‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 12 sur 35 · VIII. —— APPENDICITE MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

VIII. —— APPENDICITE MICROSCOPIQUE

Toutes les données de Pankow deviendront règles définitives le jour où le critérium histologique, les signes earac-

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téristiques d’Aschoff auront l’approbation de tout le monde. Mais on en est encore bien loin. Melchior et Loeser, après un long exposé de leurs expériences sur « l’appendieite à évolution purement chronique », conéluent qu’il n’est pas permis d'identifier de but en blanc à des crises cliniques révolues les soi-disantes lésions anatomiques du

vermis. Citons avec eux à l’appui de ces conclusions l’af-

firmation de Lenander: que l’on ne pourrait considérer comme correspondant à des symptômes aigus et cliniques un processus auquel ne participait ni la séreuse ni l’appareil lymphatique, processus se bornant aux autres couches pariétales. En général, les rapports des lésions anatomiques aux symptômes cliniques dans l’appendicite, sont à étudier et surtout à évaluer avec une extrême prudence. Pankow croit pouvoir mépriser cette règle, négligence qui a toujours soulevé une critique véhémente. On approuve Hochenegg dans ces précisions: il est radicalement faux, dit-il, de tirer une conclusion des lésions anatomiques, constatées sur l’appendice amputé, aux troubles qu'il aurait déclanchés ; on arrivera seulement à se faire une idée nette en tenant compte de la position du vermis, de ses rapports avec le cæcum et les organes voisins. Pour Hofmeister, il serait possible de sauver quelques rares fois le diagnostic d’appendicite chronique à l’examen microscopique qui permettra de découvrir deux ou trois bien petites choses peutêtre anormales, invisibles à l’œil nu; mais ce diagnostic ne saurait être satisfaisant. Et d’ajouter ironiquement: « parfois même le microscope vous refusera ce service ». Dieulafoy, dont l’autorité en matière d’appendicite est pour ainsi dire incontestée, se moquait déjà, en 1906, de cette appendieite microscopique. Pour lui, l’appendicite vrainent chronique aboutit en toutes circonstances à la formation d’adhérences au voisinage. Cette dernière constata-

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tion est d’une importance toute spéciale; n’avons-nous pas vu prétendre par Pankow que les appendicites, à évolution toujours latente et chronique, ne présentaient que des lésions microscopiques sur le vermis seul? Il y a encore mieux que cela; Tuffier et Marcland ont fait comme les auteurs fribourgeois; ils ont recherché systématiquement des lésions appendiculaires dans ‘des autopsies banales, c’est-à-dire sur des individus n’ayant jamais eu à se plaindre d’appendicite. Sinon partout, mais bien dans la majorité des cas où ils trouvèrent des lésions, le vermis était sain d’apparence, mais entouré d’adhérences; et sous le microscope, il se montrait régulièrement atteint de légères lésions chroniques. Hermann Freund nous met en garde contre la surestimation des diagnostics microscopiques. « Les résultats obtenus par Aschoff, dont on ne peut douter, ne correspondent nullement à cet état que le clinicien nomme appendicite chronique ». Les signes caractéristiques déterminés par Aschoff et ses élèves sont, selon Freund, peut-être les résidus d’une inflammation, mais il faut bien se garder de leur prêter une trop grande importance si l’on trouve intact le péritoine des environs, la séreuse, la müqueuse, la sous-muqueuse et si enfin les antécédents ne laissent soupçonner aucune affection vermiculaire antérieure.

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