filamens nombreux très longs, qui s’anastomosent de manière à former une pellicule serrée. MÉRAT.

Bolvormige knoppen, die uit hun voetstuk talrijke en zeer lange draden afgeven, welke zich dikwijls zoodanig inmonden, dat zij een onregelmatig gedrongen vliesje vormen. 1. MARCH.

Croît sur les tiges, les pétioles et les feuilles des pesum sativum et arvense.

2. Erysiphe heraclei, D. c. Hypo- et epiphylla, filamentis plurimis abbreviatis irregularibus liberis aut vix intertextis, tuberculis globosis sublucidis. p. c.

Tubercules globuleux presque luisants, émettant de la base plusieurs filaments courts, irréguliers, la plupart simples et ordinairement libres, ne formant ni croûte, ni duvet visible.

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